LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2402849

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2402849

mardi 16 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2402849
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSCP ZURFLUH LEBATTEUX SIZAIRE & ASOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi en référé par la société CMEG, a été amené à se prononcer sur une demande d’expertise relative au solde d’un marché public de construction d’un cinéma à Pont-Audemer. La société requérante, titulaire du lot "gros œuvre", contestait le décompte général définitif notifié par la commune et sollicitait une mesure d’expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande, jugeant que la mesure d’expertise sollicitée ne présentait pas une utilité suffisante, dès lors que le juge du fond, déjà saisi du litige principal, disposait de ses propres pouvoirs d’instruction pour apprécier les mêmes éléments. Par ailleurs, le tribunal a donné acte du désistement de la société CMEG de ses conclusions provisionnelles présentées sur le fondement de l’article R. 541-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et cinq mémoires complémentaires, enregistrés le 18 juillet 2024, le 20 septembre 2024, le 31 octobre 2024, le 16 décembre 2024, le 24 février 2025 et le 19 mars 2025, la société Coop Métropolitaine Entreprise Générale (CMEG), représentée par Me Jobelot, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'ordonner une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, portant sur le montant du solde du marché de construction du cinéma multisalles à Pont-Audemer résultant des difficultés qu'elle estime avoir rencontrées lors de l'exécution des travaux qui lui incombaient en sa qualité de titulaire du lot n° 01A " Gros œuvre " ;

2°) demande qu'il soit donné acte de son désistement d'instance quant à ses conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Par six mémoires en défense, enregistrés le 11 septembre 2024, le 10 octobre 2024 et le 22 novembre 2024, le 10 janvier 2025, le 5 mars 2025 et le 31 mars 2025, la commune de Pont- Audemer, représentée par Me Rayssac, dans le dernier état de ses écritures :

1°) à titre principal, conclut au rejet de la requête ;

2°) à titre subsidiaire, conclut au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative au motif que l'expertise demandée est dépourvue d'utilité ainsi que de celles présentées au titre de l'article R. 541-1 du même code au motif que la somme provisionnelle demandée fait l'objet de contestations sérieuses ;

3°) à titre infiniment subsidiaire, de modifier la mission de l'expert conformément aux termes de son dernier mémoire ;

4°) en tout état de cause, de mettre à la charge de la société CMEG la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 novembre 2024, la société Jacob MacFarlane et la société Victor et Julien, représentées par Me Lemiegre, conclut au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et demandent qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société CMEG au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Dans le cadre du marché de travaux de construction d'un cinéma multisalles, la commune de Pont-Audemer, en sa qualité de maître d'ouvrage, a confié le 22 novembre 2018 le lot n° 1 " Structure-béton - charpente métallique " à un groupement momentané d'entreprises composé des sociétés OMS et CMEG, celle-ci étant mandataire du groupement. Le lot n° 01A " Gros œuvre " a été attribué à la société CMEG et le lot 01B " Charpente métallique " à la société OMS. La réception des travaux a été prononcée le 18 mai 2021 et un procès-verbal de levée des réserves a été dressé par le maître d'œuvre le 23 juillet suivant que la société CMEG a signé le 13 septembre 2021. Par courrier du 3 avril 2024, la société requérante a contesté auprès de la commune de Pont-Audemer le décompte général définitif que celle-ci lui a notifié le 18 mars 2024, tant sur la forme, du fait de sa tardiveté, que sur le fond, du fait de la somme de 67 359, 10 euros validée par le maître d'ouvrage. Par une requête enregistrée le 18 juillet 2024 sous le numéro 2402882, la société CMEG demande au tribunal de condamner la comme de Pont-Audemer à lui verser la somme de 563 653, 13 euros TTC qu'elle estime être en droit de percevoir en vertu du décompte général définitif. Par la présente requête, la société CMEG demande la désignation d'un expert afin qu'il se prononce sur le montant du solde du marché résultant des difficultés qu'elle estime avoir rencontrées lors de l'exécution des travaux qui lui incombaient en sa qualité de titulaire du lot n° 01A " Gros œuvre ".

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :

2. Par un mémoire complémentaire, enregistré le 20 septembre 2024, la société CMEG déclare se désister de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative :

3. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". L'utilité d'une mesure d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. En outre, s'il résulte de l'article R. 625-1 du code de justice administrative qu'il peut être fait application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative alors même qu'une requête au fond est en cours d'instruction, il appartient au juge des référés d'apprécier l'utilité de la mesure demandée sur ce fondement au regard des pouvoirs d'instruction dont peut faire usage le juge saisi au fond.

4. En l'espèce, aucune circonstance particulière ne confère à la mesure qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner un caractère d'utilité différent de celui de la mesure que le juge du fond, saisi de la requête enregistrée sous le n° 2402882, pourra décider le cas échéant dans l'exercice de ses pouvoirs de direction de l'instruction. En particulier, la technicité présumée de l'objet de l'expertise invoquée par la société requérante ainsi que l'avis par lequel le comité consultatif interrégional de règlement amiable (CCIRA) des différends relatifs aux marchés publics de Nantes a estimé que seule une expertise judiciaire pouvait permettre d'évaluer le prix réel des travaux en litige, ne constituent pas, en soi, des circonstances particulières de nature à conférer à la mesure de l'expertise sollicitée par la voie du référé une utilité au sens de l'article R. 532-1 précité du code de justice administrative. Pour ces motifs, les conclusions présentées à cette fin doivent être rejetées.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Pont-Audemer, la société Jacob MacFarlane et la société Victor et Julien au titre des frais d'instance. Les conclusions présentées à cette fin doivent être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la société CMEG de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Pont-Audemer, la société Jacob MacFarlane et la société Victor et Julien au titre des frais d'instance sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Coop Métropolitaine Entreprise Générale, à la commune de Pont-Audemer, à la société Egis Bâtiments Centre Ouest, à la société Jacob Macfarlane SAS d'Architecture, à la société Victor et Julien Associés Architectes, à la société Jean Paul Lamoureux - Ingénieur Conseil.

Fait à Rouen, le 16 septembre 2025.

La juge des référés,

C. VAN MUYLDER

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions