lundi 4 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-1802195 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LECLERCQ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 mars 2018, Mme A C, représentée par Me Leclercq, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 juillet 2017 par laquelle le président du conseil départemental du Val-de-Marne a rejeté sa demande de reconnaissance d'accident de service survenu le 17 septembre 2012 ;
2°) d'enjoindre au département du Val-de-Marne d'abroger toute décision défavorable à l'indemnisation de Mme C suite à la décision du 6 juillet 2017 ;
3°) d'enjoindre au département du Val-de-Marne de prendre en charge Mme C au titre de la réglementation sur les maladies professionnelles ;
4°) d'enjoindre au département du Val-de-Marne de lui verser la somme de 10 000 euros au titre du dépassement du forfait de pension correspondant à l'indemnisation du préjudice extrapatrimonial ;
5°) de mettre à la charge du département du Val-de-Marne la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ainsi que les entiers dépens.
Par une décision du 17 janvier 2018, Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2019, le département du Val-de-Marne, représenté par le président du conseil départemental, conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, " () les présidents de formation de jugement des tribunaux administratifs () peuvent, par ordonnance, () rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. ".
Sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté :
2. Selon l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ". Et selon l'article R. 421-5 : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ". Il résulte de ces dispositions que le délai de recours contentieux est, en principe, de deux mois. Sauf texte contraire, ce délai peut être prorogé par la présentation d'un recours administratif, lui-même présenté dans le délai de deux mois.
3. Il ressort des pièces du dossier, notamment de la correspondance de son conseil du 26 octobre 2017, adressé au président du conseil départemental, que Mme C s'est vu notifier par courrier simple le 13 octobre 2017 de la décision contestée du 6 juillet 2017, qui mentionne les voies et délais de recours contentieux, le 13 octobre 2017. En l'absence d'exercice d'un recours administratif formé par la requérante de nature à conserver les délais de recours contentieux, la requête présentée par Mme C tendant à l'annulation de la décision du 6 juillet 2017 n'a été enregistrée au greffe du tribunal que le 16 mars 2018, soit après l'expiration du délai de recours contentieux qui a couru à compter du 13 octobre 2017, date de sa notification régulière à celle-ci. En outre, la demande d'aide juridictionnelle déposée le 28 décembre 2017, à l'expiration de ce délai, ne l'a pas davantage interrompu. Enfin, Mme C ne saurait utilement invoquer un cas de force majeur tenant à la carence des services postaux dès lors que le délai de recours court, ainsi qu'il a été dit, à compter de la date à laquelle elle a eu connaissance de la décision attaquée. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de cette décision, qui sont tardives, ne sauraient être régularisées et doivent donc être rejetées comme entachées d'une irrecevabilité manifeste au sens et pour application de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative. La fin de non-recevoir opposée par le conseil départemental, tirée de la tardiveté des conclusions à fin d'annulation doit être accueillie.
4. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme C doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme C présentées sur le fondement des dispositions de l'articles R. 761-1 du code de justice administrative, de l'article L. 761-1 du même code et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C, au département du Val-de-Marne et à Me Leclercq.
La présidente de la 5ème chambre,
M. B
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. TAROT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026