mardi 9 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2504212 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 septembre 2025 à 05 h 02, M. A B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative d'ordonner la suspension de l'arrêté du 28 août 2025 accordant le concours de la force publique pour procéder à son expulsion.
M. B soutient que :
- il ne dispose d'une solution d'hébergement qu'à compter du 6 octobre 2025, il s'engage à quitter son logement le 5 octobre 2025 et a demandé des délais au juge de l'exécution ;
- la légalité de la décision est entachée d'un doute sérieux dès lors que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Vu :
-la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Jeanmougin comme juge des référés ;
-les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des procédures civiles d'exécution ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une autorité administrative aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. "
2. Aux termes de l'article L. 522-3 du code de justice administrative : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. "
3. Il résulte de l'instruction que par jugement du 7 avril 2025, le tribunal judiciaire a prononcé l'expulsion de M. B de son logement sis 32 Bd Ferdinand de Lesseps à Rouen, au vu de l'importance de sa dette locative. Par arrêté du 28 août 2025 dont M. B demande la suspension, le préfet de la Seine-Maritime a accordé le concours de la force publique.
4. Si M. B soutient qu'il risque à tout moment d'être privé d'hébergement dès lors qu'un proche ne peut l'héberger qu'à compter du 6 octobre 2025, il ne démontre par aucune pièce ni avoir informé le préfet de la date de ce relogement possible ni avoir saisi le juge judiciaire comme il le soutient. Il n'établit ni même n'allègue avoir engagé, depuis le jugement du 7 avril 2025, des démarches pour assurer son relogement, en prenant notamment contact avec une assistante sociale, le service intégré de l'accueil et de l'orientation ou en faisant une demande de logement social. Par suite, M. B n'établit pas l'urgence particulière à ce que le juge des référés intervienne dans le délai de 48 heures.
5. En outre, par les pièces qu'il produit et ses allégations, M. B n'établit pas que la décision d'accorder le concours de la force publique en vue de son expulsion serait manifestement illégale.
6. Il en résulte que la requête de M. B, au vu de la demande, est manifestement mal fondée. Sa demande d'injonction doit donc être rejetée sur le fondement des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Rouen, le 9 septembre 2025.
La juge des référés,
Signé :
H. JEANMOUGIN
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026