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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2601537

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2601537

lundi 23 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2601537
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui demandait l'injonction de versement de la prime à la conversion. Le juge estime que des conclusions à fin d'injonction présentées à titre principal sont irrecevables, car le juge administratif ne peut se substituer à l'administration. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui encadrent la recevabilité des recours.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 16 mars 2026, M. A... B... demande au tribunal d’enjoindre à l’Agence de Services et de Paiement de lui verser la somme de 6 000 euros au titre de la prime à la conversion, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d’une somme d’argent, elle n’est recevable qu’après l’intervention de la décision prise par l’administration sur une demande préalablement formée devant elle ».

3. Il n’appartient pas à la juridiction administrative d’accueillir des conclusions tendant à d’autres fins qu’à l’annulation d’une décision administrative identifiée et produite ou à la condamnation d’une personne publique à verser une somme d’argent. Ainsi, le juge administratif ne peut faire œuvre d’administrateur ni se substituer aux administrations compétentes, ni être saisi de conclusions à fin d’injonction présentées à titre principal.

4. La requête présentée par M. B... tend à ce qu’il soit enjoint à l’Agence de Services et de Paiement de lui verser la somme de 6 000 euros au titre de la prime à la conversion. M. B... ne formule pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative ou à la condamnation d’une personne publique, mais des conclusions à fin d’injonction, présentées à titre principal, qui sont irrecevables. Dès lors, la requête de M. B..., qui est entachée d’une irrecevabilité manifeste, doit, pour ce motif, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Rouen, le 23 mars 2026.


La présidente de la 4ème chambre,

Signé :

C. VAN MUYLDER


La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier,



J.-B. MIALON



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