mardi 19 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2300503 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | TAMBURINI-BONNEFOY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 février 2023, M. A B, représenté par la SCP Themis Avocats et Associés, demande au juge des référés de prescrire une expertise, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2023, le centre hospitalier (CH) du Sud Francilien Corbeil-Essonnes, représenté par Me Tamburini-Bonnefoy :
1°) conclut au rejet de la requête au motif que la demande d'expertise est dépourvue d'utilité ;
2°) demande de mettre à la charge de M. B une somme de 1 500 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2023, le groupe hospitalier du Havre (GHH), représenté par Me Soublin :
1°) conclut au rejet de la requête ;
2°) demande de mettre à la charge de M. B une somme de 1 500 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 21 mars 2023, la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn ne s'oppose pas à la mesure d'expertise demandée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 avril 2023, l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) :
1°) à titre liminaire, demande qu'il soit donné acte de son intervention volontaire pour le compte du groupe hospitalo-universitaire AP-HP Sorbonne Université dont elle demande la mise hors de cause ;
2°) à titre principal, conclut au rejet de la requête au motif que la demande d'expertise est dépourvue d'utilité.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 7 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".
2. M. B, incarcéré au centre pénitentiaire du Havre, sollicite la désignation d'un expert dont la mission doit porter sur les conditions de sa prise en charge médicale au sein du CH du Sud Francilien Corbeil-Essonnes, de l'hôpital universitaire de la Pitié-Salpêtrière et du groupe hospitalier du Havre. Toutefois, en l'état de l'instruction, tant le rappel des faits contenus dans la requête que la mission que l'intéressé, dont au demeurant la date d'incarcération ne figure pas davantage au dossier, entend voir confier à l'expert ne font état d'un quelconque élément circonstancié se rapportant à la date ou à la période d'hospitalisation en cause, aux pathologies qui ont nécessité des soins susceptibles d'avoir été entachés de manquements, à la nature des séquelles dont il souffrirait ou dont il aurait eu à souffrir du fait de ces manquements lors des séjours au sein des établissements publics de santé mis en cause dans la présente instance. En l'absence de ces éléments de contexte à partir desquels la mission de l'expert est définie, la demande d'expertise de M. B ne présente manifestement aucune utilité au sens des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Dès lors, la requête doit être rejetée.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par le CH du Sud Francilien Corbeil-Essonnes et par le GHH au titre des frais d'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le CH du Sud Francilien Corbeil-Essonnes et par le GHH au titre des frais d'instance sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à la caisse primaire d'assurance maladie de Rouen Elbeuf Dieppe Seine-Maritime, à la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn, au groupe hospitalier du Havre, à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) et au centre hospitalier Sud Francilien.
Fait à Rouen, le 19 décembre 2023.
La juge des référés,
A. GAILLARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026