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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2600538

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2600538

vendredi 6 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2600538
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantFRANCE TERRE D'ASILE

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande d'annulation d'arrêtés d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de mesures d'éloignement, ainsi que de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la requête, constatant qu'il n'y a pas lieu de l'examiner en l'état, car la requérante, libérée de rétention, n'a pas fourni d'adresse pour la notification de la procédure. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir du magistrat de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 janvier 2026, Mme A... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler les arrêtés du 27 janvier 2026 par lesquels le préfet de police de Paris l’a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de sa destination et lui a interdit le retour sur le territoire français ;

2°) d’enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard, et de procéder au réexamen de sa situation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) »

2. Mme A... B..., ressortissante nigériane née le 23 juillet 1990, a été placée au centre de rétention administrative de Rouen-Oissel jusqu’à l’introduction de sa requête, puis libérée le 28 janvier 2026 sur demande du préfet de police de Paris. La requérante n’a fourni aucune adresse à laquelle les éléments de la procédure engagée devant le tribunal administratif pourraient lui être utilement envoyés. Dans ces conditions, il y a lieu de prononcer un non-lieu en l’état sur cette requête.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu, en l’état, de statuer sur la requête de Mme B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet de police de Paris.

Fait à Rouen, le 6 février 2026


La magistrate désignée,

Signé :

D. THIELLEUX


La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


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