LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2303007

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2303007

mardi 6 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2303007
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1 ère Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., marchand de tapis, qui contestait des rappels de TVA pour les années 2017 à 2019. Le requérant invoquait une irrégularité de procédure, faute d’avoir pu exercer les recours hiérarchiques prévus par la charte du contribuable vérifié. Le tribunal a jugé que M. B... avait bien été reçu par le supérieur hiérarchique du vérificateur et qu’il n’avait pas sollicité l’interlocuteur départemental après cet entretien. La décision s’appuie sur l’article L. 10 du livre des procédures fiscales et les dispositions de la charte.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 juillet 2023, M. A... B... demande au tribunal de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) auxquels il a été assujetti au titre de la période couvrant les années 2017 à 2019 et des pénalités afférentes.

M. B... soutient que la procédure d’imposition est irrégulière dès lors qu’il n’a pas pu bénéficier des voies de recours hiérarchiques prévues par la charte du contribuable vérifié, en l’occurrence le supérieur hiérarchique du vérificateur et l’interlocuteur départemental.


Par un mémoire en défense, enregistré le 30 octobre 2023, le directeur régional des finances publiques de Normandie conclut au rejet de la requête.

Le directeur soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Jeanmougin, première conseillère,
- et les conclusions de Mme Barray, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :


M. B..., marchand de tapis exerçant à titre individuel, a fait l’objet en 2021 d’une vérification de comptabilité à l’issue de laquelle il a fait l’objet des rappels contestés de TVA au titre des périodes couvrant les années 2017 à 2019.

Aux termes du dernier alinéa de l’article L. 10 du livre des procédures fiscales : « Les dispositions contenues dans la charte des droits et obligations du contribuable vérifié mentionnée au troisième alinéa de l’article L. 47 sont opposables à l’administration. » Dans sa rédaction applicable en l’espèce, la charte des droits et obligations du contribuable vérifié prévoyait que : « en cas de désaccord avec le vérificateur vous pouvez saisir l’inspecteur divisionnaire ou principal. Si le vérificateur a maintenu totalement ou partiellement les rectifications envisagées, des éclaircissements supplémentaires peuvent vous être fournis si nécessaire par l’inspecteur divisionnaire ou principal », que : « vous pouvez faire appel à l’interlocuteur. Si, après ces contacts des divergences importantes subsistent, vous pouvez faire appel à l’interlocuteur spécialement désigné par le directeur dont dépend le vérificateur » et, enfin, que : « en outre, vous pouvez demander expressément une saisine directe de l’interlocuteur, sans saisir préalablement l’inspecteur divisionnaire ou principal, lorsque ce dernier a signé l’application de pénalités exclusives de bonne foi. »

Il résulte de l’instruction qu’après réception des réponses des 17 août 2021 et 14 septembre 2021 de l’administration à ses observations, M. B... a demandé, par courrier reçu par le service le 1er octobre 2021, « l’exercice des voies de recours hiérarchiques ».

D’une part, eu égard à l’imprécision de sa demande, M. B... ne peut être regardé comme ayant sollicité la saisine directe de l’interlocuteur.

D’autre part, il résulte de l’instruction qu’à la suite de sa demande, le mandataire de M. B... a été reçu le 18 octobre 2021 par le vérificateur et l’inspectrice principale. M. B... n’est donc pas fondé à soutenir qu’il n’a pas pu bénéficier d’un entretien avec le supérieur hiérarchique.

Enfin, il ne résulte pas de l’instruction que M. B... aurait sollicité la saisine de l’interlocuteur après cet entretien du 18 octobre 2021 dont le compte-rendu, qui faisait au demeurant état de « l’absence de contestation à ce stade », lui a été adressé et alors qu’il n’est pas établi que M. B... aurait fait état de ce que des divergences importantes subsistaient à l’issue de cet entretien. Par suite, le contribuable n’est pas fondé à soutenir que la procédure d’imposition est irrégulière.

Il résulte de ce qui précède que M. B... n’est pas fondé à demander la décharge des rappels de TVA qui lui ont été réclamés au titre de la période couvrant les années 2017 à 2019 et des pénalités afférentes.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au directeur régional des finances publiques de Normandie.


Délibéré après l’audience du 9 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Minne, président,
Mme Jeanmougin, première conseillère,
Mme Ameline, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 janvier 2026.


La rapporteure,
signé
H. JEANMOUGIN
Le président,
signé
P. MINNE


Le greffier,

signé

N. BOULAY




La République mande et ordonne au directeur régional des finances publiques de Normandie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions