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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2503555

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2503555

mardi 29 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2503555
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme B concernant une décision de la caisse d'allocations familiales de Seine-Maritime lui réclamant 5 790,70 euros. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'un recours au fond distinct, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué la procédure de rejet sans instruction prévue à l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 juillet 2025, Mme A B demande au juge des référés de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 31 octobre 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales de Seine-Maritime lui a réclamé la somme de 5 790,70 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " Aux termes du second alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. " Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. "

2. La requête susvisée de Mme B n'est assortie d'aucun recours au fond présenté distinctement. Dès lors, en application de l'article R. 522-1 précité du code de justice administrative, elle est manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Rouen, le 29 juillet 2025.

Le juge des référés,

Signé

J. Berthet-Fouqué

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme

La greffière,

Signé

C. Dupont

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