jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402178 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 juin 2024, M. A B demande au tribunal de condamner l'Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes à réparer les préjudices résultant des dysfonctionnements ayant affecté la procédure de délivrance du titre professionnel de technicien supérieur réseaux.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- l'ordonnance n° 2016-1519 du 11 novembre 2016 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () " En vertu de l'article R. 431-2 du même code, les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent.
2. L'AFPA, établissement public industriel et commercial, agit au nom de l'Etat lorsqu'il exerce sa mission de délivrance des titres professionnels. M. B a été invité à constituer un avocat pour rechercher la responsabilité de cet établissement dans les dysfonctionnements qui l'ont contraint à repasser les épreuves du titre professionnel de technicien supérieur de systèmes réseaux après un premier échec inexpliqué. La lettre de demande du greffe du tribunal du 7 juin 2024 a été notifiée le même jour à M. B qui en a pris connaissance par l'application Télérecours Citoyens. Faute d'avoir donné suite à cette mise en demeure de régulariser sa requête par la constitution d'un avocat dans le délai d'un mois qui lui était imparti, le requérant n'est manifestement pas recevable à rechercher la responsabilité de l'AFPA.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera transmise, pour information, à l'association nationale pour la formation professionnelle des adultes.
Fait à Rouen, le 18 juillet 2024.
Le président de la 1ère chambre,
P. MINNE
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