LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2303731

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2303731

mercredi 9 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2303731
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1 ère Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, qui demandait la décharge de pénalités (7 640 euros) relatives à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2018 et 2021. Le requérant contestait ces pénalités en invoquant une erreur matérielle de l’administration et l’emploi du produit de cession de parts sociales pour sauvegarder une société. Le tribunal a jugé que, s’agissant d’un contrôle sur pièces et non d’une vérification de comptabilité, l’administration n’était pas tenue, en vertu de l’article L. 48 du livre des procédures fiscales, d’indiquer le montant des pénalités dans la proposition de rectification. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens soulevés étant inopérants ou infondés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 septembre 2023, M. B A, demande au tribunal de prononcer la décharge des pénalités afférentes aux cotisations supplémentaire d'impôt sur le revenu auxquelles son foyer fiscal a été assujetti au titre des années 2018 et 2021.

M. A soutient que :

- l'erreur matérielle commise par la vérificatrice dans la proposition de rectification doit conduire à ne pas appliquer le montant de 7 640 euros correspondant aux pénalités ;

- s'il admet avoir commis certaines erreurs déclaratives, l'administration doit reconnaître les siennes ;

- le produit de la cession des parts de la société à responsabilité limitée (SARL) Investis a été employé pour sauvegarder la SARL AC2MI et non pour des dépenses de convenance personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 novembre 2023, la directrice de contrôle fiscal Nord conclut au rejet de la requête.

La directrice soutient qu'aucun moyen n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Minne, président de chambre,

- et les conclusions de Mme Barray, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Il est constant que le foyer fiscal composé de M. et Mme A a omis de souscrire, à l'occasion de la déclaration des revenus des années 2018 et 2021, la déclaration complémentaire modèle n° 2074 relative aux plus-values réalisées au titre de chacune de ces deux années d'imposition à la suite de la cession de parts détenues dans le capital, respectivement, de la SARL Investis et de la SARL Triumph Rouen. Au terme d'un contrôle sur pièces, l'administration fiscale a, suivant la procédure de redressement contradictoire, envisagé, par une proposition de rectification du 2 novembre 2022, de soumettre à l'impôt sur le revenu ces plus-values non déclarées. Les contribuables n'ont pas formulé d'observations à ces redressements au terme du délai qui leur a été imparti. Par une réclamation du 25 juillet 2023, M. A a contesté le montant de pénalités, s'élevant au total à 7 640 euros, dont a été assorti le rappel d'impôt en principal mis en recouvrement au motif qu'il n'avait pas été informé de leur existence.

2. Aux termes de l'article L. 48 du livre des procédures fiscales : " A l'issue d'un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle au regard de l'impôt sur le revenu, d'une vérification de comptabilité ou d'un examen de comptabilité, lorsque des rectifications sont envisagées, l'administration doit indiquer, avant que le contribuable présente ses observations ou accepte les rehaussements proposés, dans la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou dans la notification mentionnée à l'article L. 76, le montant des droits, taxes et pénalités résultant de ces rectifications. () " Il résulte de ces dispositions que l'administration n'est tenue d'indiquer le montant des droits, taxes et pénalités résultant des redressements proposés que dans les propositions et notifications qui font suite à un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle ou à une vérification de comptabilité. Cette obligation ne s'applique pas, en revanche, aux redressements consécutifs à un contrôle sur pièces.

3. Il résulte de l'instruction que les rectifications en matière d'imposition des plus-values de cession de droits sociaux réalisées par le foyer fiscal de M. A ont été proposées, non pas à l'issue d'une vérification de comptabilité ou d'un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle des contribuables, mais à la suite d'une procédure de contrôle sur pièces. Le vérificateur n'était donc pas tenu d'indiquer, dans la proposition de rectification du 2 novembre 2022, le montant des intérêts de retard et de la majoration de 10 % pour déclaration tardive sans mise en demeure préalable prévue par le a) du 1 de l'article 1728 du code général des impôts. Au demeurant, M. A ne peut raisonnablement soutenir qu'il n'aurait pas été informé de l'existence de ces intérêts de retard et majoration dès lors que l'auteur de la proposition de rectification avait expressément signalé, dans ce document, que les droits en principal seraient assortis de ces pénalités au titre de chaque année en cause. Par ailleurs, les montants de 4 484 euros et de 3 156 euros mis en recouvrement pour les années 2018 et 2021 ne sont pas contestés. Enfin, l'emploi qu'a fait M. A du produit de la cession des parts de l'une des deux sociétés est sans incidence sur le bien-fondé des pénalités appliquées.

4. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander la décharge de la somme de 7 640 euros correspondant aux pénalités afférentes aux cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles son foyer fiscal a été assujetti au titre des années 2018 et 2021.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la directrice de contrôle fiscal Nord.

Délibéré après l'audience du 24 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

M. Minne, président,

M. Deflinne, premier conseiller,

Mme Ameline, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2024.

Le président-rapporteur,

signé

P. MINNEL'assesseur le plus ancien,

signé

T. DEFLINNELe greffier,

signé

N. BOULAY

La République mande et ordonne à la directrice de contrôle fiscal Nord en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N. BOULAY

N°2303731

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions