LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2506096

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2506096

jeudi 5 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2506096
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBERRADIA NEJLA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, ressortissant tunisien, sont soit manifestement infondés, soit inopérants, notamment au regard des conditions de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La décision attaquée est donc légalement fondée sur le défaut d'autorisation de travail et l'absence de justification d'une résidence stable ou de liens privés en France.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée 21 décembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Berradia, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 24 novembre 2025 par lequel le préfet de l’Eure a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d’enjoindre au préfet de l’Eure de le munir d’une autorisation provisoire de séjour et de procéder au réexamen de sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
l’accord franco-tunisien en date du 17 mars 1988 ;
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code des relations entre le public et l’administration ;
le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours (…) les requêtes ne comportant que (…) des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. (…) »

En premier lieu, l’arrêté préfectoral du 24 novembre 2025 reproduit les termes de l’article L. 411-1 et L. 412-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que les stipulations de l’article 3 de l’accord franco-tunisien dont l’autorité administrative a fait application à la demande de M. B..., ressortissant tunisien né le 12 février 1986, qui, entré régulièrement en France le 15 février 2023 sous couvert d’un visa saisonnier, sollicitait la délivrance d’un carte de séjour mention « salarié ». L’arrêté passe en revue les aspects de la vie privée et familiale du requérant ainsi que ses liens avec la France. La décision de refus de séjour comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l’insuffisance de motivation constitue un moyen de légalité externe manifestement infondé.

En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B... a déposé une demande de titre de séjour en se prévalant de sa qualité de salarié au regard des stipulations de l’article 3 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Toutefois, le préfet de l’Eure a pu légalement rejeter sa demande au motif, non contesté, qu’il ne justifiait d’aucune autorisation de travail et, par suite, qu’il ne remplissait pas les conditions fixées par l’article 3 de cet accord bilatéral pour la délivrance de cartes de séjour au titre d’une activité salariée. Dans ces conditions, la circonstance qu’il ait déposé une nouvelle demande d’autorisation de travail le 23 décembre 2025, postérieurement à l’arrêté attaqué, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Par suite l moyens tiré de la méconnaissance de l’accord-franco-tunisien est inopérant ou n’est assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien.

En troisième lieu, M. B... soutient que le préfet de l’Eure a commis une erreur manifeste d’appréciation en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. S’il soutient résider en France depuis le 15 février 2023, il ne produit aucun élément justifiant la durée d’une résidence stable et continue, ni ne justifie de liens privés noués en France depuis son arrivée. Ainsi, le moyen tiré d’une erreur manifeste d’appréciation n’est assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien.

En dernier lieu, il résulte des points 2 à 4 que, M. B... n’établissant pas que la décision de refus de titre de séjour serait entachée d’illégalité, il n’est pas fondé à soulever par la voie de l’exception son illégalité à l’appui des conclusions à fin d’annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination. Cette exception d’illégalité n’est donc assortie que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien.

Il résulte de ce qui précède M. B... n’est pas fondé à demander l’annulation de l’arrêté du 24 novembre 2025 par lequel le préfet de l’Eure a refusé de lui délivrer une carte de séjour, l’a obligé à quitter le territoire dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre des frais liés à l’instance doivent être rejetées.





O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Copie en sera transmise, pour information, au préfet de l’Eure.


Fait à Rouen, le 5 février 2026.


Le président de la 1ère chambre,

signé

P. MINNE




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions