jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2304544 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SPE PIMONT & BURETTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires en défense, enregistrés le 16 novembre 2023, le 10 janvier 2024 et le 13 mars 2024, M. A B, représenté par Me Renoult, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner une expertise, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, portant sur l'existence d'un lien éventuel entre sa pathologie et ses conditions de travail en qualité d'agent technique à la commune de Montville ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Montville les dépens au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'une somme en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 18 décembre 2023 et le 27 février 2024, la commune de Montville, représentée par Me Pimont :
1°) à titre principal, conclut au rejet de la requête ;
2°) à titre subsidiaire, formule protestations et réserves quant à toute reconnaissance de l'imputabilité au service de la pathologie de M. B et à toute responsabilité dans les préjudices que M. B estime avoir subis et demande que la mission confiée à l'expert soit circonscrite à la question relative à l'existence d'un lien éventuel entre sa pathologie et le service ;
3°) en tout état de cause, de mettre à la charge de M. B les dépens au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du même code.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". L'utilité d'une mesure d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective, d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher.
2. M. A B, agent technique titulaire de la fonction publique territoriale exerce, depuis le 1er janvier 2021, les fonctions d'agent des bâtiments. Le 26 juin 2021, lui est diagnostiqué une rupture partielle de la coiffe des rotateurs supra épineuses de l'épaule droite. Par courrier du 13 juillet 2022, l'intéressé a adressé à son employeur une demande tendant à ce que sa pathologie soit reconnue imputable au service. L'avis rendu le 12 octobre 2023 par le comité médical a conclu que la situation médicale de M. B ne réunissait pas l'ensemble des critères du tableau 57A du régime général. Par arrêté du 31 octobre 2023, le maire de Montville a rejeté la demande du requérant tendant à obtenir la reconnaissance de sa pathologie comme maladie professionnelle. Par la présente requête, M. B sollicite une mesure d'expertise portant sur l'existence éventuelle d'un lien entre sa pathologie et ses conditions de travail et, dans l'affirmative, sur les préjudices en résultant.
3. Il résulte de l'instruction que M. B a, par une requête enregistrée sous le n° 2304537, saisi le juge du fond aux fins d'annulation de l'arrêté du 31 octobre 2023 précité par lequel le maire de la commune de Montville a refusé de reconnaître sa pathologie comme maladie professionnelle. Il suit de là, que dans le cadre de ses pouvoirs d'instruction, le juge du fond est susceptible d'ordonner une expertise dont l'utilité ne serait pas différente de celle demandée dans la présente instance consistant à demander à l'expert de donner son avis sur l'existence d'un lien entre sa pathologie et ses conditions de travail. De même, le requérant ne produit aucun élément de nature à justifier qu'il soit fait droit à sa demande sur le fondement des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Pour ce motif, les conclusions présentées à cette fin doivent être rejetées.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Montville au titre des frais d'instance. De même, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de de la commune de Montville, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, une somme au titre des frais d'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Montville au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la commune de Montville.
Fait à Rouen, le 4 juillet 2024.
La juge des référés,
C. VAN MUYLDER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026