vendredi 6 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2300265 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4 ème Chambre |
| Avocat requérant | LANDOT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 13 janvier 2023 et 19 janvier 2024, la société Coved, représentée par Me Braud, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la communauté de communes Roumois Seine à lui verser une somme de 249 100,84 euros au titre de l'année 2022 sur le fondement, à titre principal, de sa responsabilité pour faute et, à titre subsidiaire, au titre de sujétions imprévues qu'elle a supportées dans le cadre du marché public de collecte des déchets ménagers et assimilés conclu avec le groupement de commande composé de la communauté de communes Roumois Seine et de la communauté de communes de Pont-Audemer Val de Risle ;
2°) de mettre à la charge de la communauté de communes Roumois Seine la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, la communauté de communes du Roumois Seine a commis une faute dans l'estimation de ses besoins de nature à engager sa responsabilité ;
- à titre subsidiaire, elle est en droit d'obtenir une indemnisation au titre de sujétions imprévues, liées à l'augmentation des prix de l'énergie et l'inflation, qui ont eu pour effet de bouleverser l'économie du contrat ;
- elle est en droit d'obtenir une indemnisation d'un montant de 249 100,84 euros correspondant aux surcoûts de masse salariale, de dépenses d'énergie et de matériel qu'elle a supportés.
Par des mémoires en défense enregistrés les 9 juin 2023, 23 octobre 2023 et 28 février 2024, la communauté de communes Roumois Seine, représentée par Me Landot, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la société Coved au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conditions ouvrant droit à indemnisation ne sont pas réunies dès lors que, d'une part, elle n'a pas commis de faute en sous-estimant ses besoins et que, d'autre part, aucune sujétion imprévue n'a eu pour effet de bouleverser l'économie du contrat ;
- les préjudices allégués ne sont pas établis.
Par un mémoire, enregistré le 29 octobre 2024, la société Coved déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Armand, premier conseiller,
- et les conclusions de Mme Delacour, rapporteure publique.
Les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Dans le cadre d'une convention de groupement de commande conclue en 2021 entre les communautés de communes Roumois Seine et Pont-Audemer Val de Risle, la société Coved s'est vue confier, par un acte d'engagement du 30 août 2021, un marché public de collecte des ordures ménagères et emballages ménagers de ces deux collectivités. Ce marché, d'un montant forfaitaire total de 9 070 500,83 euros HT, a été conclu pour une période de six ans et a pris effet au 1er janvier 2022. Par un courrier du 20 septembre 2022, la société Coved a présenté une réclamation préalable auprès de la communauté de communes Roumois Seine, coordonnatrice du groupement de commande, tendant à l'indemnisation du préjudice qu'elle estimait avoir subi dans le cadre de l'exécution de ce marché au titre de l'année 2022. Cette réclamation ayant été rejetée par un courrier qu'elle a réceptionné le 15 novembre 2022, la société Coved demande au tribunal de condamner la communauté de communes du Roumois Seine à lui verser une somme de 249 100,84 euros.
2. Par un mémoire, enregistré le 29 octobre 2024, la société Coved a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la communauté de communes Roumois Seine sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la société Coved.
Article 2 : Les conclusions présentées par la communauté de communes Roumois Seine en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Coved et à la communauté de communes Roumois Seine.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Van Muylder, présidente,
M. Armand, premier conseiller,
M. Cotraud, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 6 décembre 2024.
Le rapporteur,
Signé :
G. ARMAND
La présidente,
Signé :
C. VAN MUYLDERLe greffier,
Signé :
J.-B. MIALON
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2300265
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026