mardi 11 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2404837 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | LEPEUC MARIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 novembre 2024, M. B A, représenté par Me Lepeuc, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 octobre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois, de le munir dans l'attente d'un récépissé dans un délai de sept jours et de mettre fin à son signalement aux systèmes d'informations Schengen dans un délai de 10 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative ou, à titre subsidiaire, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale dans la mesure où les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne correspondent pas à sa situation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et procède d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu ;
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est considéré à tort en situation de compétence liée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 janvier 2025, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Le préfet soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Un mémoire en production de pièce, produit pour le requérant le 3 février 2025, parvenu après la clôture de l'instruction, n'a pas été communiqué.
Vu :
- la décision du 6 mars 2025 accordant l'aide juridictionnelle totale à M. A ;
- l'ordonnance du 23 décembre 2024 fixant la clôture d'instruction au 20 janvier 2025 à 12 h ;
- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ameline, première conseillère,
- et les observations de Me Lepeuc, pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant mauritanien né le 31 décembre 1976, est entré en France en dernier lieu le 12 août 2009. Il a déposé, le 17 août 2009, une demande d'asile auprès de la préfecture de la Seine-Maritime. Par une décision du 19 mars 2010, confirmée par une décision du 8 mars 2011 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté cette demande. Par un arrêté du 8 avril 2011, le préfet de la Seine-Maritime a fait obligation à M. A de quitter le territoire national. Par un jugement n°1101383 du 30 juin 2011, le tribunal a rejeté le recours formé à l'encontre de cet arrêté. Par un arrêté du 18 décembre 2015, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté la demande de titre de séjour de M. A, présentée sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Par un jugement n° 1601842 du 4 octobre 2016, le tribunal a rejeté le recours de M. A contre cet arrêté et la cour administrative d'appel de Douai a confirmé ce jugement par l'arrêt n° 16DA02545 rendu le 28 septembre 2017. Le 17 mai 2020, M. A a de nouveau sollicité un titre de séjour sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11, alors en vigueur, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 26 juillet 2022, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté cette demande. La légalité de cet arrêté a été confirmée par le tribunal puis, en dernier lieu, par l'arrêt n° 24DA00448 de la cour administrative d'appel de Douai du 27 septembre 2024. Le 29 octobre 2024, M. A a été interpellé par les services de police. A la suite de ce contrôle, le préfet de la Seine-Maritime a pris à son encontre, le même jour, un arrêté lui faisant obligation de quitter le territoire français, sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire national pendant une durée de deux ans. Par la présente requête, M. A sollicite l'annulation de ces décisions du 29 octobre 2024.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () "
3. Il ressort des termes de la décision attaquée que pour obliger M. A à quitter le territoire français, le préfet de la Seine-Maritime s'est fondé sur les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a retenu que l'intéressé a fait l'objet d'un arrêté portant refus de séjour le 26 juillet 2022, dont la légalité a été confirmée par le tribunal et la cour administrative d'appel de Douai, et s'est maintenu sur le territoire, sans solliciter à nouveau un titre de séjour. Par suite, et alors que les dispositions précitées n'imposent pas la concomitance entre le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire, M. A n'est pas fondé à se prévaloir d'un défaut de base légale. Le moyen doit, par suite, être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment des mentions de fait portées sur l'arrêté en litige que le préfet de la Seine-Maritime, qui ne s'est pas senti contraint de prendre la décision attaquée, a examiné la situation personnelle, professionnelle et familiale de M. A avant de prendre la décision d'éloignement litigieuse.
5. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
6. Si M. A se prévaut d'une durée de présence importante sur le territoire national, où il vit depuis 2009, il est constant qu'il est célibataire sans charge de famille et qu'il n'allègue d'aucune attache familiale ou privée en France alors que ses frères vivent en Espagne et aux Etats-Unis et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans et où réside notamment sa mère. Dans ces conditions, et malgré un engagement associatif et bénévole, M. A, qui a fait l'objet de deux précédentes obligations de quitter le territoire français auxquelles il n'a pas déféré, ne peut être regardé comme justifiant d'une vie privée et familiale au respect de laquelle le préfet de la Seine-Maritime aurait, en édictant la mesure d'éloignement litigieuse, porté une atteinte disproportionnée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Il en va de même, pour les mêmes motifs, du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de l'intéressé.
Sur la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
7. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas illégale, le requérant n'est pas fondé à exciper, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire.
8. En deuxième lieu, le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
9. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet d'une audition par les services de la police aux frontières le 29 octobre 2024 durant laquelle il a été interrogé sur sa situation personnelle et administrative. En outre, il ne ressort d'aucune autre pièce du dossier que M. A aurait été empêché de présenter des observations qui auraient été de nature à ce que la procédure administrative aboutisse à un résultat différent. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il aurait été privé de son droit à être entendu ne peut qu'être écarté.
10. En troisième lieu, le premier alinéa de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. " En vertu de l'article L. 612-2 du même code, par dérogation, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas, notamment où il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. Enfin, aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () "
11. M. A, ainsi qu'il a été déjà dit, a fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement auxquelles il n'a pas déféré. Par suite, en ayant estimé que le risque de soustraction était établi et en refusant d'accorder à l'intéressé un délai de départ volontaire pour exécuter la troisième obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas entaché sa décision d'un défaut d'examen ni fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 7, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
Sur la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, en indiquant que M. A n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, le préfet de la Seine-Maritime a suffisamment motivé sa décision.
14. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le requérant n'est pas fondé à exciper, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination.
15. En dernier lieu, le requérant, dont la demande d'asile a d'ailleurs été rejetée par l'OFPRA puis la CNDA, ne démontre pas la réalité et le caractère personnel des menaces encourues en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire national :
16. En premier lieu, la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire n'étant pas illégale, le requérant n'est pas fondé à exciper, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire national.
17. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. "
18. Le requérant, qui a déjà fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement, ne justifie d'aucune réelle intégration professionnelle et d'aucune attache en France. Dans ces conditions, malgré l'absence de menace à l'ordre public, le préfet a pu, sans méconnaître les dispositions précitées ou entacher sa décision d'erreur manifeste d'appréciation, prendre à l'encontre de M. A une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 29 octobre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire national pendant deux ans. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais liés à l'instance doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Marie Lepeuc et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 25 février 2025, à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
Mme Jeanmougin, première conseillère,
Mme Ameline, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mars 2025.
La rapporteure,
C. AMELINE
Le président,
P. MINNE Le greffier,
N. BOULAY
N°2404837
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505208
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 mai 2025 refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que les griefs soulevés, notamment les vices de procédure et la méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. En conséquence, les demandes d'injonction et de condamnation aux dépens ont également été rejetées.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501565
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un brigadier-chef de police visant l'annulation de son arrêté de révocation disciplinaire. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire était régulière, le requérant ayant été dûment informé de son droit à la communication du dossier et le droit de se taire ne s'appliquant pas aux échanges hiérarchiques ordinaires dans ce cas. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et les principes issus de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404730
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé un avertissement et une exclusion prononcés à l'encontre d'une étudiante en formation paramédicale pour violation des droits de la défense. La juridiction a jugé que la procédure disciplinaire était irrégulière, notamment en raison du défaut de communication préalable du dossier à l'étudiante avant la décision, comme l'exige l'article 66 de l'arrêté du 21 avril 2007. Les sanctions sont donc annulées pour vice de procédure.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505203
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que la procédure a respecté le droit d'être entendu et que la motivation de l'arrêté est suffisante, notamment au regard des conditions d'entrée et de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
07/04/2026