Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2604200

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2604200
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDHOEDT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 juillet 2026, Mme B... A..., représentée par Me Dhoëdt, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 27 mai 2026 par laquelle le président du conseil départemental de l’Eure l’a licenciée pour faute grave ;

2°) d’enjoindre au département de l’Eure de la réintégrer dans ses fonctions et de procéder à la reconstitution de sa carrière et de ses droits à compter du 27 mai 2026, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du département de l’Eure une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu :
- l’ordonnance de référé n° 2604216 du 6 août 2026 rejetant la demande de suspension de la décision attaquée pour défaut de doute sérieux sur la légalité de la décision contestée ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif, (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…) » Aux termes de l’article R. 612-5-2 du même code : « En cas de rejet d’une demande de suspension présentée sur le fondement de l’article L. 521‑1 au motif qu’il n’est pas fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu’un pourvoi en cassation est exercé contre l’ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d’annulation ou de réformation dans un délai d’un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s’être désisté. Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l’ordonnance de rejet mentionne qu’à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d’un mois, le requérant est réputé s’être désisté. ».

2. Le courrier de notification de l’ordonnance du 6 août 2026 du juge des référés, reçu par la requérante le 10 août 2026, mentionnait qu’à défaut de confirmation du maintien de la requête dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’être désistée. Mme A... n’a pas confirmé sa requête dans le délai d’un mois suivant cette date. Elle n’a, en outre, pas formé de pourvoi en cassation contre l’ordonnance précitée. Elle doit dès lors être regardée comme s’étant désistée d’office de sa requête à fin d’annulation. Rien ne s’oppose à ce qu’il soit donné acte de ce désistement.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement d’office de la requête de Mme A....



Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Copie en sera adressée pour information au département de l’Eure.

Fait à Rouen, le 1er octobre 2026.

La présidente de la 4ème chambre


Signé :

C. Van Muylder

La République mande et ordonne au préfet de l’Eure ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière,



C. HENRY