jeudi 16 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2304830 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | PIERSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 11 décembre 2023 et le 20 février 2024, M. B A, représenté par Me Soublin, demande au juge des référés d'ordonner une expertise, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, portant sur l'origine des inondations survenues sur sa propriété et de mettre la somme de 1 500 euros à la charge de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2024, la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, représentée par Me Pierson, conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".
2. M. B A est propriétaire d'une maison d'habitation située 460 La Mare aux Aulnes à Angerville-l'Orcher. Depuis la réalisation de travaux de voirie ayant consisté en la réfection de l'enrobé de la chaussée, antérieurement à 2012, l'intéressé a constaté, lors de fortes précipitations, que l'écoulement des eaux de pluie provoquait des venues d'eau devant sa maison ainsi que sur la plateforme de stationnement, voire des inondations de son studio et de son garage, entraînant un amoncellement de graviers et de limons sur sa parcelle et provoquant l'apparition d'une ravine au droit de l'enrobé dont la profondeur serait susceptible de constituer un risque d'accident tant pour les véhicules que pour les piétons. Pour tenter de mettre fin à ce phénomène, M. A a proposé à la commune d'Angerville-l'Orcher puis à la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole d'entreprendre des travaux ayant conduit à la pose de caniveaux en aval de son terrain ce qui, d'après lui, n'aurait en aucune manière permis de mettre fin aux phénomènes décrits ci-dessus. Pour s'opposer à la mesure d'expertise, la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole fait valoir que les travaux permettant la canalisation des eaux de pluie ont été réalisés de sorte qu'elles ne sont plus rejetées sur la plateforme de M. A et que, s'agissant des eaux stagnant sur cette plateforme, elles proviennent des eaux de ruissellement des propriétés privées voisines.
3. Toutefois, en l'état de l'instruction, s'il est constant que des travaux ont été réalisés en octobre 2022 par la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole suite à la réclamation de M. A, il n'est pas contesté que ceux-ci n'auraient pas permis, selon le requérant, de mettre un terme au phénomène d'inondation de sa parcelle. Il n'est en effet pas démontré par la communauté urbaine défenderesse que l'origine desdites inondations se trouverait désormais, non plus dans les malfaçons ayant affecté la portion de la chaussée située au droit de la propriété de M. A, mais dans le ruissellement des eaux venant des parcelles privées voisines. A supposer établi l'origine de ce ruissellement, il n'explique pas à lui seul la permanence dénoncée par M. A du phénomène d'inondation identique à celui constaté avant les travaux de reprise d'octobre 2022.
4. Il résulte de ce qui précède que les mesures d'expertise demandées par M. B A entrent dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a donc lieu de faire droit à sa demande et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de faire droit aux conclusions présentées par M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : M. D C, demeurant 29 Le Nouveau Pîtres, à Pîtres (27590), est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission :
1°) de se rendre sur les lieux situés 460 La Mare aux Aulnes à Angerville-l'Orcher (76280) ;
2°) de se faire communiquer l'ensemble des éléments qu'il estimera utile au bon accomplissement de sa mission et d'entendre tout sachant ;
3°) d'examiner et de décrire les désordres tels que rapportés dans la requête de M. A ;
4°) de donner son avis sur l'origine des désordres constatés en précisant si possible leur date d'apparition ;
5°) de manière générale, de donner tous éléments au tribunal permettant de déterminer les responsabilités encourues ;
6°) d'indiquer la nature et le coût des travaux nécessaires pour remédier à la situation actuelle, en assurant la solidité des biens et un usage propre à leurs destination, en précisant s'il en résulte une plus-value pour les immeubles en cause.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 3 : Le rapport d'expertise sera déposé au greffe par voie électronique, via la plateforme TransfertPro (https://send.transfertpro.com/'c=TA76) à l'adresse suivante : expertises.ta-rouen@juradm.fr, dans les six mois suivant la notification de la présente ordonnance. En application des dispositions de l'article R. 621-9 du code de justice administrative, des copies du rapport seront notifiées aux parties par l'expert. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.
Article 4 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole et à M. D C, expert.
Fait à Rouen, le 16 mai 2024.
La juge des référés,
A. GAILLARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026