LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2203012

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2203012

vendredi 5 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2203012
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationChambre 3P
Avocat requérantCONIL ROPERS GOURLAIN PARENTY ROGOWSKI ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 juillet 2022, Mme B A, représentée par Me Gourlain-Parenty, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 19 mai 2022, par lesquelles le directeur de la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Seine-Maritime a refusé d'annuler les indus de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 335,39 euros et d'aide exceptionnelle de solidarité d'un montant de 150 euros mis à sa charge ;

2°) de mettre à la charge du département la somme de 1 500 euros au titre du 2e alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, à verser directement à son conseil.

Elle soutient que :

' elle n'a jamais eu l'intention de frauder mais a prêté l'un de ses comptes bancaires à son neveu à compter de 2019 dès lors qu'en situation irrégulière il ne pouvait en ouvrir un lui-même ;

' elle se trouve dans une situation financière extrêmement délicate car elle ne travaille pas et a quatre enfants.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 mai 2023, la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime, représentée par son directeur, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Vu :

* la décision du 7 septembre 2022 admettant Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;

* la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. Deflinne en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;

* la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;

* les autres pièces du dossier.

Vu :

* le code de l'action sociale et des familles ;

* le décret n° 2019-1323 du 10 décembre 2019 ;

* Décret n° 2020-519 du 5 mai 2020 ;

* le jugement n° 2201288 du 12 mai 2023 ;

* le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Deflinne, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées

À l'issue de l'audience, l'instruction a été clôturée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A bénéficiait d'un droit au RSA depuis le 1er juin 2009, après avoir bénéficié du revenu minimum d'insertion. Suite au constat d'incohérences relevées dans le cadre d'un contrôle de ses ressources, celle-ci s'est notamment vu réclamer, le 6 octobre 2021, la somme de 335,39 euros au titre d'un indu de prime exceptionnelle de fin d'année pour le mois de décembre 2019 et la somme de 150 euros au titre d'un indu d'aide exceptionnelle de solidarité pour le mois de mai 2020. Mme A a contesté ces décisions le 5 novembre 2021. Son recours a été rejeté le 12 mai 2022 par la CAF de la Seine-Maritime. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal l'annulation de cette décision.

2. Aux termes de l'article 3 du décret du 10 décembre 2019 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active et aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique, de la prime forfaitaire pour reprise d'activité et de l'allocation équivalent retraite: " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2019 ou, à défaut, du mois de décembre 2019, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul et à condition que les ressources du foyer, appréciées selon les dispositions prises en vertu de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, n'excèdent pas le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 du même code. Une seule aide est due par foyer. " Aux termes de l'article 1er du décret du 5 mai 2020 portant attribution d'une aide exceptionnelle de solidarité liée à l'urgence sanitaire aux ménages les plus précaires : " I. - Une aide exceptionnelle de solidarité est attribuée, au titre des mois d'avril ou de mai 2020 et dans les conditions fixées à l'article 2 du présent décret, aux bénéficiaires d'au moins l'une des allocations suivantes : 1° Le revenu de solidarité active mentionné à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles ; () ".

3. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'indus de prime exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu.

4. D'une part, il n'est pas contesté que Mme A a perçu sur l'un de ses comptes courants des sommes d'argent résultant de dépôts ou de virements entre février 2019 et février 2021. Si la requérante soutient que ces sommes correspondent aux seuls mouvements bancaires relatifs à l'un de ses comptes qu'elle n'utilisait pas mais dont elle avait prêté l'usage à un membre de sa famille en raison de l'irrégularité de la situation administrative de ce dernier, cette situation n'est étayée que par une déclaration du bénéficiaire allégué dudit compte alors que les différents éléments déclarés par Mme A dans son recours administratif et sa requête sont empreints d'incohérences. D'autre part, il résulte de l'instruction que Mme A s'est vu réclamer, le 6 octobre 2021, la somme de 1 981,96 euros au titre d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) socle INK-003 pour la période de février 2020 à août 2020 et la somme de 8 348,14 euros au titre d'un indu de RSA majoré INL-006 pour la période de mars 2019 à mai 2020. Mme A a contesté cette décision le 5 novembre 2021. Son recours a été rejeté le 14 janvier 2022 par le président du conseil départemental de la Seine-Maritime qui l'a également informée de son refus de lui accorder une remise gracieuse de sa dette. Ces décisions sont devenues définitives, de même que l'absence de droit pour l'intéressée de bénéficier d'une remise de sa dette. Par suite, la requérante n'ayant pas droit au bénéfice du RSA au cours de la période en litige, c'est donc à bon droit que l'administration a prononcé à son encontre un indu des aides contestées et a rejeté les recours dirigés à leur encontre par la requérante.

5. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions du 19 mai 2022, par lesquelles le directeur de la CAF de la Seine-Maritime a refusé d'annuler les indus de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 335,39 euros et d'aide exceptionnelle de solidarité d'un montant de 150 euros mis à sa charge. Par voie de conséquence, les conclusions présentées au titre des frais d'instance doivent être rejetées.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Gourlain-Parenty et au directeur de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 janvier 2024

Le magistrat désigné,

signé

T. DEFLINNE

Le greffier,

signé

J.-L. MICHEL

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2203012

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions