mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2302822 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | ALQUIER CLAUDIE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 5 décembre 2023, la juge des référés a, sur la requête n° 2302822 de Mme B A Du et de la société Groupama Centre Manche, ordonné une expertise, sur le fondement de l'article R.532-1 du code de justice administrative, portant sur les désordres affectant sa propriété située 1 rue des Parts à Yvetot (76190).
Par un mémoire, enregistré le 1er mars 2024, le département de la Seine-Maritime demande que la mission confiée à M. E C, expert, par l'ordonnance susvisée du 5 décembre 2023 soit étendue notamment à l'examen de la liaison bâtimentaire entre la propriété de la requérante et la propriété mitoyenne et à la question des possibilités techniques consistant à procéder à leur désolidarisation.
Par deux mémoires, enregistrés le 1er mars 2024 et le 1er août 2024, M. E F et Mme D F, représentés par Me Auckbur, demandent que les opérations d'expertise se déroulent au contradictoire de leur assureur, la société MAPA, et que la mission de l'expert soit étendue à l'examen de la stabilité du sous-sol de la propriété de Mme A Du.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 11 juin 2024 et le 8 août 2024, Mme B A Du et la société Groupama Centre Manche, représentés par Me Vermont, demandent que la mission de l'expert soit étendue à l'examen de la stabilité du sous-sol de la maison d'habitation de Mme A Du et qu'il soit fait droit à la demande d'extension présentée le 16 juillet 2024 par l'expert.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juin 2024, la commune d'Yvetot et la SMACL Assurances, représentées par Me Mahiu, concluent au rejet des conclusions présentées par Mme A Du et la société Groupama Centre Manche tendant à l'extension de la mission de l'expert et demandent la tenue d'une séance d'expertise prévue par l'article R. 621-8-1 du code de justice administrative.
Par une correspondance, enregistrée le 16 juillet 2024, M. E C, expert, demande d'une part, l'extension de sa mission à l'examen de la stabilité des sous-sols de la parcelle appartenant à Mme A Du et des parcelles avoisinantes, des modalités de désolidarisation des immeubles respectifs de Mme A Du et de M. F, des dispositions de confortement et de protection aux intempéries du pignon de l'immeuble de Mme A Du et, d'autre part, la mise en cause de la société MAPA, en qualité d'assureur de M. F.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise à laquelle elle a été convoquée, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait utile à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. "
2. Mme B A Du est propriétaire d'une maison située sur la parcelle cadastrée AK 1118 sise 1 rue des Parts à Yvetot dont un mur et une charpente sont mitoyens avec un local commercial " La Vieille Auberge ", propriété des époux G, situé sur la parcelle cadastrée AK 1117 sise 1 rue de la République. Dans la soirée du 12 avril 2022, des fissures sont apparues sur le mur extérieur du local commercial suite à l'effondrement localisé du sous-sol et à un affaissement au niveau de la route départementale 6015. Par arrêté du 22 avril 2022, le maire de la commune d'Yvetot a prononcé un état de péril imminent portant sur les parcelles cadastrées AK 1117 et AK 1118.
3. Par l'ordonnance susvisée du 5 décembre 2023, la juge des référés a prescrit une expertise sur la requête de Mme A Du, confiée à M. E C, portant notamment sur l'examen des désordres affectant sa maison d'habitation, leur cause ainsi que sur la nature des travaux à entreprendre afin d'y remédier. Après avoir tenu sa première réunion d'expertise le 22 avril 2024, M. C demande l'extension de ses opérations à l'examen de la stabilité des sous-sols de la parcelle appartenant à Mme A Du et des parcelles avoisinantes et, d'autre part, à l'examen des modalités de désolidarisation des propriétés de Mme B A Du et de M. et Mme F et à la définition des modalités de confortement et de protection aux intempéries du pignon de l'immeuble de Mme A Du, et au chiffrage du coût.
4. En premier lieu, en motivant sa demande d'extension de la mission à la question de la stabilité des sous-sols par le fait que la levée de l'arrêté de péril portant sur la propriété de Mme A Du est conditionnée à la levée de celui portant sur la propriété voisine appartenant à M. F et des mesures portant sur le tronçon de la route départementale 6015, M. C, qui au demeurant indique qu'aucun désordre n'aurait été constaté sur la propriété de la requérante, n'établit pas, en l'absence de lien allégué avec les désordres objet de l'expertise, qu'une telle question serait utile au bon et complet accomplissement de sa mission
5. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux retenus au point précédent, les questions relatives aux modalités de désolidarisation, à leur suite et à leur coût des parties mitoyennes des immeubles de Mme A Du et de M. F ne présente pas davantage d'utilité.
6. Il résulte de ce qui précède que la demande de M. C tendant à l'extension de sa mission d'expertise doit être rejetée. Il en va de même des demandes similaires formées par certaines parties à l'expertise.
7. En dernier lieu, rien ne s'oppose à ce que les opérations d'expertise se déroulent au contradictoire de la société MAPA, en qualité d'assureur de M. F auquel l'expertise a été rendue opposable par l'ordonnance initiale. Il y a donc lieu de mettre cette société dans la cause.
O R D O N N E :
Article 1er : Les demandes tendant à l'extension de la mission d'expertise de M. E C sont rejetées.
Article 2 : La société MAPA est mise dans la cause.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A Du, à la société Groupama Centre Manche, à la commune d'Yvetot, à la société SMACL Assurances, au syndicat mixte d'eau et d'assainissement du Caux Central, au département de la Seine-Maritime, à M. E F, à Mme D F, à la société SADE - Exploitation de Normandie, à la société MAPA et à M. E C, expert.
Fait à Rouen, le 29 octobre 2024.
La juge des référés,
signé
A. GAILLARD
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
S. Combes
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026