lundi 21 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402364 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | INTER-BARREAUX EMO AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 juin 2024, Mme B A, représentée par la SCP Cherrier Bodineau demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Grand-Quevilly au règlement de la somme de 17 242,94 euros au titre de dommages et intérêts du fait de la transmission, par cette dernière, d'une information erronée quant au décès de son ex-conjoint dans le cadre du calcul de ses droits à pension de réversion ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Grand-Quevilly la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2024, la commune de Le Grand-Quevilly, représentée par Me Gillet de la SCP EMO Avocats, conclut, à titre principal, à l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître du présent litige, à titre subsidiaire, à son rejet comme mal-fondé, et demande à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : / () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Aux termes de l'article L. 2122-32 du code général des collectivités territoriales : " Le maire et les adjoints sont officiers d'état civil ". Aux termes de l'article 34-1 du code civil : " Les actes de l'état civil sont établis par les officiers de l'état civil. Ces derniers exercent leurs fonctions sous le contrôle du procureur de la République. "
3. Le litige soulevé par la requête de Mme A tend à la condamnation de la commune de Le Grand-Quevilly à lui verser la somme de 17 242,94 euros en réparation de ses préjudices subis du fait de la transmission d'une information erronée par le service d'état civil de ladite commune. La mise en cause de la responsabilité de l'Etat du fait de l'activité du service de l'état-civil relève toutefois de la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Par suite, les conclusions de la requête de Mme A tendant à la condamnation de l'Etat du fait de la faute qu'aurait commise un officier de l'état-civil en délivrant une information erronée quant au décès de son ex-conjoint dans le cadre du calcul de ses droits à pension de réversion doit être rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître. Dès lors, en application des dispositions précitées du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
3. Il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme A quant à ce que soit mise à la charge de la commune de Le Grand-Quevilly une somme sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de ladite commune présentées sur ce même fondement.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Le Grand-Quevilly sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la commune de Le Grand-Quevilly.
Fait à Rouen, le 21 octobre 2024.
La présidente de la 4ème chambre
C. Van Muylder
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026