lundi 18 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2203024 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3P |
| Avocat requérant | PATRIMONIO PUYT-GUERARD HAUSSETETE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 juillet 2022 et des mémoires, enregistrés le 4 novembre 2022 et le 25 mai 2023, Mme B A, représentée par la SCP Garraud Ogel Haussetete, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision, portée à sa connaissance par courrier du 14 décembre 2021 du directeur de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime, mettant à sa charge un indu de revenu de solidarité active INK 001 et un indu de prime d'activité, d'un montant total de 4 306,33 euros au titre de la période du 1er octobre 2020 au 31 août 2021 ;
2°) d'annuler la décision du 19 décembre 2021 du directeur de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime lui notifiant un indu d'aide exceptionnelle de fin d'année de 228,67 euros au titre de l'année 2020 ;
3°) d'annuler la décision, portée à sa connaissance par courrier du 10 juin 2022 du directeur de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime, par laquelle sa demande de remise gracieuse de son indu de revenu de solidarité active de 4 306,33 euros a été rejetée ;
4°) d'annuler la décision du 10 juin 2022 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime ne lui a accordé qu'une remise partielle d'un indu de " prime(s) " de 228,67 euros, à hauteur de la seule somme de 57,17 euros ;
5°) d'annuler la décision du 14 avril 2023 par laquelle le président du conseil départemental de la Seine-Maritime ne lui a accordé qu'une remise partielle de son indu de revenu de solidarité active de 4 306,33 euros, à hauteur de 90 % de cette somme ;
6°) à titre subsidiaire de lui accorder la remise gracieuse totale de ses dettes ;
7°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les entiers dépens.
Elle soutient :
qu'il y a toujours lieu de statuer sur sa requête ;
S'agissant de la décision du 14 décembre 2021 notifiant un indu de RSA et un indu de prime d'activité :
- elle n'est pas signée par son auteur contrairement aux exigences de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle avait droit au revenu de solidarité active dès lors qu'elle a seulement bénéficié de l'accompagnement " garantie jeune " et non de l'allocation prévue par ce dispositif ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision du 19 décembre 2021 notifiant un indu d'aide exceptionnelle de fin d'année :
- elle n'est pas signée par son auteur ;
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision relative à l'indu de revenu de solidarité active dès lors qu'elle doit être regardée comme bénéficiaire du RSA au titre des mois d'octobre et de novembre 2020 ;
S'agissant de la décision refusant la remise gracieuse des indus de RSA et d'aide exceptionnelle de fin d'année :
- elle est de bonne foi dès lors qu'elle n'est pas à l'origine de l'indu ;
- elle se trouve dans une situation financière précaire.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 3 mars 2023 et le 18 juillet 2023, le département de la Seine-Maritime conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que :
- la requérante n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision notifiant un indu de RSA dans le cadre d'une demande de remise de dette ;
- une remise de 90 % de l'indu de RSA ayant été accordée le 14 avril 2023 à Mme A, la requête est devenue sans objet.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juin 2023, le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun indu de prime d'activité n'a été mis à la charge de Mme A et que les moyens ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 23 août 2023, Mme A déclare se désister de ses conclusions dirigées contre le département de la Seine-Maritime.
Vu :
- la décision du 8 novembre 2022 par laquelle Mme A a été admise à l'aide juridictionnelle totale ;
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Jeanmougin en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;
- la décision par laquelle la présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n°2020-1746 du 29 décembre 2020 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active et aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique, de la prime forfaitaire pour reprise d'activité et de l'allocation équivalent retraite ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code du travail ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, Mme Jeanmougin, magistrate désignée, a présenté son rapport et annoncé que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre un indu de prime d'activité.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
A l'issue de l'audience, l'instruction a été clôturée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, qui était bénéficiaire du revenu de solidarité active, demande au tribunal d'une part, d'annuler la décision du 14 décembre 2021 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime l'a informée d'un indu de revenu de solidarité active socle et de prime d'activité d'un montant total de 4 306,33 euros au titre de la période du 1er octobre 2020 au 31 août 2021, et la décision du 19 décembre 2021 par laquelle le directeur de la CAF de la Seine-Maritime lui a notifié un indu d'aide exceptionnelle de fin d'année de 228,67 euros au titre de l'année 2020. D'autre part, elle demande l'annulation de la décision du 10 juin 2022 par laquelle le directeur de la CAF de la Seine-Maritime l'a informé du rejet de sa demande de remise gracieuse de son indu de RSA et l'annulation de la décision du même jour du directeur de la CAF de la Seine-Maritime lui accordant une remise seulement partielle de son indu d'aide exceptionnelle de fin d'année de 228,67 euros à hauteur de la seule somme de 57,17 euros. Elle demande enfin l'annulation de la décision du 14 avril 2023 par laquelle le président du conseil départemental de la Seine-Maritime lui a accordé une remise partielle de son indu de RSA de 4 306,33 euros, en tant qu'elle laisse à sa charge 10 % de cette somme ainsi que la remise gracieuse totale de ses dettes.
Sur l'étendue du litige :
2. En premier lieu, par mémoire du 23 août 2023, Mme A se désiste des conclusions dirigées contre le département de la Seine-Maritime. Ce désistement étant pur et simple, il y a lieu d'en donner acte.
3. En deuxième lieu, compte tenu de la remise gracieuse partielle accordée à Mme A sur l'indu d'aide exceptionnelle de fin d'année, il n'y a pas lieu de statuer sur cet indu, porté à la connaissance de la requérante par courrier du 19 décembre 2021, à concurrence de la somme de 57,17 euros.
4. En dernier lieu, il ne résulte de l'instruction ni que Mme A aurait perçu une prime d'activité au titre de la période courant de novembre 2020 à août 2021 ni que l'indu de 4 306,33 euros réclamée à l'intéressée aurait pris en compte cette prime. Par suite, c'est suite à une erreur de plume que la décision du 14 décembre 2021 mentionne que la somme mise à la charge de Mme A est liée au versement de la prime d'activité. Par suite, la requérante n'est pas recevable à contester l'indu restant en litige en tant qu'il reposerait sur la prise en compte d'une prime d'activité.
Sur l'indu d'aide exceptionnelle de fin d'année :
5. Aux termes de l'article 3 du décret n° 2020-1746 du 29 décembre 2020 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active et aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique, de la prime forfaitaire pour reprise d'activité et de l'allocation équivalent retraite : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2020 ou à défaut, du mois de décembre 2020, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul. ".
6. Il résulte de l'instruction que l'indu d'aide exceptionnelle de fin d'année en litige résulte du fait que Mme A n'avait pas droit au revenu de solidarité active au titre des mois de novembre et de décembre 2020.
7. En premier lieu, la circonstance que l'ampliatif de la décision du 19 décembre 2021, qui comporte le prénom, le nom et la qualité de l'auteur de cette décision, est sans influence sur la légalité de cette décision.
8. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre / Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire. () ". Aux termes de l'article L. 262-3 du même code : " () L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1 est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active () ". Aux termes de l'article R. 262-6 de ce code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers. ".
9. D'autre part, aux termes de l'article L. 5131-6 du code du travail dans sa rédaction applicable : " La garantie jeunes est une modalité spécifique du parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie. () Elle comporte un accompagnement intensif du jeune, ainsi qu'une allocation dégressive en fonction de ses ressources d'activité, dont le montant est défini par décret. () " Aux termes de l'article R. 5131-24 du même code, dans sa rédaction applicable : " L'allocation n'est pas cumulable avec la prime d'activité mentionnée à l'article L. 841-1 du code de la sécurité sociale, sauf pour les personnes à charge mentionnées à l'article R. 842-3 du même code. () " Aux termes de l'article R. 5131-25 du même code dans sa rédaction applicable : " L'allocation n'est pas cumulable avec le revenu de solidarité active mentionné à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles, sauf pour les personnes à charge mentionnées à l'article R. 262-3 du même code. Les bénéficiaires du revenu de solidarité active et leur conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité qui sont accompagnés en garantie jeunes dans le cadre fixé à l'article R. 5131-6 ne bénéficient pas de l'allocation prévue à l'article L. 5131-6. "
10. Il résulte de l'instruction que l'indu de revenu de solidarité active mis à la charge de Mme A avait pour origine le cumul, pendant la période courant d'octobre 2020 à août 2021, du revenu de solidarité active et d'une allocation versée au titre de l'article L. 5131-6 du code du travail, contrairement aux prévisions de l'article R. 5131-25 du même code.
11. Il résulte de l'instruction que Mme A a eu droit, pendant la formation professionnelle qu'elle a suivie dans le cadre de son parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie (PACEA) au versement de sommes au titre des mois de novembre 2020 à août 2021, ainsi qu'en attestent les avis de paiement établis par la région Normandie à compter de janvier 2021. Il en résulte également qu'elle a perçu le revenu de solidarité active d'octobre à décembre 2020, en janvier et février 2021 et de juin à août 2021. Si la requérante soutient n'avoir perçu aucune autre allocation que le revenu de solidarité active pendant l'essentiel de la période de l'indu, elle ne l'établit pas par la seule production de ses relevés bancaires, qui ne couvrent pas l'ensemble de la période de l'indu et qui ne reflètent pas les situations des autres comptes dont elle avait la disposition, ainsi que le montrent les virements faits au nom de " B Fatma A " et de " Hanaa Hadjerrouit ", sa fille mineure. Il n'est donc pas établi que Mme A n'aurait pas indument cumulé l'allocation versée au titre du PACEA, dite " garantie jeune ", et le revenu de solidarité active.
12. Dès lors qu'il n'est pas établi que l'indu de revenu de solidarité active n'est pas fondé, l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année ne peut, en tout état de cause, être regardé comme irrégulièrement mis à la charge de la requérante.
13. En dernier lieu, Mme A soutient que la CAF a commis une erreur de droit dès lors qu'elle était bénéficiaire du revenu de solidarité active sur les mois d'octobre et de novembre 2020, cela lui ouvrant droit à l'aide exceptionnelle de fin d'année. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit précédemment que Mme A, ayant perçu des sommes au titre de son PACEA, elle n'avait pas droit au versement du revenu de solidarité active au titre des mois de novembre et de décembre 2020. Dans ces conditions, la CAF était fondée à lui demander le remboursement de l'aide exceptionnelle de fin d'année versée au titre de l'année 2020. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
Sur la remise gracieuse de l'indu d'aide exceptionnelle de fin d'année :
14. Aux termes de l'article 6 du décret n°2020-1746 du 29 décembre 2020 : " I.- Tout paiement indu d'une aide exceptionnelle attribuée en application du présent décret est récupéré pour le compte de l'Etat par l'organisme chargé du service de celle-ci. La dette correspondante peut être remise ou réduite par cet organisme dans les conditions applicables au recouvrement des indus de l'allocation au titre de laquelle l'aide exceptionnelle a été versée. ".
15. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d'un indu d'aide exceptionnelle, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux de l'aide sociale, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise ou une réduction supplémentaire.
16. Il résulte de l'instruction que Mme A a bénéficié, le 10 juin 2022, d'une remise de son indu d'aide exceptionnelle de fin d'année de 228,67 euros à hauteur de la somme de 57,17 euros.
17. Si Mme A invoque ses difficultés financières, notamment qu'elle ne dispose que de 830 euros de ressources mensuelles pour élever seule son enfant de 5 ans, elle ne produit toutefois aucun document justificatif relatif aux charges auxquelles elle doit faire face et ne justifie pas, par la seule production d'un bulletin de salaire du mois de juillet 2022, de ses ressources, et alors qu'elle ne conteste pas toucher, en plus de son salaire, des prestations sociales. Dans ces conditions, Mme A, qui ne produit pas suffisamment de pièces relatives à ses ressources et à ses charges, n'établit pas être dans une situation de précarité telle qu'elle ne pourrait pas, au jour du jugement faire face au paiement de sa dette, le cas échéant en sollicitant un nouvel échelonnement. La requérante n'est donc pas fondée à demander l'annulation de la décision lui accordant la remise seulement partielle de sa dette ni la remise gracieuse totale.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions restant en litige doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions présentées au titre des frais d'instance doivent être rejetées comme celles, en tout état de cause, présentées au titre des dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions dirigées contre le département de la Seine-Maritime.
Article 2 : Il n'a pas lieu de statuer sur les conclusions contre la décision du 19 décembre 2021, relative à un indu d'aide exceptionnelle de fin d'année, à concurrence de la somme de 57,17 euros.
Article 3 : Le surplus de la requête de Mme A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Elisa Haussetête, au département de la Seine-Maritime et à la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2023.
La magistrate désignée,
signé
H. JEANMOUGINLe greffier,
signé
J.-L. MICHEL
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2203024
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026