jeudi 27 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2300200 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3 ème Chambre |
| Avocat requérant | CACHARD |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 17 janvier 2023, le vice-président de la sixième section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par la société mutualiste des étudiants de la région parisienne (ci-après SMEREP).
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Paris le 20 avril 2022, la SMEREP, représentée par Me Cachard, demande au tribunal :
1) d'annuler cinq titres exécutoires mentionnés dans son mémoire, émis entre le 2 septembre 2014 et le 28 août 2019, par lesquels le directeur général du centre hospitalier universitaire de Rouen l'a constituée débitrice de sommes correspondant à des soins prodigués à des assurés ;
2) de la décharger des obligations de payer correspondantes ;
3) d'" ordonner " la restitution des sommes déjà versées, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;
4) de mettre à la charge solidaire de l'Etat et du centre hospitalier universitaire de Rouen la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les titres référencés 261441 et 261748 correspondent à des soins prodigués à des assurés qui ne relevaient pas de son régime ;
- les autres titres ayant été entièrement acquittés, elle n'a pas à en assumer le règlement une seconde fois.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 octobre 2023, le centre hospitalier universitaire de Rouen conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la SMEREP ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la mutualité ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n°2018-166 du 8 mars 2018 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mulot, premier conseiller ;
- et les conclusions de M. Dujardin, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction que la SMEREP, mutuelle relevant du code de la mutualité, s'est vue adresser par le trésorier du centre hospitalier universitaire de Rouen une saisie administrative à tiers détenteur le 13 décembre 2021, pour un montant total de 3 660,97 euros répartis en cinq titres exécutoires émis entre 2014 et 2019. Ayant vainement saisi le centre hospitalier universitaire de Rouen d'un recours gracieux contre ces titres, la SMEREP demande à titre principal au tribunal d'annuler les titres exécutoires en litige et de la décharger des obligations de payer correspondantes.
Sur les titres exécutoires référencés 261441 et 261748 :
2. La loi du 8 mars 2018 relative à l'orientation et à la réussite des étudiants a notamment prévu l'intégration des étudiants au régime général de la sécurité sociale à compter du 31 août 2019. Le titre de recette n°0261478 fait état de soins dispensés le 20 février 2018 à l'assuré concerné, et le titre de recette n°261441 évoque des soins dispensés à une autre assurée le 2 janvier 2018, à des dates antérieures au transfert de compétence organisé par le législateur. La requérante n'apporte aucun élément de nature à justifier qu'elle ne serait pas redevable des sommes en cause. Par suite, elle n'est pas fondée à demander l'annulation des titres en question.
Sur les autres titres exécutoires
3. S'agissant des trois autres titres exécutoires, la SMEREP soutient qu'elle a déjà réglé les sommes en question, de sorte qu'en application de l'article 1342 du code civil, elle serait libérée à l'égard de son créancier. Toutefois, elle n'apporte devant le tribunal aucun élément de nature à justifier que, comme elle le soutient pourtant, elle se serait acquittée de ces créances. Par suite le moyen doit être écarté.
4. Il résulte de ce qui précède que la SMEREP n'est pas fondée à demander l'annulation des titres en litige. Ses demandes de décharge et ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte doivent être rejetées par voie de conséquence. Ses conclusions tendant à l'octroi de frais d'instance doivent également être rejetées, eu égard à sa qualité de partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de la SMEREP est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société mutualiste des étudiants de la région parisienne et au centre hospitalier universitaire de Rouen.
Copie en sera adressée à la trésorerie du centre hospitalier universitaire de Rouen.
Délibéré après l'audience du 6 février 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Gaillard, présidente,
MM. Mulot et Baude, premiers conseillers,
Assistés de M. Tostivint, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2025.
Le rapporteur,
Robin Mulot La présidente,
Anne Gaillard Le greffier,
Henry Tostivint
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2300200
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604449
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B.... Ce dernier demandait, en pleine vague de chaleur et avant un rendez-vous médical, sa réintégration dans un hébergement d'urgence, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit à l'hébergement, droit à la vie et à l'intégrité physique). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie ou que la demande était manifestement mal fondée, au vu des nombreux hébergements déjà proposés au requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui garantissent l'accès à l'hébergement d'urgence, mais dont la carence n'a pas été caractérisée en l'espèce.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504730
Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte, par ordonnance du 1er juin 2026, du désistement pur et simple de Mme A... de son instance et de l'ensemble de ses conclusions. La requérante demandait initialement la condamnation de la commune de Rennes à l'indemniser de préjudices liés à une maladie professionnelle. Le tribunal, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520806
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus de la commission d’accès aux documents administratifs de lui communiquer le dossier personnel de son arrière-grand-père. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et que Mme B... A..., résidant en Algérie, n'avait pas élu domicile sur le territoire national comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, ces vices n'ont pas été corrigés, justifiant le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609206
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement irrecevable car elle aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus d’immatriculation déjà prise. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
01/06/2026