LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2304659

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2304659

mercredi 3 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2304659
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantINTER-BARREAUX EMO AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 novembre 2023 et le 22 mai 2024, Mme B A, représentée par la SCP Cherrier-Bodineau demande au juge des référés :

1°) d'ordonner une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, portant sur les préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'accident de service dont elle a été victime le 5 janvier 2017 ;

2°) de mettre à la charge de la communauté de communes Roumois Seine l'avance des frais d'expertise ainsi que les entiers dépens au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ;

3°) de mettre à la charge de la communauté de communes Roumois Seine une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mars 2024, la communauté de communes Roumois Seine, représentée par Me Gillet :

1°) à titre principal, conclut au rejet de la requête ;

2°) à titre subsidiaire, ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée ;

3°) en tout état de cause, conclut au rejet du surplus des conclusions présentées par Mme A.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".

2. Mme B A, adjoint administratif principal de 2ème classe, en poste à la communauté de communes de Roumois Seine, exerce les fonctions de responsable de la résidence pour personnes âgées " Jean Guenier ". Elle a été victime, le 5 janvier 2017, d'un accident de service ayant entraîné une entorse au genou gauche. Par une ordonnance n° 2201749 du 10 juin 2022, la juge des référés a, sur la requête de Mme A, confié à la Dre Vaschalde, experte, le soin de fixer la date de consolidation de l'état de santé de l'intéressée et d'évaluer les préjudices résultant de l'accident de service. Le rapport d'expertise a été remis le 11 août 2023 au greffe du tribunal. Par la présente requête, Mme A demande qu'une nouvelle expertise soit ordonnée afin que les préjudices découlant de son état antérieur, à savoir une lésion méniscale dégénérative, dont l'existence a été révélée par son accident de service, soit évalués.

3. Toutefois, en l'état de l'instruction, il ressort des conclusions du rapport d'expertise que la Dre Vaschalde a fixé la date de consolidation de l'état de santé de Mme A résultant de l'accident de service au 3 février 2017. L'experte a conclu que " les arrêts de travail et prolongations d'arrêt de travail postérieurs au 2 septembre 2017, ainsi que les différentes chutes décrites à partir de cette date, ne peuvent être rapportés au traumatisme du 5 janvier 2017 ". Mme A ne fait état d'aucun élément nouveau de nature à justifier que ces conclusions seraient à reconsidérer. Dans ces conditions, la demande d'expertise, dès lors qu'elle tend à se prononcer à nouveau sur la question des préjudices découlant de l'accident de service dont Mme A a été victime s'apparente à une demande de contre-expertise. Pour ce motif, elle ne remplit pas la condition d'utilité exigée par les dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

4. Aux termes de l'article R. 621-13 du même code : " Lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal () en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions des articles R. 621-11 et R. 761-4. Cette ordonnance désigne la ou les parties qui assumeront la charge de ces frais et honoraires (). Dans les cas mentionnés au premier alinéa, il peut être fait application des dispositions des articles R. 621-12 et R. 621-12-1 " et aux termes de l'article R. 761-1 du même code : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens ".

5. Il résulte des dispositions précitées qu'il appartient au seul président de la juridiction de désigner la ou les parties qui assumeront la charge, après l'accomplissement de l'expertise, des frais et honoraires de l'expertise. Il suit de là que les conclusions de Mme B A tendant à ce que les frais d'expertise soient mis à la charge de la communauté de communes du Roumois ne peuvent qu'être rejetées.

6. La communauté de commune Roumois Seine n'étant pas, dans la présente instance, la partie perdante, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à sa charge une somme au titre des frais d'instance.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la communauté de communes Seine Roumois.

Fait à Rouen, le 3 juillet 2024.

La juge des référés,

C. VAN MUYLDER

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions