LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2304890

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2304890

vendredi 30 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2304890
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4 ème Chambre
Avocat requérantINTER-BARREAUX EMO AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la commune de Mont-Saint-Aignan d’une demande de condamnation de la société Grand Ouest Construction et de son assureur, Axa France IARD, à l’indemniser des préjudices résultant de fautes dans l’exécution du lot n°1 d’un marché public de travaux pour un centre culturel. La commune invoquait une responsabilité contractuelle et un dol, sollicitant 2,4 millions d’euros pour préjudices financiers et d’image. En défense, Axa France IARD a soulevé l’incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions dirigées contre elle, en tant qu’assureur de droit privé. Le tribunal a fait droit à cette exception, rejetant les demandes formées contre la société d’assurances comme portées devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de la répartition des compétences entre juridictions judiciaire et administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 13 décembre 2024, 23 juin 2025 et 6 janvier 2026, la commune de Mont-Saint-Aignan, représentée par la SCP Emo Avocats, demande au tribunal :

1°) de condamner la société Grand Ouest Construction, représentée par Me Pascual, mandataire ad hoc, et la société Axa France IARD, son assureur, à lui verser une somme de 2 402 613,27 euros TTC, assortie des intérêts au taux légal, eux-mêmes capitalisés, en réparation des préjudices subis dans le cadre de l’exécution du lot n° 1 « Clos - Couvert » du marché public de travaux pour la construction et la réhabilitation du centre culturel Marc Sangnier ;

3°) de mettre à la charge de la société Grand Ouest Construction et de la société Axa France IARD une somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la société Grand Ouest Construction a commis des fautes dans l’exécution des travaux dont elle avait la charge ayant conduit à la démolition d’une partie des ouvrages qu’elle avait réalisés et à l’allongement de la durée du chantier ;
- elle a commis un dol en ce que ses agissements révèlent son intention d’exécuter ses prestations, de manière bâclée, en méconnaissance des règles de l’art, et ce afin d’en obtenir le règlement au plus vite ;
- ces fautes sont de nature à engager la responsabilité contractuelle de la société Grand Ouest Construction ;
- elle a droit à l’indemnisation des préjudices financiers et du préjudice d’image qui en découlent, à hauteur respectivement de 2 396 057,47 euros TTC et de 20 000 euros ;
- les protocoles d’accord transactionnel qu’elle a conclus n’ayant pas porté sur la réparation des préjudices en litige, les sommes perçues dans le cadre de leur exécution ne doivent pas être déduites de l’indemnisation accordée ;
- la société Axa France IARD n’est pas fondée à opposer les clauses d’exclusion de garantie du contrat la liant à la société Grand Ouest Construction.


Par quatre mémoires en défense enregistrés les 10 avril, 30 juin et 4 août 2025 et 8 janvier 2026, la SA Axa France IARD, représentée par la SELARL Hellot-Rousselot, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) à titre principal, de rejeter les demandes formées à son encontre comme présentées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître ;

2°) à titre subsidiaire, de surseoir à statuer sur la requête dans l’attente du jugement statuant sur la requête de la commune de Mont-Saint-Aignan dirigée contre le groupement de maîtrise d’œuvre ;

3°) à titre infiniment subsidiaire :

- d’ordonner la production des protocoles d’accord conclus par la commune de Mont-Saint-Aignan ;

- de rejeter les demandes formées à son encontre et l’encontre de la société Grand Ouest Construction ou à défaut, de limiter l’indemnisation mise à la charge de cette dernière à la somme de 119 634,55 euros HT ;

- de condamner in solidum Mme D... E..., la société Peytavin Yvan, M. A... B..., la société Pax Ingénierie, la société Apave Infrastructures et Construction France et la société TPF Ingénierie à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Mont-Saint-Aignan une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- à titre principal, les conclusions à fin d’indemnisation dirigées contre elle sont présentées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître ;
- à titre subsidiaire, il a y lieu de sursoir à statuer dans l’attente du jugement du tribunal statuant sur le litige opposant la commune au groupement de maîtrise d’œuvre ;
- aucune condamnation de la société Grand Ouest Construction ne saurait être prononcé sur un fondement de responsabilité post-contractuelle ;
- les préjudices de la commune découlant des fautes respectivement commises par la maîtrise d’œuvre dans le suivi de l’exécution des travaux de la société Grand Ouest Construction, et par la société Léon Grosse dans l’exécution de ses travaux doivent être exclus de l’indemnisation qui lui serait accordée ;
- les sommes perçues par la commune en exécution des deux protocoles d’accord transactionnel qu’elle a conclus doivent être déduites de cette indemnisation ;
- les clauses d’exclusion du contrat la liant à la société Grand Ouest Construction font obstacle à ce qu’elle soit condamnée à indemniser la commune ;
- elle doit être garantie de toute condamnation prononcée à son encontre par Mme D... E..., l’EURL Peytavin Yvan, M. A... B..., la société Pax Ingénierie, la société TPF Ingénierie et la société Apave Infrastructures et Construction France eu égard à leurs fautes respectives dans la mission de maîtrise d’œuvre.


Par trois mémoires en défense enregistrés les 12 et 16 mai et 26 août 2025, la SAS Apave Infrastructures et Construction France, représentée par la SELARL Sandrine Marié, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) à titre principal, de la mettre hors de cause en l’absence de demande formée à son encontre ;

2°) à titre subsidiaire, de rejeter toute demande formée à son encontre ;

3°) à titre infiniment subsidiaire, de condamner la société Grand Ouest Construction, représentée par Me Pascual, mandataire ad hoc, la société Axa France IARD, son assureur, la société Pax Ingénierie, Mme D... E..., l’EURL Peytavin Yvan, M. A... B... et la société TPF Ingénierie à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre ;

4°) de mettre à la charge in solidum de la société Grand Ouest Construction, représentée par Me Pascual, mandataire ad hoc, et la société Axa France IARD, ainsi que de tout succombant une somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- aucune demande de la commune n’est dirigée contre elle ;
- elle n’a commis aucune faute dans la première, ni la seconde phase des travaux ;
- aucune condamnation solidaire ne pourra être prononcée à son encontre ;
- à défaut, elle doit être garantie de toute condamnation prononcée à son encontre par la société Grand Ouest Construction, par la société Axa France IARD, son assureur, ainsi que par la société Pax Ingénierie, Mme D... E..., l’EURL Peytavin Yvan, M. A... B... et la société TPF Ingénierie.


Par un mémoire en défense enregistré le 30 juin 2025, la SAS Pax Ingénierie, représentée par Me Barrabé, demande au tribunal :

1°) de rejeter toute demande formée à son encontre ;

2°) de mettre à la charge de la société Axa France IARD une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- à titre principal, les conclusions à fin d’indemnisation dirigées contre la société Axa France IARD sont présentées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître ;
- la responsabilité de la société Grand Ouest Construction est majeure dans la survenance des préjudices subis par la commune ;
- à titre subsidiaire, les demandes d’appel en garantie dirigées contre elle doivent être rejetées.


Par un mémoire en défense enregistré le 16 juillet 2025, la SAS TPF Ingénierie, représentée par la SELARL Logos, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de rejeter toute demande formée à son encontre ;

2°) à titre subsidiaire, de condamner solidairement, ou à défaut, in solidum, Mme D... E..., la société Peytavin Yvan, la société Apave Infrastructures et Construction France, la société Montmirail, son assureur, la société Pax Ingénierie, M. A... B... et la Société mutuelle d’assurance du bâtiment et des travaux publics, assureur de ces deux derniers, à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre ;

3°) de mettre à la charge de tout succombant une somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- à titre principal, les conclusions à fin d’indemnisation dirigées contre la société Axa France IARD sont présentées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître ;
- il en va de même des conclusions à fin d’appel en garantie présentées contre elle par la société Axa France IARD ;
- elle n’a commis aucune faute dans laquelle les préjudices subis par la commune trouvent leur origine ;
- les préjudices exposés par la commune sont dépourvus de lien de causalité avec son intervention ;
- en l’absence de faute de sa part, toute demande d’appel en garantie dirigée contre elle doit être rejetée.


Par un mémoire en défense enregistré le 8 janvier 2026, Mme D... E... et l’EURL Peytavin Yvan, représentés par Me Caron, associé du cabinet CLL Avocats, demande au tribunal :

1°) de rejeter les conclusions à fin d’appel en garantie dirigées contre eux présentées par la société Axa France IARD ;

2°) de mettre à la charge de la société Axa France IARD une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que les conclusions à fin d’appel en garantie dirigées contre eux et présentées par la société Axa France IARD doivent être rejetées dès lors que celle-ci est insusceptible de faire l’objet d’une condamnation au profit de la commune de Mont-Saint-Aignan, dont les conclusions dirigées contre cette société ne relèvent pas de la compétence de la juridiction administrative.


La requête a été communiquée Me Pascual, mandataire ad hoc de la SAS Grand Ouest Construction et à M. A... B..., qui n’ont pas produit d’observations.


Par courrier du 5 décembre 2025, les parties ont été informées, en application de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d’être fondé sur les moyens relevés d’office suivants :

- incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions à fin d’indemnisation présentées par la commune de Mont-Saint-Aignan à l’encontre de la société Axa France IARD, assureur de la société Grand Ouest Construction, au titre de ses obligations de droit privé ;

- incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions à fin d’appel en garantie présentées par la société Apave Infrastructures et Construction France à l’encontre de la société Axa France IARD, assureur de la société Grand Ouest Construction, au titre de ses obligations de droit privé ;

- incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions à fin d’appel en garantie présentées par la société TPF Ingénierie à l’encontre de la Société mutuelle d’assurance du bâtiment et des travaux publics, assureur de la société Pax Ingénierie et de M. A... B..., et de la société Montmirail, assureur de la société Apave Infrastructures et Construction France, au titre de leurs obligations de droit privé.

La société Axa France IARD a présenté des observations en réponse enregistrées le 12 décembre 2025.


La société Axa France IARD a produit un mémoire, enregistré le 13 janvier 2026, postérieurement à la clôture de l’instruction intervenue dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article R. 613-2 du code de justice administrative, qui n’a pas été communiqué.


Vu
- le rapport du M. C... F..., expert, enregistré le 25 avril 2022 ;
- l’ordonnance du 19 mai 2022 par laquelle le président du tribunal administratif de Rouen a liquidé et taxé les frais et honoraires de l’expert à la somme de 49 920,63 euros TTC, dont 8 146,45 euros au titre de la taxe sur la valeur ajoutée ;
- les autres pièces du dossier.




Vu :
- le code de la commande publique ;
- l’arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Cotraud, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Aubert, rapporteure publique,
- et les observations de Me Gillet, représentant la commune de Mont-Saint-Aignan, de Me Hellot, représentant la société Axa France IARD, de Me Noury, représentant la société Apave Infrastructures et Construction France, et de Me Crisanti, représentant la société TPF Ingénierie.

Les autres parties n’étaient pas présentes, ni représentées.


Considérant ce qui suit :

1. Par un acte d’engagement du 6 février 2013, la commune de Mont-Saint-Aignan a confié à la SAS Grand Ouest Construction, dans le cadre du marché public de travaux pour la construction et la réhabilitation du centre culturel Marc Sangnier, le lot n° 1 « Clos - Couvert », pour un montant de 4 319 527,85 euros TTC. Par un jugement du 3 juin 2014 du tribunal de commerce de Rouen, la société Grand Ouest Construction a été placée en redressement judiciaire, puis en liquidation judiciaire, par un jugement du 29 juillet 2014, Me Pascual étant, dans ce cadre, désignée mandataire ad hoc. En l’absence de réponse de ce dernier à sa saisine concernant la poursuite des prestations de la société Grand Ouest Construction dues dans le cadre du marché précité, la commune de Mont-Saint-Aignan a prononcé sa résiliation de plein droit et a informé par ailleurs les autres entreprises concernées de l’ajournement du chantier à compter du 15 septembre 2014. Au terme de cette période d’ajournement, la commune de Mont-Saint-Aignan a attribué le lot n° 1 « Clos - couvert » à la SA Léon Grosse, comportant la démolition et la reconstruction des ouvrages en superstructure réalisés par la société Grand Ouest Construction, précédent attributaire. A l’occasion de l’exécution des travaux prévus par la société Léon Grosse, la SAS Apave Infrastructures et Construction France, chargé du contrôle technique, a relevé des malfaçons dans la réalisation des fondations par la société Grand Ouest Construction. Les travaux exécutés par la société Léon Grosse ont été réceptionnés avec réserves le 24 juin 2019. Par une ordonnance n° 1901605 du 20 février 2020, le juge des référés du tribunal administratif de Rouen a, sur demande de la commune de Mont-Saint-Aignan, ordonné une expertise visant notamment à déterminer les désordres ayant affecté les fondations et le gros œuvre du projet, le coût des travaux de reprise et identifier l’origine de l’ensemble des retards qu’a connus le chantier, leur imputabilité et les surcoûts en résultant. L’expert a remis son rapport le 25 avril 2022. Par un jugement n° 2005078 du 30 octobre 2024, le tribunal administratif de Rouen a statué sur les réclamations de la société Léon Grosse à l’égard de la commune de Mont-Saint-Aignan. Par deux ordonnances nos 2302810 et 2400162 du 26 septembre 2024, le tribunal a donné acte des désistements respectifs de la commune de Mont-Saint-Aignan et Mme D... E... dans les litiges opposant le maître de l’ouvrage au groupement de maîtrise d’œuvre, par suite de la conclusion d’un protocole d’accord transactionnel approuvé par une délibération du 13 juin 2024. Il en a été de même, par une ordonnance n° 2402419 du 17 octobre 2025, par suite de la conclusion d’un protocole d’accord transactionnel, approuvé par délibération du 19 juin 2025, dans le litige opposant la commune de Mont-Saint-Aignan et la SA Banque du bâtiment et des travaux publics, caution personnelle et solidaire de la société Grand Ouest Construction. Dans la présente instance, la commune de Mont-Saint-Aignan demande au tribunal, sur le fondement de la responsabilité contractuelle, de condamner cette dernière, ainsi que la SA Axa France IARD, son assureur, à l’indemniser des préjudices subis du fait des malfaçons et retards dans l’exécution du marché précité.

Sur la compétence de la juridiction administrative :

2. Si l’action directe ouverte par l’article L. 124-3 du code des assurances à la victime d’un dommage ou à l’assureur de celle-ci subrogé dans ses droits, contre l’assureur de l’auteur responsable du sinistre, tend à la réparation du préjudice subi par la victime, elle se distingue de l’action en responsabilité contre l’auteur du dommage en ce qu’elle poursuit l’exécution de l’obligation de réparer qui pèse sur l’assureur en vertu du contrat d’assurance. Il s’ensuit qu’il n’appartient qu’aux juridictions de l’ordre judiciaire de connaître des actions tendant au paiement des sommes dues par un assureur au titre de ses obligations de droit privé, alors même que l’appréciation de la responsabilité de son assuré dans la réalisation du fait dommageable relèverait de la juridiction administrative.

3. En premier lieu, il résulte du principe précité, ainsi que la société Axa France IARD l’oppose, que les conclusions à fin d’indemnisation présentées par la commune de Mont-Saint-Aignan à son encontre, en sa qualité d’assureur de la société Grand Ouest Construction, doivent être rejetées comme étant présentées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître. Il en va de même, pour les mêmes motifs, d’une part et ainsi que l’a relevé la société TPF Ingénierie, des conclusions à fin d’appel en garantie présentées par la société Axa France IARD, et d’autre part, ainsi que le tribunal l’a relevé d’office, des conclusions à fin d’appel en garantie présentées par la société Apave Infrastructures et Construction France à l’encontre de la société d’assurance précitée.

4. En second lieu et ainsi que ainsi que le tribunal l’a relevé d’office, les conclusions à fin d’appel en garantie de la société TPF Ingénierie dirigées contre la Société mutuelle d’assurance du bâtiment et des travaux publics, assureur de la société Pax Ingénierie et de M. A... B..., et la société Montmirail, assureur de la société Apave Infrastructures et Construction France, doivent être rejetées comme étant présentées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Sur les conclusions à fin d’indemnisation :

En ce qui concerne la recevabilité de l’action en responsabilité contractuelle à l’encontre de la société Grand Ouest Construction :

5. La réception est l’acte par lequel le maître de l’ouvrage déclare accepter l’ouvrage avec ou sans réserve et met fin aux rapports contractuels entre le maître de l’ouvrage et les constructeurs en ce qui concerne la réalisation de l’ouvrage. En l’absence de stipulations particulières prévues par les documents contractuels, lorsque la réception est prononcée avec réserves, les rapports contractuels entre le maître de l’ouvrage et les constructeurs ne se poursuivent qu’au titre des travaux ou des parties de l’ouvrage ayant fait l’objet des réserves.
6. Aux termes de l’article 47 du cahier des clauses administratives générales, au nombre des pièces constitutives du marché : « (…) / 47.1.1. En cas de résiliation, il est procédé, le titulaire ou ses ayants droit, tuteur, administrateur ou liquidateur, dûment convoqués dans les conditions prévues par les documents particuliers du marché, aux constatations relatives aux ouvrages et parties d’ouvrages exécutés, à l’inventaire des matériaux approvisionnés ainsi qu’à l’inventaire descriptif du matériel et des installations de chantier. Il est dressé procès-verbal de ces opérations dans les conditions prévues à l’article 12. Ce procès-verbal comporte l’avis du maître d’œuvre sur la conformité aux dispositions du marché des ouvrages ou parties d’ouvrages exécutés. / Ce procès-verbal est signé par le maître de l’ouvrage. Il emporte réception des ouvrages et parties d’ouvrages exécutés, avec effet de la date d’effet de la résiliation, tant pour le point de départ du délai de garantie défini à l’article 44 que pour le point de départ du délai prévu pour le règlement final du marché à l’article 13.3.2. (…) ».

7. A supposer que la société Axa France IARD ait entendu opposer une fin de non-recevoir en ce sens, il résulte de l’instruction que, par un courrier du 18 septembre 2014, reçu le 25 septembre, Me Pascual, mandataire de la société Grand Ouest Construction, a été informée de la résiliation, à effet au 15 septembre 2014, du marché dont celle-ci était attributaire, et été convoquée aux opérations de liquidation prévues le 29 septembre 2014, lesquelles, en vertu des stipulations précitées, comportaient les opérations de réception des ouvrages exécutés. Me Pascual, absente lors de ces opérations, a eu notification par courrier du 3 novembre 2014, reçu le 7 novembre, du procès-verbal des opérations de liquidation, réception des travaux et constatation des ouvrages exécutés. Il en ressort en particulier, ainsi que la société Axa France IARD le relève, qu’aucun des ouvrages de gros œuvre n’a fait l’objet d’une réception pure et simple. La commune de Mont-Saint-Aignan est dès lors recevable à solliciter du tribunal l’engagement de la responsabilité contractuelle de la société Grand Ouest Construction en vue de la réparation des préjudices subis du fait des malfaçons et retards dans l’exécution du marché en litige.

En ce qui concerne les fautes commises par la société Grand Ouest Construction :

8. En premier lieu, la commune de Mont-Saint-Aignan ne peut utilement soutenir que la société Grand Ouest Construction a commis des agissements assimilables à une fraude ou à un dol, une telle circonstance permettant seulement d’engager la responsabilité des constructeurs dans l’exécution de leur contrat après l’expiration du délai de l’action en garantie décennale.

9. En second lieu et en revanche, d’une part, et ainsi que le soutient la commune, sans contestation sérieuse, il résulte de l’instruction, en particulier de son rapport, que l’expert a relevé des malfaçons dans la réalisation d’un mur d’infrastructure, au droit du hall d’accueil, dont certains blocs à bancher ne sont pas remplis de béton et d’autres se superposent mal, et de certains poteaux et linteaux, souffrant d’un défaut d’armature en appui et d’une friabilité de leur béton. Il a également observé un défaut d’alignement du nez de dalle et un défaut d’aplomb des poteaux par rapport à l’infrastructure en façade sud, ainsi qu’un défaut de continuité du joint de dilatation, en file n° 2, côté nord-ouest, et l’absence d’un tel joint en file n° 7. Il a enfin constaté des malfaçons, pour la grande salle, dans la réalisation des fondations, dont le gros béton sous les semelles de la grande salle ne sont pas partout assises sur le bon niveau de sol. Ces malfaçons, dont l’ampleur a rendu nécessaire la démolition, puis la reconstruction d’une grande partie des ouvrages réalisés par la société Grand Ouest Construction, constituent des fautes susceptibles d’engager sa responsabilité contractuelle à l’égard de la commune de Mont-Saint-Aignan.

En ce qui concerne les préjudices de la commune de Mont-Saint-Aignan :

10. En premier lieu, il résulte de l’instruction, en particulier du rapport d’expertise, non sérieusement contredit par la société Axa France IARD, que les malfaçons commises par la société Grand Ouest Construction ont rendu nécessaire la mise en œuvre, par la société Léon Grosse, de travaux de démolition et de reconstruction des ouvrages en superstructure qu’elle avait réalisés, pour un coût global de 1 052 276,45 euros HT, soit 1 262 731,74 euros TTC, de reprise des fondations pour un coût global de 504 214,50 euros HT, soit 605 057,40 euros TTC, et de reprise des étanchéités des terrasses et des acrotères après dépose des étanchéités, pour un coût global de 61 516,67 euros HT, soit 73 820 euros TTC.

11. Il ne résulte pas de l’instruction, et ainsi que l’avait estimé le tribunal dans le jugement n° 2005078 du 30 octobre 2024 précité, auquel la société Axa France IARD n’apporte pas de contestation sérieuse, que, pour ce qui concerne les fondations, les malfaçons précitées découlent, même pour partie, d’une erreur de conception commise par le bureau d’études techniques. Les surcoûts exposés par la commune doivent dès lors être regardés comme étant en lien direct avec les fautes commises par la société Grand Ouest Construction. La commune est ainsi fondée à en être indemnisée, à hauteur de la somme globale de 1 602 674,12 euros HT, soit 1 923 208,94 euros TTC, après déduction d’une somme de 15 333,50 euros HT, soit 18 400,20 euros TTC correspondant à une prestation de décapage du gros béton et mise à niveau du terrain, que l’expert a estimé non réalisée, sans contestation.

12. En deuxième lieu, il résulte de l’instruction, en particulier du rapport d’expertise, non sérieusement contredit par la société Axa France IARD, que, en raison de l’allongement de la durée du chantier, la commune a conclu des avenants avec les sociétés Apave Infrastructures et Construction France, chargée du contrôle technique, et TPF Ingénierie, chargée de la mission ordonnancement, pilotage et coordination, pour un montant global de 87 462 euros HT, soit 104 954,40 euros TTC. La commune démontre également avoir exposé des frais d’huissier, à hauteur de 1 220,06 euros HT, soit 1 464,07 euros TTC aux fins de constat des malfaçons commises par la société Grand Ouest Construction, et des frais d’étude de reconnaissance supplémentaires à hauteur de 21 852 euros HT, soit 26 222,40 euros TTC. Il sera fait une exacte évaluation de ces différents préjudices à la somme globale de 110 534,06 euros HT, soit 132 640,87 euros TTC.

13. En troisième lieu et compte tenu du report de la saison culturelle 2018, la commune demande à être remboursée de la subvention de 234 000 euros versée, pour cet exercice, au Centre dramatique national de Normandie Rouen. Toutefois, cette somme correspondant à la contribution de la commune au fonctionnement de cet établissement public de coopération culturelle, prévue à l’article 20 de ses statuts, le préjudice allégué est dépourvu de lien de causalité avec les fautes commises par la société Grand Ouest Construction.

14. En quatrième lieu, la commune soutient avoir subi, du fait de l’allongement des travaux rendu nécessaire du fait des fautes commises par la société Grand Ouest Construction un préjudice financier, constitué par la location de locaux extérieurs et d’un véhicule utilitaire, ainsi que de frais de personnel liés à la tenue de réunions supplémentaires de suivi des travaux. Il résulte toutefois de l’instruction, en particulier du rapport d’expertise, auquel la commune n’apporte aucune contradiction, que d’une part, le lien entre la location du véhicule et l’allongement de la durée du chantier n’est pas établi, qu’il n’est pas démontré que le coût de la location du local ait excédé les frais qu’elle aurait supportés en cas d’occupation de l’ouvrage, et qu’il n’est justifié d’aucuns frais de personnel supplémentaire exposés au titre d’indemnités horaires pour travaux supplémentaires. La commune n’est dès lors pas fondée à être indemnisée à ce titre.

15. En cinquième lieu, par la production d’articles de presse et d’extraits du bulletin d’information municipale relatant les annonces d’ouverture et de report d’ouverture de l’Espace Marc Sangnier, ainsi que des vicissitudes du chantier, la commune n’établit pas le préjudice d’image allégué et ne peut ainsi se voir indemnisée pour ce chef de préjudice.

16. En dernier lieu, il appartient au juge administratif, lorsqu’il détermine le montant des indemnités allouées par lui, de prendre, au besoin d’office, les mesures nécessaires pour que sa décision n’ait pas pour effet de procurer à la victime d’un dommage, par les indemnités qu’elle a pu ou pourrait obtenir en raison des mêmes faits, une réparation supérieure au préjudice subi.

17. Il résulte de ce qui précède que les préjudices subis par la commune de Mont-Saint-Aignan en lien direct avec les fautes commises par la société Grand Ouest Construction doivent être évalués à la somme globale de 1 713 208,18 euros HT, soit 2 055 849,82 euros TTC.

18. Cependant et d’une part, il ne résulte pas de l’instruction, en particulier des termes de la délibération du 13 juin 2024 que la somme de 700 000 euros reçue par la commune de la part du groupement de maîtrise d’œuvre en application du protocole d’accord transactionnel conclu pour régler leurs différends ait eu pour objet ou pour effet de réparer tout ou partie de son préjudice résultant des fautes commises par la société Grand Ouest Construction dans l’exécution de ses travaux.

19. D’autre part et en revanche, il résulte de l’instruction que la somme de 70 000 euros versée par la société Banque du bâtiment et des travaux publics, caution personnelle et solidaire constituée par la société Grand Ouest Construction en vue de garantir les malfaçons susceptibles d’apparaître après la réception des travaux, ainsi que leurs conséquences, a eu pour effet de réparer pour partie le préjudice de la commune de Mont-Saint-Aignan résultant des fautes commises par cette dernière société dans l’exécution des travaux. Cette somme doit ainsi être déduite de l’indemnisation due par celle-ci à la commune, fixée, au point 17, à hauteur de la somme de 2 055 849,82 euros TTC euros.

20. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de surseoir à statuer, que la commune de Mont-Saint-Aignan est seulement fondée à demander la condamnation de la société Grand Ouest Construction à lui verser une somme de 1 985 849,82 euros.

Sur les intérêts et la capitalisation des intérêts :

21. La commune de Mont-Saint-Aignan a droit aux intérêts de la somme de 1 985 849,82 euros à compter du 13 décembre 2023, date d’enregistrement de la requête.

22. La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d’une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu’à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée le 13 décembre 2023. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 13 décembre 2024, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d’intérêts, ainsi qu’à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

Sur les appels en garantie :

23. En l’absence de condamnation prononcée à leur encontre, les conclusions à fin d’appel en garantie présentées par la société TPF Ingénierie et du surplus des conclusions en ce sens présentées par la société Apave Infrastructures et Construction France doivent être rejetées.


Sur les dépens :

24. Par une ordonnance susvisée du 19 mai 2022 du président du tribunal administratif, les frais d’expertise ont été taxés et liquidés à hauteur de la somme de 49 920,63 euros TTC et mis à la charge provisoire de la commune de Mont‑Saint‑Aignan.

25. Les frais d’expertise ont été taxés et liquidés dans l’instance n° 2005078.


Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :

26. En premier lieu, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la société Grand Ouest Construction une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Mont-Saint-Aignan et non compris dans les dépens.

27. En deuxième lieu, il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la société Axa France IARD, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés par la société Pax Ingénierie et non compris dans les dépens.

28. En dernier lieu, il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions des autres parties au titre des frais qu’elles ont exposés et non compris dans les dépens.


D E C I D E :


Article 1er : Les conclusions dirigées contre la société Axa France IARD, la Société mutuelle d’assurance du bâtiment et des travaux publics et la société Montmirail sont rejetées comme étant présentées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : La société Grand Ouest Construction versera à la commune de Mont-Saint-Aignan une somme de 1 985 849,82 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 13 décembre 2023. Les intérêts échus à la date du 13 décembre 2024, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux‑mêmes intérêts.

Article 3 : La société Grand Ouest Construction versera à la commune de Mont-Saint-Aignan une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les frais d’expertise ont été taxés et liquidés dans l’instance n° 2005078.

Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Mont-Saint-Aignan, à Me Pascual, mandataire ad hoc de la SAS Grand Ouest Construction, à la SA Axa France IARD, à Mme D... E..., à la SAS Pax Ingénierie, à M. A... B..., à l’EURL Peytavin Yvan, à la SAS TPF Ingénierie, à la SAS Apave Infrastructures et Construction France, à la Société mutuelle d’assurance du bâtiment et des travaux publics et à la SAS Montmirail.


Délibéré après l’audience du 16 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Van Muylder, présidente,
M. Cotraud, premier conseiller,
Mme Favre, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 30 janvier 2026.

Le rapporteur,





J. Cotraud
La présidente,





C. Van MuylderLe greffier,





J.-B. Mialon

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions