lundi 21 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402022 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET BEN ZENOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 mai 2024, Mme A B, représentée par la Scp Bourget, demande au juge des référés d'ordonner une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, portant sur les désordres, caractérisés par des infiltrations d'eau, affectant sa maison d'habitation située 27 rue Oscar Germain, à Montivilliers.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2024, la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, représentée par Me Pierson, formule protestations et réserves quant à la mesure d'expertise sollicitée dont elle demande qu'elle se déroule au contradictoire de la société Eaux de Normandie.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 23 juillet 2024, la commune de Montivilliers, représentée par la Scp J-F Leprêtre, formule protestations et réserves quant à la mesure d'expertise sollicitée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".
2. Les mesures d'expertise demandées par Mme A B entrent dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a donc lieu de faire droit à sa demande et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
3. En l'état de l'instruction, rien ne s'oppose à ce que la société Eaux de Normandie soit mise dans la cause en sa qualité de gestionnaire du service de collecte, transport et traitement des eaux usées et de collecte et transport des eaux pluviales situé sur le territoire de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole dont la commune de Montivilliers est membre.
O R D O N N E :
Article 1er : M. D C, demeurant 545 rue du Bosc aux Moines, à Bosc Guerard Saint-Adrien (76610), est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission :
1°) de se rendre sur les lieux situés 27 rue Oscar Germain à Montivilliers (76290) ;
2°) de se faire communiquer l'ensemble des éléments qu'il estimera utiles au bon accomplissement de sa mission et d'entendre tout sachant ;
3°) d'examiner et de décrire les désordres affectant la maison d'habitation de Mme B tels que rapportés dans la requête ;
4°) de donner son avis sur les causes des désordres constatés, notamment s'ils trouvent leur origine dans les travaux de voirie réalisés en 2021 et/ou dans une défaillance du réseau public des eaux pluviales ou usées ou de tout autre ouvrage public, en précisant leur date d'apparition ;
5°) de manière générale, de donner tous éléments au tribunal permettant de déterminer les responsabilités encourues ;
6°) de déterminer le coût des travaux de reprise ;
7°) d'indiquer la nature des travaux nécessaires pour remédier à la situation actuelle, en assurant la solidité de l'ouvrage et un usage propre à sa destination, en précisant s'il en résulte une plus- value pour l'immeuble en cause.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 3 : Le rapport d'expertise sera déposé au greffe par voie électronique, via la plateforme TransfertPro (https://send.transfertpro.com/'c=TA76) à l'adresse suivante : expertises.ta-rouen@juradm.fr, dans les six mois suivant la notification de la présente ordonnance. En application des dispositions de l'article R. 621-9 du code de justice administrative, des copies du rapport seront notifiées aux parties par l'expert. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.
Article 4 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 5 : La société Eaux de Normandie est mise dans la cause.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à la commune de Montivilliers, à la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, à la société Eaux de Normandie SAS et à M. D C, expert.
Fait à Rouen, le 21 octobre 2024.
La juge des référés,
A. GAILLARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026