LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2504534

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2504534

lundi 6 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2504534
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantSOUTY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... D... qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, l'exécution sous astreinte d'une précédente ordonnance enjoignant à l'OFII de lui proposer un hébergement. Le juge a estimé que l'OFII avait exécuté cette ordonnance en orientant la requérante vers une structure d'accueil à compter du 6 octobre 2025, et qu'aucun élément nouveau ne justifiait de modifier les mesures ordonnées. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requérante en bénéficiant déjà dans le cadre de l'instance initiale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des mémoires et des pièces, enregistrés le 28 septembre et le 1er octobre 2025, Mme C... B... D..., représentée par Me Souty, demande au juge des référés :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d’enjoindre, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) d’exécuter l’ordonnance de référé n° 2504487 du 25 septembre 2025, sous astreinte journalière de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’OFII la somme de 1 180 euros au titre du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, sous réserve de renonciation de son conseil au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Elle soutient que les conditions prévues par l’article L. 521-4 du code de justice administrative, notamment celle tenant à l’existence d’un élément nouveau caractérisé par l’inaction de l’OFII, sont remplies.


Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2025, l’OFII conclut au rejet de la requête.

L’OFII soutient que l’ordonnance de référé du 25 septembre 2025 a été exécutée.



Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. A... comme juge des référés ;
- les autres pièces du dossier.



Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

La présente instance, qui tend à obtenir l’exécution effective de l’ordonnance de référé n° 2504487 du 25 septembre 2025, n’en est pas détachable. Il n’y a donc pas lieu d’admettre Mme B... D... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire en application de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique dès lors que ce bénéfice lui a déjà été reconnu dans l’instance n° 2504487.

Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d’un élément nouveau, modifier les mesures qu’il avait ordonnées ou y mettre fin ».

Par une ordonnance n° 2504487 du 25 septembre 2025, le juge des référés a, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, enjoint au directeur de l’OFII de proposer un lieu susceptible d’accueillir Mme B... D... et ses deux enfants mineurs dans un délai de quarante- huit heures à compter de la notification de l’ordonnance. Si l’OFII ne s’est pas exécuté dans ce délai, il résulte de l’instruction que, dès le 29 septembre 2025, l’Office a décidé d’orienter la requérante vers la structure d’hébergement CADA Coallia située au 56 allée de l’Est à Livry Gargan (93 190), dans laquelle Mme B... D... doit être accueillie à compter du 6 octobre 2025. Dans ces conditions, la requérante n’est pas fondée à soutenir que l’ordonnance du 25 septembre 2025 n’aurait pas été exécutée. Par suite, en l’absence d’éléments nouveaux, les conclusions présentées par la requérante sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative doivent être rejetées.






O R D O N N E :



Article 1er : Mme B... D... n’est pas admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La requête de Mme B... D... est rejetée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B... D..., à Me Souty et à l’Office français de l’immigration et de l’intégration.


Copie en sera transmise, pour information, au préfet de la Seine-Maritime.

Fait à Rouen, le 6 octobre 2025.


Le juge des référés,



G. A...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions