LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2403760

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2403760

lundi 20 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2403760
TypeDécision
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande d'expertise présentée par M. D, propriétaire d'un immeuble déclaré insalubre par le préfet de l'Eure. Le juge a désigné un expert pour évaluer la pertinence des travaux envisagés par le maître d'œuvre mandaté par l'administration, estimant cette mesure utile. En revanche, il a rejeté les conclusions tendant à vérifier la conformité des travaux déjà réalisés par le requérant, au motif que celui-ci pouvait y procéder par ses propres moyens, et a écarté la demande de suspension des travaux, celle-ci ne relevant pas de la compétence du juge des référés expertise.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 16 septembre 2024 et le 7 novembre 2024, M. A D, représenté par Me D, demande au tribunal d'une part, d'ordonner une expertise, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, portant notamment sur les conditions d'exécution des travaux de remise en état de l'immeuble situé 31 rue des Fontaines à Bernay ordonnés par le préfet de l'Eure, d'autre part d'ordonner la suspension des travaux d'office jusqu'au dépôt du rapport d'expertise.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2024, le préfet de l'Eure conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". L'octroi d'une telle mesure est subordonné à son utilité pour le règlement d'un litige principal appréciée en tenant compte, notamment, de l'existence d'une perspective contentieuse recevable, des possibilités ouvertes au demandeur pour arriver au même résultat par d'autres moyens, de l'intérêt de la mesure pour le contentieux né ou à venir.

2. M. A D est propriétaire d'un immeuble situé 31 rue des Fontaines à Bernay. Par un arrêté du 13 décembre 2022, le préfet de l'Eure a déclaré l'état d'insalubrité de ce bien immobilier dont le prononcé de la mainlevée était conditionné à la réalisation de travaux dans un délai de neuf mois à compter de la notification de la décision. Par correspondance du 20 mars 2023, M. D a informé l'agence régionale de santé (ARS) de Normandie de leur réalisation et a demandé que soit prononcée cette mainlevée. Le rapport de l'ARS de Normandie du 7 juillet 2023 établi à l'issue de la visite de contrôle des travaux à réaliser concluait à la non-levée de la mesure conservatoire tout en précisant au propriétaire qu'il continuait à bénéficier du délai imparti pour poursuivre les travaux. Finalement, l'ARS a proposé de procéder d'office aux travaux visant à remédier aux causes d'insalubrité de l'immeuble et la société BE BTP Colin a visité les lieux les 23 mai 2024, 3 juin 2024, 5 juin 2024 et proposé des travaux destinés tant à répondre aux prescriptions de l'arrêté du 13 décembre 2022 qu'à mettre fin à de nouveaux désordres. Il ne résulte pas de l'instruction qu'une décision de faire procéder d'office à des travaux ait été depuis lors notifiée à M. D.

3. Par la présente requête, M. A D demande que soit désigné un expert, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, aux fins de constater la réalisation des mesures préconisées par l'ARS de Normandie, de prendre connaissance des travaux envisagés par la société BE BTP Colin et de donner son avis sur leur bien-fondé ainsi que de vérifier le respect et la garantie des droits du demandeur.

4. En l'état de l'instruction, la question relative à la vérification du respect et de la garantie des droits du demandeur que le requérant entend voir confier à l'expert n'est pas de celle pouvant être confiée à un homme de l'art dans le cadre d'une expertise judiciaire dès lors qu'elle implique de se prononcer sur une question de droit. Il en va de même de la question relative à la conformité des travaux réalisés par le demandeur avec les préconisations de l'ARS de Normandie dès lors que celui-ci peut, par ses propres moyens, établir, si tel est le cas, que ces travaux, dont il a par définition une parfaite connaissance correspondaient à ceux prescrits par l'arrêté du 13 décembre 2022. En revanche, dès lors qu'il ne ressort pas des écritures que les travaux envisagés par le maître d'œuvre, la société BE BTP Colin, auraient débuté, il apparaît utile de confier à un expert judiciaire le soin d'en apprécier la pertinence. Pour ce motif, il y a donc lieu de faire droit partiellement à la demande d'expertise de M. D et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.

5. Il ne relève pas de l'office du juge des référés expertise d'ordonner à l'administration la suspension des travaux, lesquels n'ont au demeurant pas débuté, jusqu'à la fin de l'expertise. Ces conclusions doivent donc être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B C, demeurant 105 rue Molière à Rouen (76000), est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission :

1°) de se rendre sur les lieux situés 31 rue des Fontaines à Bernay (27300) ;

2°) de se faire communiquer l'ensemble des éléments qu'il estimera utiles au bon accomplissement de sa mission et d'entendre tout sachant ;

3°) d'examiner les désordres affectant la propriété de M. D ;

4°) de donner son avis sur la pertinence des travaux envisagés par la société BE BTP Colin ;

5°) d'une façon générale, recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités éventuellement encourues et des préjudices subis.

Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative.

Article 3 : Le rapport d'expertise sera déposé au greffe par voie électronique, via la plateforme TransfertPro (https://send.transfertpro.com/'c=TA76) à l'adresse suivante : expertises.ta-rouen@juradm.fr, dans les cinq mois suivant la notification de la présente ordonnance. En application des dispositions de l'article R. 621-9 du code de justice administrative, des copies du rapport seront notifiées aux parties par l'expert. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D, au préfet de l'Eure et à M. B C, expert désigné

Fait à Rouen, le 20 janvier 2025.

La juge des référés,

A. GAILLARD

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions