vendredi 12 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2202381 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3P |
| Avocat requérant | SELARL KREIZEL - VIRELIZIER |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, des mémoires en production et complémentaire, enregistrés le 30 mai 2022, le 3 janvier 2023, le 3 avril 2023 et le 25 avril 2023, sous le n° 2202381, M. C et Mme A D, représentés par Me Virelizier, demandent au tribunal :
1. à titre principal, d'annuler la décision par laquelle il a été refusé de faire droit à la contestation de leurs indus de revenu de solidarité active (RSA), d'aide personnelle au logement (APL), de prime d'activité et de prime exceptionnelle de fin d'année et à leur demande de remise gracieuse de ces indus ;
2. à titre subsidiaire :
a. d'une part, de condamner le département de la Seine-Maritime à leur verser la somme de 189,93 euros en réparation du préjudice financier subi et la somme de 2 141,37 euros au titre du préjudice moral subi ;
b. d'autre part, de leur accorder une remise de leurs dettes ;
3. de mettre à la charge du département la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
* la décision du 19 janvier 2022 est insuffisamment motivée en droit et en fait ;
* aucune faute ou erreur ne peuvent leur être reprochées de sorte que les indus relèvent de la responsabilité du département de la Seine-Maritime ;
* l'administration a manqué à son obligation d'information à leur égard ;
* ils sont de bonne foi ;
* leurs dettes doivent être réduites au regard de leur situation financière ;
* les retenues de 106,50 euros au titre de l'indu d'APL en avril 2022 et de 83,83 euros au titre de l'indu de prime d'activité sont irrégulières et leur ont causé un préjudice financier ;
* les demandes de remboursements leur ont causé des troubles psychologiques et neurologiques à la source d'un préjudice moral qui doit être évalué à 2 141,37 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 janvier 2023, la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime, représentée par son directeur, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. et Mme D ne sont pas fondés.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 22 février 2023 et le 25 avril 2023, le département de la Seine-Maritime, représenté par le président du conseil départemental, conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer et, subsidiairement, au rejet de la requête.
Il soutient, à titre principal, que la requête est devenue sans objet et, à titre subsidiaire, que les moyens soulevés par M. et Mme D ne sont pas fondés.
II. Par une requête, des mémoires en production de pièces et complémentaire enregistrés le 4 juillet 2022, le 3 janvier 2023, le 3 avril 2023 et le 25 avril 2023, sous le n° 2202715, M. C et Mme A D, représentés par Me Virelizier, demandent au tribunal :
1. à titre principal, d'annuler la décision par laquelle il a été refusé de faire droit à la contestation de leurs indus de revenu de solidarité active (RSA), d'aide personnelle au logement (APL), de prime d'activité et de prime exceptionnelle de fin d'année et à leur demande de remise gracieuse de ces indus ;
2. à titre subsidiaire :
a. d'une part, de condamner le département de la Seine-Maritime à leur verser la somme de 572,31 euros en réparation du préjudice financier subi et la somme de 2 141,37 euros au titre du préjudice moral subi ;
b. d'autre part, de leur accorder une remise de leurs dettes ;
3. de mettre à la charge du département la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
* la décision du 11 avril 2022 est insuffisamment motivée en droit et en fait ;
* aucune faute ou erreur ne peuvent leur être reprochées de sorte que les indus relèvent de la responsabilité du département de la Seine-Maritime ;
* l'administration a manqué à son obligation d'information à leur égard ;
* ils sont de bonne foi ;
* leurs dettes doivent être réduites au regard de leur situation financière ;
* les retenues de 106,50 euros au titre de l'indu d'APL en avril 2022 ainsi que de 417,16 euros et de 155,15 euros en mai et juin 2022 sont irrégulières et leur ont causé un préjudice financier ;
* les demandes de remboursements leur ont causé des troubles psychologiques et neurologiques à la source d'un préjudice moral qui doit être évalué à 2 141,37 euros.
Par deux mémoires en défense, enregistré le 22 février 2023 et le 25 avril 2023, le département de la Seine-Maritime, représenté par le président du conseil départemental, conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer et, subsidiairement, au rejet de la requête.
Il soutient, à titre principal, que la requête est devenue sans objet et, à titre subsidiaire, que les moyens soulevés par M. et Mme D ne sont pas fondés.
Par courriers du 10 février 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires et en contestation des indus en raison du défaut de demande préalable et de recours administratif préalable. Elles y ont répondu le 17 février 2023 et le 25 avril 2023
Vu :
* la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;
* la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;
* les autres pièces des dossiers.
Vu :
* le code de l'action sociale et des familles ;
* le code de la construction et de l'habitation ;
* le code de la sécurité sociale ;
* le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Deflinne, magistrat désigné, ayant été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées
À l'issue de l'audience, l'instruction a été clôturée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme D bénéficiaient d'un droit au RSA et de la prime d'activité depuis leur demande de 2017 et de l'APL depuis 2019. Suite au constat d'incohérences relevées dans le cadre d'un contrôle des ressources du couple, les intéressés se sont vu réclamer, le 29 janvier 2021, la somme de 2 842,84 euros au titre d'un indu de RSA socle INK-003 et de 33 euros de prime d'activité pour la période du 1er mai 2019 au 30 avril 2020. Ils se sont vu réclamer, le 22 février 2021, la somme de 259 euros au titre d'un indu d'APL. Ils se sont vu réclamer, le 15 mars 2021, la somme de 4 619,42 euros au titre d'indus de RSA socle INK-004, de prime d'activité et d'APL pour la période du 1er mars 2020 au 31 janvier 2021. Ils se sont vus réclamer, le 19 janvier 2022, la somme de 83,43 euros au titre d'un indu de prime d'activité pour la période de mai 2020 à juillet 2020 et de novembre 2020 à janvier 2021, la somme de 2 141,37 euros au titre d'un indu de RSA INK-005 pour la période d'août 2021 à octobre 2021, et la somme de 426,01 euros au titre d'un indus d'APL pour la période de septembre 2021 à novembre 2021. Ils se sont vu réclamer, le 11 avril 2022, la somme de 3 043,13 euros au titre d'indus de RSA, d'APL et de prime d'activité. Par un courriel et un courrier du 22 janvier 2022 ainsi qu'un courriel du 13 avril 2022, Mme D a sollicité la remise des indus notifiés le 19 janvier 2022 et le 11 avril 2022. Ses demandes ont fait l'objet de décisions de remises partielles de la part de la CAF de la Seine-Maritime et d'un rejet implicite par le département de la Seine-Maritime. Les requêtes ° 2202381 et 2202715, portent sur des litiges similaires, sont relatives aux mêmes allocataires et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y ainsi a lieu de les joindre pour qu'il soit statué par un même jugement.
Sur la contestation des indus :
2. Tout d'abord, il résulte de l'instruction que, dans les recours administratifs qu'elle a adressés à la CAF, Mme D a indiqué que la faute commise dans le calcul de ses droits relevait d'une erreur de la CAF et n'était pas de son fait de sorte que les indus mis à sa charge devaient être remis. Ce faisant, l'intéressée ne peut pas être regardée comme ayant contesté les indus mis à sa charge mais comme ayant sollicité leur seule remise. Ensuite, à supposer même que les requêtes de M. et Mme D puissent être regardées comme contestant le principe des indus mis à leur charge, il résulte de ce qui précède que ces demandes n'ont ainsi pas été précédées d'un recours administratif, de sorte qu'elles sont en tout état de cause irrecevables.
Sur la remise gracieuse :
3. D'une part, l'article L. 262-17 du code de l'action sociale et des familles dispose que : " Lors du dépôt de sa demande, l'intéressé reçoit, de la part de l'organisme auprès duquel il effectue le dépôt, une information sur les droits et devoirs des bénéficiaires du revenu de solidarité active () " et l'article R. 262-37 du même code prévoit que : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ".
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, dans sa rédaction applicable au litige : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / () La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil général (), en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ". Il résulte de ces dispositions qu'un allocataire du revenu de solidarité active ne peut bénéficier d'une remise gracieuse de la dette résultant d'un paiement indu d'allocation, quelle que soit la précarité de sa situation, lorsque l'indu trouve sa cause dans une manœuvre frauduleuse de sa part ou dans une fausse déclaration, laquelle doit s'entendre comme désignant les inexactitudes ou omissions qui procèdent d'une volonté de dissimulation de l'allocataire caractérisant de sa part un manquement à ses obligations déclaratives.
5. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu de RSA, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Lorsque l'indu résulte de ce que l'allocataire a omis de déclarer certaines de ses ressources, il y a lieu, pour apprécier la condition de bonne foi de l'intéressé, hors les hypothèses où les omissions déclaratives révèlent une volonté manifeste de dissimulation ou, à l'inverse, portent sur des ressources dépourvues d'incidence sur le droit de l'intéressé au revenu de solidarité active ou sur son montant, de tenir compte de la nature des ressources ainsi omises, de l'information reçue et de la présentation du formulaire de déclaration des ressources, du caractère réitéré ou non de l'omission, des justifications données par l'intéressé ainsi que de toute autre circonstance de nature à établir que l'allocataire pouvait de bonne foi ignorer qu'il était tenu de déclarer les ressources omises. A cet égard, si l'allocataire a pu légitimement, notamment eu égard à la nature du revenu en cause et de l'information reçue, ignorer qu'il était tenu de déclarer les ressources omises, la réitération de l'omission ne saurait alors suffire à caractériser une fausse déclaration.
6. Par ailleurs, il appartient au défendeur, si nécessaire à l'invitation du tribunal, de communiquer à celui-ci l'ensemble du dossier constitué pour l'instruction de la demande ou pour le calcul de l'indu et le juge ne peut régulièrement rejeter les conclusions dont il est saisi, pour un motif sur lequel son contenu peut avoir une incidence, s'il ne dispose pas des éléments pertinents de ce dossier, sauf à avoir invité le requérant à produire les pièces précises, également en sa possession, qui sont nécessaires à l'examen de ses droits. Enfin, la procédure contradictoire peut être poursuivie au cours de l'audience sur les éléments de fait qui conditionnent l'attribution de la prestation ou de l'allocation ou la reconnaissance du droit, objet de la requête, et le juge peut décider de différer la clôture de l'instruction à une date postérieure à l'audience pour permettre aux parties de verser des pièces complémentaires. En revanche, aucune disposition pas plus que le droit à un procès équitable, garanti notamment par l'article 6 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ne font obligation au juge, lorsque le défendeur a communiqué au tribunal l'ensemble des éléments pertinents du dossier constitué pour l'instruction de la demande ou pour le calcul de l'indu et que ces éléments ont été soumis au débat contradictoire, de diligenter une mesure supplémentaire d'instruction ou d'inviter le demandeur à produire les pièces qui seraient nécessaires pour établir le bien-fondé d'allégations insuffisamment étayées.
7. Tout d'abord, la CAF de la Seine-Maritime fait valoir, sans être contestée, qu'elle a procédé à la remise des indus de prime d'activité et que l'indu d'APL était soldé au jour de la requête. Ces éléments sont corroborés par les pièces du dossier. Par suite, les conclusions des requêtes relatives à la remise gracieuse des indus ne peuvent être examinées qu'au regard des seules dettes de RSA.
8. Ensuite, en premier lieu, alors qu'il n'appartient pas à la juridiction saisie d'une demande de remise gracieuse de se prononcer sur les vices propres de la décision contestée, lorsqu'un recours administratif préalable obligatoire a été institué comme préalable à la saisine de la juridiction administrative, il est impossible d'invoquer utilement des moyens tirés du vice d'incompétence ou du défaut de motivation de la décision initiale, qui sont en tout état de cause propres à cette dernière et ont nécessairement disparu avec elle. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation des décisions des 19 janvier 2022 et 11 avril 2022 doit être écarté.
9. En deuxième lieu, d'une part, la circonstance, à la supposer établie, que les indus en litige trouvent leur origine dans des erreurs commises par les services de la CAF de la Seine-Maritime dans le traitement des informations données par Mme D, qui est un élément sans incidence sur la réalité des indus, est en tout état de cause inopérante pour solliciter une remise gracieuse de ces dettes. D'autre part, à supposer même que les consorts D puissent, nonobstant la récurrence des omissions déclaratives, être regardés comme de bonne foi, ils ne produisent, au soutien de leur demande, pas d'éléments contemporains permettant de justifier qu'ils seraient actuellement dans une situation de précarité telle qu'ils seraient dans l'incapacité de rembourser l'intégralité des indus restant à leur charge après les remises d'ores et déjà accordées, alors qu'il n'est pas contesté que leur foyer n'est plus éligible à la perception du RSA. Il n'y a donc pas lieu de leur accorder une remise des indus qu'ils sollicitent.
Sur les conclusions indemnitiaires :
10. Les conclusions tendant à ce que le département de la Seine-Maritime soit condamné à verser aux époux D des sommes qu'ils estiment dues au titre des préjudices financiers et moraux subis ne peuvent qu'être rejetées dès lors que, dans la mesure où les recours présentés par Mme D ne peuvent s'analyser en une demande indemnitaire, elles n'ont pas été précédées d'une demande préalable adressée à l'administration et alors, au surplus, que les intéressés ne justifient ni de l'existence d'une perte financière ni de ce qu'une action fautive de l'administration serait à l'origine des troubles médicaux qu'ils invoquent.
11. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme D ne sont fondés à demander au tribunal ni l'annulation des décisions mettant à leur charge des indus de RSA, d'APL, de prime d'activité et de prime exceptionnelle de fin d'année, ni de leur accorder la remise gracieuse de ces indus, pas plus qu'à demander que le département de la Seine-Maritime soit condamné à leur verser des sommes au titre des préjudices qu'ils allèguent. Par voie de conséquence, les conclusions présentées au titre des frais d'instance doivent être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : Les requêtes de M. et Mme D sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à Mme A D, au président du conseil départemental de la Seine-Maritime et au directeur de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mai 2023
Le magistrat désigné,
signé
T. B
Le greffier,
signé
J.-L. MICHEL
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2202381, 2202715
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026