LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2400013

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2400013

vendredi 16 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2400013
TypeDécision
PublicationC
FormationJuge Unique 3
Avocat requérantBARHOUM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 janvier 2024, et des pièces enregistrées le 12 février 2024, M. D B, représenté par Me Michella Barhoum, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 30 décembre 2023 par lequel le préfet des Ardennes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre au préfet des Ardennes, en cas de reconnaissance du bien-fondé de la requête, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente du réexamen de sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à Me Michella Barhoum au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991, ladite condamnation valant renonciation de son conseil au versement de l'aide juridictionnelle ;

5°) à titre subsidiaire, de mettre à la charge de l'État, la somme de 1 200 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B soutient que :

- sa requête n'est pas tardive ;

La décision portant obligation de quitter le territoire :

- est insuffisamment motivée ;

- a été prise par une autorité incompétente ;

- a été prise en méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne d'être entendu ;

- est entachée d'erreurs de fait, d'un défaut d'examen particulier de sa situation ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

La décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

- est insuffisamment motivée ;

- est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

La décision fixant le pays destination :

- est insuffisamment motivée ;

- est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.

La requête a été communiquée au préfet des Ardennes qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme C comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir, au cours de l'audience publique du 13 février 2024, présenté son rapport et entendu :

- les observations de Me Barhoum, pour M. B, qui reprend ses conclusions et moyens, dépose des pièces à l'audience et demande que les mesures visées dans sa requête soient enjointes non au préfet des Ardennes mais à celui de la Seine-Maritime;

- les observations de M. B, assisté de Mme E, interprète en néerlandais.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant surinamais né le 27 avril 1995 à Paramaribo, déclare être entré en France le 29 janvier 2018. Le 30 décembre 2023, il a fait l'objet, dans le département des Ardennes, d'un contrôle des services de police et d'une procédure de retenue administrative en vue de la vérification de son droit au séjour. Par un arrêté du 30 décembre 2023 le préfet des Ardennes lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire et a fixé le pays de renvoi.

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

2. Eu égard à l'urgence, il y a lieu, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée relative à l'aide juridique, d'admettre provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, la décision attaquée vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet des Ardennes a fait applications, ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. L'autorité préfectorale, qui n'avait pas à faire référence à l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressé, y mentionne, notamment, sa situation familiale et administrative. La décision est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait. Il ne résulte pas des pièces du dossier, et notamment de la motivation de la décision en litige, qu'elle aurait été prise sans que le préfet n'ait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Par suite les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen particulier de la situation du requérant doivent être écartés.

4. En deuxième lieu, M. Joël Dubreuil, secrétaire général de la préfecture des Ardennes, bénéficiait d'une délégation de signature du préfet des Ardennes du 13 juillet 2023, régulièrement publiée le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture des Ardennes n°8-2023-069, à l'effet notamment, à compter du 17 juillet 2023, de signer des décisions portant obligation de quitter le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait.

5. En troisième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, notamment de son arrêt C-383/13 M. A, N. R./Staatssecretaris van Veiligheid en Justitie du 10 septembre 2013, que toute irrégularité dans l'exercice des droits de la défense lors d'une procédure administrative concernant un ressortissant d'un pays tiers en vue de son éloignement ne saurait constituer une violation de ces droits et, en conséquence, que tout manquement, notamment, au droit d'être entendu n'est pas de nature à entacher systématiquement d'illégalité la décision prise. Il revient à l'intéressé d'établir devant le juge chargé d'apprécier la légalité de cette décision que les éléments qu'il n'a pas pu présenter à l'administration auraient pu influer sur le sens de cette décision et il appartient au juge saisi d'une telle demande de vérifier, lorsqu'il estime être en présence d'une irrégularité affectant le droit d'être entendu, si, eu égard à l'ensemble des circonstances de fait et de droit spécifiques de l'espèce, cette violation a effectivement privé celui qui l'invoque de la possibilité de mieux faire valoir sa défense dans une mesure telle que cette procédure administrative aurait pu aboutir à un résultat différent.

6. Il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est pas non plus soutenu par le requérant, que la procédure administrative en cause aurait pu aboutir à un résultat différent s'il avait été mis en mesure de formuler ses observations sur l'éventualité du prononcé d'une obligation de quitter le territoire français lors de son audition dont le préfet des Ardennes n'a pas fourni le compte -rendu mais dont il résulte de la décision elle-même et des propos tenus lors de l'audience qu'elle a bien eu lieu. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par le principe général du droit de l'Union européenne, doit être écarté.

7. En quatrième lieu, si le requérant soutient que l'arrêté est entaché d'erreurs de fait traduisant un défaut d'examen particulier de la situation, ce moyen n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier la portée et, par suite, le bien-fondé.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".

9. M. B soutient qu'il a reconstruit l'intégralité de son noyau privé et familial sur le territoire français depuis 2018 et qu'il est père d'un nouveau-né né d'une mère en situation régulière. Toutefois, il n'établit pas résider effectivement en France depuis 2018 et n'établit pas non plus avoir cherché à régulariser sa situation avant de faire l'objet de l'obligation de quitter le territoire litigieuse. S'il a apporté un début de preuve, par des pièces produites la veille de l'audience, qu'il vit avec une compatriote titulaire d'une carte de séjour temporaire valable jusqu'au 10 février 2024 et qu'ils ont eu une enfant le 28 octobre 2023, il ne démontre pas la durée de la vie commune et n'a reconnu sa fille que le 5 janvier 2024 soit postérieurement à la décision en litige. La circonstance que la mère du requérant vivrait avec le couple et qu'elle est en séjour régulier en France n'est pas de nature, le requérant étant majeur, à lui conférer un droit au séjour en France. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B, qui soutient pourtant vivre en France depuis cinq ans, y serait socialement ou professionnellement intégré, dès lors qu'il soutient qu'il parle peu le français et qu'il s'est prévalu seulement d'une promesse d'embauche produite le jour de l'audience. Enfin, il ne démontre pas être totalement dépourvu de toutes attaches familiales dans son pays d'origine où résident sa grand-mère et ses oncles et où il a vécu jusqu'à l'âge de 22 ans. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ainsi que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

10. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code: " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité ".

11. Si le préfet des Ardennes vise les 1°, 4° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'explicite pas si la situation de M. B entre dans l'une et/ou l'autre de ces dispositions, de sorte que celui-ci n'est pas en mesure de comprendre, à la seule lecture de la décision litigieuse, les raisons pour lesquelles le préfet refuse de lui accorder un délai de départ volontaire. Il suit de là que, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens dirigés contre cette décision, M. B est fondé à soutenir qu'elle est insuffisamment motivée et à en demander l'annulation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

12. En premier lieu, la décision attaquée, qui vise notamment l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et énonce que l'intéressé n'établit pas être exposé à la torture ou à des traitements contraires aux stipulations de la convention précitée en cas de retour dans son pays d'origine, est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

13. En second lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas illégale, le requérant n'est pas fondé à soutenir que cette illégalité entraînerait celle de la décision portant fixation du pays de renvoi.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

14. Aux termes de l'article L. 614-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision de ne pas accorder de délai de départ volontaire est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cette fin rappelle à l'étranger son obligation de quitter le territoire français dans le délai qui lui sera fixé par l'autorité administrative en application des articles L. 612-1 ou L. 612-2. Ce délai court à compter de sa notification ".

15. L'exécution du présent jugement n'implique pas, de manière nécessaire, que le préfet réexamine la situation de M. B et lui délivre une autorisation provisoire de séjour. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte de l'intéressé doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

16. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions aux fins qu'une somme soit mise à la charge de l'État au titre des frais de justice sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou de l'article L 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : M. D B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : L'arrêté du 30 décembre 2023 du préfet des Ardennes est annulé en tant qu'il refuse d'octroyer à M. D B un délai de départ volontaire.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D B est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, à Me Michella Barhoum et au préfet des Ardennes.

Copie en sera adressée pour information au préfet de la Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2024

La magistrate désignée,

A. CLe greffier,

H. TOSTIVINT

La République mande et ordonne au préfet des Ardennes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA76Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402450

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A... qui demandait réparation pour la crevaison d'un pneu imputée à un défaut d'entretien de la voirie par le grand port fluvio-maritime de l'axe Seine. Le tribunal a jugé que le requérant n'avait pas rapporté la preuve du lien de causalité entre son préjudice et l'état de l'ouvrage public. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics, en vertu desquels la charge de la preuve de ce lien causal incombe à la victime.

05/03/2026

TA76Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401593

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté municipal de mise en sécurité de son bien. Le juge a estimé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 511-10 du code de la construction et de l'habitation avait été régulièrement engagée par courrier recommandé, même si ce pli n'a pas été réclamé. La décision s'appuie également sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration concernant la motivation des actes administratifs.

05/03/2026

TA76Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500282

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par le préfet de la Seine-Maritime d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. A..., capitaine d’un navire de plaisance, pour avoir franchi le pertuis de la passerelle Colbert malgré des feux rouges. Le tribunal a relaxé le prévenu, estimant que la signalisation n’était pas adaptée : le feu, situé à 80 mètres en aval de la passerelle provisoire, était dissimulé par celle-ci et parfois au vert lors de la manœuvre, rendant impossible l’obtempération aux signaux exigée par l’article L. 5334-5 du code des transports. La solution retenue est le rejet de la requête préfectorale, faute de caractériser l’infraction.

← Retour aux décisions

22/01/2026

TA76Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500283

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a été saisi par le préfet de la Seine-Maritime d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. B..., capitaine d’un navire de plaisance, pour avoir franchi le pertuis de la passerelle Colbert malgré des feux rouges. Le tribunal a relaxé M. B... des fins de la poursuite. Il a estimé que, si les faits matériels étaient établis, la signalisation lumineuse litigieuse, située à 80 mètres en aval de la passerelle provisoire et dissimulée par celle-ci, ne permettait pas au prévenu d’y obtempérer, en application de l’article L. 5334-5 du code des transports.

22/01/2026