mardi 13 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2202801 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | DORMIEU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 juillet 2022 et le 9 août 2022, M. B A, représenté par Me Dormieu, demande au juge des référés :
1°) de prescrire une expertise médicale, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, portant sur les conditions d'exercice de l'activité d'opérateur métallier soudeur au cours de sa détention au centre de détention de Val-de-Reuil dès lors qu'elles auraient provoquées des affections pulmonaires irréversibles ;
2°) de mettre les frais d'expertise à la charge de l'Etat dès lors qu'il est bénéficiaire de l'aide juridictionnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 août 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête au motif que la mesure d'expertise sollicitée est dépourvue d'utilité.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 août 2022, le centre hospitalier intercommunal de Feugrais, représenté par Me Tamburini-Bonnefoy :
1°) à titre principal, conclut à sa mise hors de cause ;
2°) à titre subsidiaire, demande que l'expertise soit confiée à un spécialiste en pneumologie dont la mission pourra être confiée suivant les termes de son mémoire.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".
2. M. B A, incarcéré du 20 mars 2013 au 18 août 2015 au sein du centre de détention de Val-de-Reuil, y a exercé l'activité d'opérateur métallier soudeur du 13 mai 2013 au 8 avril 2015. Le 12 juillet 2020, il a été admis au service des urgences de l'Hôpital Privé La Casamance d'Aubagne pour une hémoptysie. Lui a alors été diagnostiqué un " probable épisode d'hématémèse sans traduction anémique ". Le requérant demande la désignation d'un expert aux fins notamment de donner son avis sur l'existence d'un lien entre les affections pulmonaires irréversibles dont il déclare être porteur et les conditions dans lesquelles il a exercé l'activité de soudeur au sein du centre de détention de Val-de-Reuil, ce qui l'a conduit à être exposé à des fumées toxiques.
3. M. A se prévaut d'un diagnostic de " probable épisode d'hématémèse sans traduction anémique " établi le 12 juillet 2020, pour lequel lui a été prescrit un traitement à base d'Inexium, un antisécrétoire gastrique et d'Isoptine, pour soigner les troubles du rythme cardiaque. En l'état de l'instruction, il ne fait toutefois état de l'apparition d'aucun nouvel épisode d'hémoptysie ni de tout autre symptôme qui serait lié à l'une des pathologies figurant dans le tableau qu'il produit et qui laisserait supposer l'existence d'un lien éventuel entre le métier exercé lors de sa détention et les affections pulmonaires irréversibles dont il se dit atteint, alors au demeurant que ce diagnostic ne ressort d'aucune des pièces du dossier. Dans ces conditions, la condition d'utilité de la demande d'expertise de M. A n'est pas remplie. Par suite, sa requête doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au centre hospitalier intercommunal d'Elbeuf-Louviers - Val-de-Reuil, au garde des sceaux, ministre de la justice.
Fait à Rouen, le 13 juin 2023.
La juge des référés,
P. Bailly
N°2202801
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026