Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2604296

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2604296
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPITCHER AVOCAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 juillet 2026, la société Cozynergy, représentée par Me Pitcher, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire contre la décision de l’Agence nationale de l’habitat de retrait de la prime de transition énergétique MaPrimeRénov’ accordée à Mme A... ;

2°) d’enjoindre à l’Agence nationale de l’habitat de lui verser la subvention MaPrimeRénov’ initialement accordée d’un montant de 3 400 euros, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la société Cozynergy une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Une demande de régularisation a été adressée le 2 septembre 2026 à la société Cozynergy lui demandant de justifier dans un délai de quinze jours, de sa qualité pour agir en lieu et place de Mme B... A..., en application de l’article R. 431-4 et suivant du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222‑1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 431-4 du même code : « Dans les affaires où ne s’appliquent pas les dispositions de l’article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d’une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir. ». Par ailleurs, l’article R. 431-5 du même code dispose que : « Les parties peuvent également se faire représenter : / 1° Par l’un des mandataires mentionnés à l’article R. 431-2 ; / 2° Par une association agréée au titre des articles L. 141-1, L. 611-1, L. 621-1 ou L. 631-1 du code de l’environnement (…) ».


3. Enfin, aux termes de l’article R. 612‑1 du code de justice administrative : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. La demande de régularisation mentionne qu’à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours (…) »


4. La société Cozynergy demande au tribunal l’annulation de la décision implicite prise sur recours administratif préalable obligatoire confirmant le retrait du bénéfice de la subvention MaPrimeRénov’ initialement accordée à Mme A.... Si cette dernière a donné mandat à la société requérante pour constituer le dossier administratif ainsi que pour percevoir la prime accordée à sa place, il ressort du mandat produit par l’intéressée qu’il est indiqué que Mme A... demeure seule bénéficiaire de la prime et seule redevable, en cas de retrait de l’aide, du reversement des sommes indûment perçues. Ainsi, la société requérante ne justifie pas d’une qualité lui donnant intérêt à agir contre la décision en litige.


5. Il s’ensuit que la requête présentée par la société Cozynergy est manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue au 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre des frais de l’instance.





O R D O N N E :





Article 1er : La requête de la société Cozynergy est rejetée.









Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Cozynergy.


Fait à Rouen, le 1er octobre 2026.

La présidente de la 4ème chambre

Signé :


C. Van Muylder

La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,



C. HENRY