vendredi 6 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2204562 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4 ème Chambre |
| Avocat requérant | FORTIUM CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 novembre 2022, M. B A, représenté par Me Enard-Bazire, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Criel-sur-Mer sur le fondement de la responsabilité pour faute à lui verser la somme de 80 376 euros majorée des intérêts légaux à compter du rejet de sa réclamation indemnitaire préalable ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Criel-sur-Mer la somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la commune de Criel-sur-Mer a commis des fautes engageant sa responsabilité dès lors que :
*elle ne l'a pas affecté dans un emploi correspondant à son grade et qu'elle a intentionnellement omis de l'informer sur l'absence de cotisation au régime des retraites pendant sa période de stagiairisation, de cotisation à 100 % au régime des retraites sur les primes versées et des faibles possibilités d'évolution de sa carrière sauf par voie de concours ;
*elle n'a pas respecté sa promesse de lui verser une prime d'intéressement individuelle, laquelle était au demeurant illégale ;
*elle a manqué à son obligation d'assurer sa sécurité et de protéger sa santé physique et mentale, ce qui est à l'origine directe de sa dépression et de son épuisement professionnel ;
*il a été victime d'agissements constitutifs d'harcèlement moral ;
*il a effectué 352 heures supplémentaires en méconnaissance de la législation et de la réglementation applicable, dont seulement 190 heures ont été payées et sans tenir compte des majorations dues lorsque l'agent travaille au-delà de 35 heures par semaine, le samedi, le dimanche et les jours fériés, ainsi que des déplacements au-delà du cadre normal de ses fonctions.
- il est fondé à demander l'indemnisation de son préjudice financier et de son préjudice moral à hauteur des sommes respectives de 53 376 euros et 27 000 euros.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 mars 2023, la commune de Criel-sur-Mer, représentée par Me Rondel, conclut au rejet de la requête, à ce que M. A soit condamné à lui verser, à titre reconventionnel et sur le fondement des articles 1240 et suivants du code civil, la somme de 10 000 euros, et à ce que la somme de 3 500 euros soit mise à sa charge sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir, à titre principal, qu'elle n'a pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité et, à titre infiniment subsidiaire, que les préjudices allégués sont surévalués.
Par un courrier du 14 octobre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions reconventionnelles présentées par la commune de Criel-sur-Mer sur le fondement des articles 1240 et suivants du code civil.
Par un courrier du 18 novembre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de ce que les conclusions reconventionnelles présentées par la commune de Criel-sur-Mer sur le fondement des articles 1240 et suivants du code civil sont irrecevables dès lors qu'elles relèvent d'un litige distinct.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code du travail ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n°85-603 du 10 juin 1985 ;
- le décret n°2006-1690 du 22 décembre 2006 ;
- le décret n° 2012-624 du 3 mai 2012 ;
- le décret n° 2012-924 du 30 juillet 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Armand, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Delacour, rapporteure publique,
- et les observations de Me Monange, substituant Me Enard Bazire pour M. A.
La commune de Criel-sur-Mer n'étant ni présente, ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Par un contrat à durée déterminée du 11 décembre 2018, M. A a été recruté, à compter du 7 janvier 2019, par la commune de Criel-sur-Mer en qualité de rédacteur territorial de 1ère classe relevant de la catégorie B pour exercer les fonctions de directeur du château de Chantereine. Par un arrêté du 9 janvier 2020, l'intéressé a ensuite été recruté par la commune en qualité d'adjoint administratif territorial stagiaire à compter du 7 janvier 2020, puis titularisé et reclassé dans ce grade à compter du 1er janvier 2021. Après avoir présenté une réclamation indemnitaire préalable le 1er septembre 2022, qui a été implicitement rejetée, M. A demande au tribunal de condamner la commune de Criel-sur-Mer, sur le fondement de la responsabilité pour faute, à lui verser la somme de 80 376 euros en réparation des préjudices qu'il aurait subis dans l'exercice de ses fonctions, desquelles il a démissionné le 17 janvier 2022.
Sur les conclusions indemnitaires présentées par M. A :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 1er du décret du 22 décembre 2006 portant statut particulier du cadre d'emplois des adjoints administratifs territoriaux dans sa rédaction alors en vigueur : " Les adjoints administratifs territoriaux constituent un cadre d'emplois administratif de catégorie C au sens de l'article 13 de la loi du 13 juillet 1983 ". L'article 2 du même décret indique que : " Le présent cadre d'emplois comprend les grades d'adjoint administratif territorial, d'adjoint administratif territorial principal de 2ème classe et d'adjoint administratif territorial principal de 1ère classe ". Selon l'article 3 de ce décret : " I. - Les adjoints administratifs territoriaux sont chargés de tâches administratives d'exécution, qui supposent la connaissance et comportent l'application de règles administratives et comptables. Ils peuvent être chargés d'effectuer divers travaux de bureautique et être affectés à l'utilisation des matériels de télécommunication. Ils peuvent être chargés d'effectuer des enquêtes administratives et d'établir des rapports nécessaires à l'instruction de dossiers. Ils peuvent être chargés de placer les usagers d'emplacements publics, de calculer et de percevoir le montant des redevances exigibles de ces usagers. II. - Lorsqu'ils relèvent des grades d'avancement, les adjoints administratifs territoriaux assurent plus particulièrement les fonctions d'accueil et les travaux de guichet, la correspondance administrative et les travaux de comptabilité. Ils peuvent participer à la mise en œuvre de l'action de la collectivité dans les domaines économique, social, culturel et sportif. Ils peuvent être chargés de la constitution, de la mise à jour et de l'exploitation de la documentation ainsi que de travaux d'ordre. Ils peuvent centraliser les redevances exigibles des usagers et en assurer eux-mêmes la perception. Ils peuvent être chargés d'assurer la bonne utilisation des matériels de télécommunication. Ils peuvent être chargés du secrétariat de mairie dans une commune de moins de 2 000 habitants. Ils peuvent se voir confier la coordination de l'activité d'adjoints administratifs territoriaux du premier grade ". Enfin, aux termes de l'article 4 du même décret : " Les adjoints administratifs territoriaux sont recrutés sans concours dans le grade d'adjoint administratif territorial () ".
3. D'autre part, aux termes de l'article 1er du décret n° 2012-924 du 30 juillet 2012 portant statut particulier du cadre d'emplois des rédacteurs territoriaux, dans sa rédaction alors applicable : " Les rédacteurs territoriaux constituent un cadre d'emplois administratif de catégorie B au sens de l'article 5 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée. Ils sont régis par les dispositions du décret du 22 mars 2010 susvisé et par celles du présent décret ". Aux termes de l'article 3 du même décret : " I. - Les rédacteurs territoriaux sont chargés de fonctions administratives d'application. Ils assurent en particulier des tâches de gestion administrative, budgétaire et comptable, et participent à la rédaction des actes juridiques. Ils contribuent à l'élaboration et à la réalisation des actions de communication, d'animation et de développement économique, social, culturel et sportif de la collectivité. Les rédacteurs peuvent se voir confier des fonctions d'encadrement des agents d'exécution. Ils peuvent être chargés des fonctions d'assistant de direction ainsi que de celles de secrétaire de mairie d'une commune de moins de 2 000 habitants. II. - Les rédacteurs principaux de 2e classe et les rédacteurs principaux de 1re classe ont vocation à occuper les emplois qui, relevant des domaines d'activité mentionnés au I, correspondent à un niveau d'expertise acquis par la formation initiale, par l'expérience professionnelle ou par la formation professionnelle tout au long de la vie. Ils peuvent à ce titre réaliser certaines tâches complexes de gestion administrative, budgétaire et comptable, être chargés de l'analyse, du suivi ou du contrôle de dispositifs ou assurer la coordination de projets. Ils peuvent également se voir confier la coordination d'une ou de plusieurs équipes, et la gestion ou l'animation d'un ou de plusieurs services ". Enfin, aux termes de l'article 4 du même décret : " Les recrutements opérés par voie de concours au titre de l'article 36 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée dans le grade de rédacteur interviennent selon les modalités prévues au 1° de l'article 4 et aux articles 5, 8 et 10 du décret du 22 mars 2010 susvisé et selon les modalités définies aux articles 5 et 6 du présent décret ".
4. M. A soutient que la commune de Criel-sur-Mer a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en le recrutant, à compter du 9 janvier 2020, au grade d'adjoint administratif territorial, alors qu'il a exercé, à compter de cette date et jusqu'à sa démission, des fonctions relevant du grade de rédacteur territorial. Toutefois, et alors que M. A ne pouvait être recruté à l'issue de son contrat à durée déterminée au grade de rédacteur territorial dès lors qu'il n'était pas titulaire du concours permettant d'y accéder, aucune disposition législative ou réglementaire, ni aucune règle fondamentale du droit de la fonction publique, n'interdit de confier à un agent public des fonctions correspondant à un grade supérieur au sien. Par suite, le moyen doit être écarté.
5. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que M. A a suivi une formation d'intégration les 16 et 17 novembre 2020 et du 25 au 27 novembre 2020 au cours de laquelle lui ont été notamment présentées les perspectives d'avancement dans la fonction publique territoriale. En outre, par un courriel du 31 août 2020, la commune de Criel-sur-Mer l'a informé des modalités de déroulement du concours de rédacteur territorial qui avait lieu le 14 octobre 2021, mais auquel l'intéressé n'a pu présenter sa candidature faute de s'y être inscrit dans les délais réglementaires. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la commune ne l'aurait pas suffisamment informé " des faibles possibilités d'évolution de sa carrière sauf par voie de concours ". Il s'ensuit que la faute ainsi alléguée ne peut qu'être écartée.
6. En troisième lieu, le fondement de responsabilité tiré du défaut d'information " sur l'absence de cotisation au régime des retraites pendant (la) période de stagiarisation (et) de cotisation à 100 % au régime des retraites sur les primes versées ", n'est pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
7. En quatrième lieu, il ne résulte pas de l'instruction que la commune de Criel-sur-Mer aurait méconnu son engagement, exprimé par des courriers des 4 décembre 2018 et 7 mai 2019, de verser à M. A une prime d'intéressement. Dès lors que la commune défenderesse fait valoir, sans être contredite, qu'il s'agissait d'une prime d'intéressement collectif prévue par le décret susvisé du 3 mai 2012 fixant les modalités et les limites de la prime d'intéressement à la performance collective des services dans les collectivités territoriales et leurs établissements publics, et non d'une prime d'intéressement individuel, la faute alléguée n'est pas établie.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 23 de la loi du 13 juillet 1983 relative aux droits et obligations des fonctionnaires, dans sa version alors applicable : " Des conditions d'hygiène et de sécurité de nature à préserver leur santé et leur intégrité physique sont assurées aux fonctionnaires durant leur travail ". Aux termes de l'article 108-1 de loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Dans les services des collectivités et établissements mentionnés à l'article 2, les règles applicables en matière d'hygiène et de sécurité sont celles définies par les livres Ier à V de la quatrième partie du code du travail et par les décrets pris pour leur application () ". Aux termes de l'article L. 4121-1 du code du travail : " L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs () ".
9. En se bornant à produire une attestation d'une psychopraticienne et sophrologue établie le 14 mars 2022 indiquant qu'il a été accompagné " dans le cadre d'une psychothérapie de soutien pour des problèmes liés au travail ", ainsi que celle d'un proche du 12 avril 2022 faisant état d'une " situation professionnelle qui était devenue très difficile " du fait de " missions dépassant largement son cadre de travail ", M. A ne démontre pas que la commune de Criel-sur-Mer aurait manqué à son obligation, imposée par les dispositions citées au point 8, d'assurer sa sécurité et de protéger sa santé physique et mentale durant son travail.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, applicable au litige : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ".
11. En l'espèce, le requérant ne produisant aucun élément de fait susceptible de faire présumer l'existence des agissements constitutifs de harcèlement moral dont il aurait été victime, le fondement de responsabilité ainsi invoqué ne peut qu'être écarté.
12. En dernier lieu, si M. A soutient qu'il aurait effectué 352 heures supplémentaires, dont seulement 190 heures auraient été payées et sans tenir compte des majorations dues lorsque l'agent travaille au-delà 35 heures par semaine, le samedi, le dimanche et les jours fériés, et qu'il n'aurait pas été indemnisé de ses trajets professionnels, il ne produit aucun justificatif à l'appui de ses dires. Dès lors, la faute ainsi soulevée ne peut être retenue.
13. Il résulte de ce qui précède que la commune de Criel-sur-Mer n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. Les conclusions indemnitaires présentées par M. A doivent, par conséquent, être rejetées.
Sur les conclusions reconventionnelles présentées par la commune de Criel-sur-Mer :
14. Aux termes de l'article 1240 du code civil : " Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer ".
15. Sur le fondement des dispositions précitées, la commune de Criel-sur-Mer demande la réparation du préjudice que lui a causé M. A en portant atteinte à sa réputation. Toutefois, les faits reprochés à M. A, qui a été l'auteur d'un courrier anonyme adressé au maire du Tréport critiquant celui de la commune de Criel-sur-Mer et sa directrice générale des services adjointe, n'ont eu lieu ni dans l'exercice des fonctions, ni avec les moyens du service ou sur son temps de travail. Dès lors, le juge judiciaire est seul compétent pour connaître d'une telle action en responsabilité civile. Par suite, les conclusions reconventionnelles présentées par la commune de Criel-sur-Mer doivent être rejetées comme étant portées devant une juridiction incompétente.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Criel-sur-Mer, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. A une somme au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A le versement à la commune de Criel-sur-Mer de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions reconventionnelles de la commune de Criel-sur-Mer sont rejetées.
Article 3 : M. A versera la somme de 1 500 euros à la commune de Criel-sur-Mer en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Criel-sur-Mer.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Van Muylder, présidente,
M. Armand, premier conseiller,
M. Cotraud, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 6 décembre 2024.
Le rapporteur,
Signé :
G. ARMAND
La présidente,
Signé :
C. VAN MUYLDERLe greffier,
Signé :
J.-B. MIALON
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J.-B. MIALON
N°220456
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026