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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2401172

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2401172

mardi 21 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2401172
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 mars 2024, Mme B A demande au tribunal :

1°) de condamner le préfet de l'Eure au paiement d'une indemnisation pour les frais d'expulsions encourus ;

2°) de condamner le préfet de l'Eure au remboursement des loyers et des crédits payés pendant la période où elle n'a pas pu occuper sa propriété ;

3°) de condamner le préfet de l'Eure au paiement d'une somme pour le préjudice financier et moral subi en raison des retards dans le processus d'expulsion et du non-respect des engagements pris par ce dernier ;

4°) de condamner le préfet de l'Eure au paiement d'une somme pour le préjudice personnel subi dû à l'impossibilité d'offrir un logement adapté à la composition de son foyer.

Par une lettre, envoyée le 28 mars 2024, Mme A a été invitée à régulariser sa requête par la production de la décision qu'elle entend attaquer ou la preuve de la saisine du préfet d'une demande d'indemnisation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. / () ". Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée, ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date du dépôt de la réclamation. () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".

2. Par une lettre mise à disposition le 28 mars 2024 sous l'application Télérecours, le tribunal a invité Mme A à produire la décision attaquée, à savoir la décision rejetant sa demande indemnitaire préalable ou la preuve du dépôt d'une telle demande indemnitaire préalable auprès du préfet de l'Eure. Ce courrier l'informait qu'à défaut d'une production dans un délai de trente jours, sa requête serait considérée comme irrecevable. En dépit de cette lettre, la requérante n'a pas justifié, à l'expiration du délai de trente jours qui lui était imparti, avoir adressé à l'Etat une demande indemnitaire préalable de nature à faire naître une décision expresse ou implicite susceptible d'être déférée au tribunal ni la décision attaquée. Par suite, la requête, manifestement irrecevable, doit être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Rouen, le 21 mai 2024 .

La présidente de la 3ème chambre,

signé

A. GAILLARD

La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé

S. Combes

N°2401172

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