LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2305063

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2305063

mardi 18 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2305063
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1 ère Chambre
Avocat requérantMESSERLY MARIE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A..., agent contractuel du CNRS, qui demandait réparation pour le paiement tardif d’une partie de sa rémunération entre 2021 et 2023. La juridiction a reconnu que les retards de versement, imputables au CNRS, étaient établis, mais a estimé que la requérante n’apportait aucun élément prouvant l’existence d’un préjudice direct. En conséquence, le tribunal a refusé d’annuler la décision de rejet du CNRS et de condamner ce dernier à verser une indemnité de 7 000 euros. Cette décision s’appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le décret n°86-83 du 17 janvier 1986.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et une production de pièce enregistrées le 14 décembre 2023 et le 11 janvier 2024, Mme B... A..., représentée par Me Messerly, demande au tribunal :

d’annuler la décision du 11 octobre 2023 par laquelle le centre national de la recherche scientifique (CNRS) a refusé de l’indemniser et de le condamner à lui verser la somme de 7 000 euros en réparation des préjudices résultant du paiement tardif d’une partie de sa rémunération ;

de mettre à la charge du CNRS la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme A... soutient que :

sa requête est recevable ;
elle a été privée de 20 % de son traitement dû au titre de la période du 11 janvier 2021 au 6 mai 2021 pendant une période de 6 mois ;
les sommes dues au titre de cette période ne lui ont été versées qu’en juin 2023 ;
elle a été privée de 20 % de son traitement dû au titre de la période du 7 mai 2021 au 8 décembre 2021 ;
les sommes dues au titre de cette période ne lui ont été versées qu’en janvier 2023 ;
l’absence de perception de l’intégralité de son salaire lui a causé un préjudice de troubles dans ses conditions d’existence ;
elle a subi un préjudice moral dès lors qu’elle a été contrainte de relancer le CNRS pour obtenir des explications.


Vu :
la mise en demeure adressée le 3 juillet 2024 au CNRS ;
l’ordonnance du 11 février 2025 fixant la clôture d’instruction au 11 mars 2025 à 12 h 00;
les autres pièces du dossier.

Vu :
le code général de la fonction publique ;
le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;
le code de justice administrative.



Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
le rapport de M. Deflinne, premier conseiller,
et les conclusions de Mme Barray, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

Mme A... a été recrutée par le CNRS sur la base d’un contrat de travail à durée déterminée conclu sur le fondement de l’article 4-2 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’Etat à compter du 9 décembre 2019 jusqu’au 8 décembre 2021 pour exercer les fonctions de chercheur en espace-territoire et sociétés. Durant cette période, elle a bénéficié d’un congé de maladie ordinaire à compter du 4 novembre 2020 qui a été reconduit jusqu’au 10 janvier 2021. Le CNRS, en se fondant sur les dispositions de l’article 12 du décret du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l’Etat, a fait bénéficier Mme A... d’un plein traitement du 4 novembre 2020 au 3 décembre 2020, d’un demi-traitement du 4 décembre 2020 au 2 janvier 2021 et aucun traitement n’a été servi à l’intéressée du 3 janvier 2021 au 10 janvier 2021. À compter du 11 janvier 2021, Mme A... a bénéficié d’un temps partiel thérapeutique à 80 % jusqu’au terme de son contrat de travail le 8 décembre 2021. Par courrier du 28 août 2023, elle a demandé au CNRS de l’indemniser du préjudice subi du fait du paiement tardif d’une partie de sa rémunération. Par courrier du 11 octobre 2023, l’établissement public a rejeté sa demande. Mme A... demande l’annulation de cette décision et à ce que le CNRS soit condamné à lui verser la somme de 7 000 euros en réparation des préjudices subis.

Il est constant qu’une partie de la rémunération due à Mme A... pour la période du 11 janvier 2021 au 6 mai 2021 et pour la période du 7 mai 2021 au 8 décembre 2021, équivalent à près de 20 % de son salaire, ne lui a été servie qu’au cours de l’année 2023. S’il n’est pas contesté que ces retards de versements sont imputables au CNRS, Mme A... n’apporte aucun élément permettant de considérer qu’ils lui auraient causé un préjudice.

Il résulte de ce qui précède que Mme A... n’est pas fondée à demander l’annulation de la décision par laquelle le CNRS a refusé de faire droit à sa demande ni à demander la condamnation de cet établissement à lui verser une somme de 7 000 euros à raison du retard dans le versement des sommes qui lui étaient dues. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre des frais liés à l’instance doivent être rejetées.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et au centre national de la recherche scientifique.



Délibéré après l’audience du 28 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Minne, président,
M. Deflinne, premier conseiller,
Mme Ameline, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 novembre 2025.



Le rapporteur,
signé
T. DEFLINNE
Le président,
signé
P. MINNE


Le greffier,


signé

N. BOULAY


La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,


N. BOULAY

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions