vendredi 4 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-1903162 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | JAULIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 avril 2019 et le 22 juillet 2022,
Mme B A, représentée par Me Jaulin, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2011, 2012 et 2013 ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Mme A soutient que :
- la proposition de rectification qui lui a été adressée personnellement n'est pas motivée ;
- le service a fait un début d'examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle sans l'en aviser et lui offrir les garanties afférentes à ce type de contrôle ;
- les activités de la société Idakou nécessitent des dépenses en matière de locaux, de restaurant avec les clients et les partenaires, de documentation, de vêtements, qui constituent des charges déductibles pour l'entreprise ; par suite, l'administration considère à tort que les dépenses comptabilisées en charge par la société seraient constitutives de revenus distribués ;
- elle ne peut être regardée comme ayant la maitrise de l'affaire concernant la direction de la société Idakou ;
- les pénalités pour manquement délibéré ne sont pas justifiées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2019, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 22 juin 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au
25 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lalande, président-rapporteur,
- et les conclusions de Mme Vergnaud, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La société Idakou, dont Mme A était la présidente et l'associée, a été soumise en 2014 à une vérification de comptabilité, dans les suites de laquelle le dossier fiscal personnel de la requérante a fait l'objet d'un contrôle sur pièces au titre des années 2011 à 2013. A l'issue de ce contrôle, le service a imposé entre les mains de Mme A plusieurs sommes provenant de la société Idakou, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. La requérante demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales qui en ont découlé.
Sur les conclusions aux fins de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable à la présente procédure : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation / () ". Aux termes de l'article R. 57-1 de ce livre, dans sa rédaction applicable à la présente procédure : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée () ". Il résulte de ces dispositions que l'administration doit indiquer au contribuable, dans la proposition de rectification, les motifs et le montant des rehaussements envisagés, leur fondement légal et la catégorie de revenus dans laquelle ils sont opérés, ainsi que les années d'imposition concernées. En cas de motivation par référence, l'administration doit, en principe, annexer les documents auxquels elle se réfère dans la proposition de rectification ou en reprendre la teneur.
3. Il résulte de l'instruction que la proposition de rectification du 11 décembre 2014 adressée personnellement à Mme A, laquelle précise les montants des revenus distribués, leur fondement légal, la catégorie de revenus et les années d'imposition, se réfère, pour le calcul des bases d'imposition, aux rehaussements envisagés par l'administration dans la proposition de rectification du 10 décembre 2014 adressée à la société Idakou à la suite de la vérification de comptabilité dont elle a fait l'objet, document qui a été joint. Les propositions de rectification dressent en particulier la liste des frais regardés comme n'ayant pas été exposés dans l'intérêt de la société, ainsi que les sommes regardées comme distribuées entre les mains de Mme A. Dans ces conditions, Mme A doit être regardée comme ayant disposé des informations lui permettant de formuler ses observations, ce qu'elle a d'ailleurs fait, en application des dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Par suite, ce moyen doit être écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable à la présente procédure : " Un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle d'une personne physique au regard de l'impôt sur le revenu ou une vérification de comptabilité ne peut être engagée sans que le contribuable en ait été informé par l'envoi ou la remise d'un avis de vérification / () / L'avis envoyé ou remis au contribuable avant l'engagement d'un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle peut comporter une demande des relevés de compte / () ".
5. Mme A soutient que, pour établir les montants des sommes regardées comme distribuées, le vérificateur a examiné ses comptes bancaires sans lui avoir préalablement adressé un avis de vérification conformément aux garanties prévues par l'article L. 47 du livre des procédures fiscales. Toutefois, il résulte de l'instruction, que si Mme A soutient que les trois sommes de 559,51 euros, de 1500 euros, et de 421, 88 euros, mentionnées en annexe des propositions de rectification comme ayant été versées respectivement les 12 avril 2013,
19 avril 2013 et 18 mai 2013, n'apparaissent pas sur les relevés bancaires de la société Idakou sur ces deux mêmes mois, l'administration indique toutefois en défense sans être sérieusement contredite que les virements en cause ont été déterminés à partir des relevés du compte LCL
n° 007324 H de la SAS Idakou du mois de novembre 2013, et que seules les dates figurant en annexe de la proposition adressée à la société Idakou sont erronées. Or, la requérante ne produit pas les extraits du compte LCL n° 007324 H de la SAS Idakou pour le mois de novembre 2013, et ne soutient d'ailleurs pas que les sommes en cause n'auraient pas pu être déterminées à partir de ces seuls relevés de compte. Dans ces conditions, la circonstance que ces sommes apparaissent sur les relevés bancaires personnels de Mme A n'est pas de nature à démontrer que l'administration n'aurait pu en avoir connaissance qu'en procédant à un droit de communication sur les comptes bancaires personnels de la requérante. Par ailleurs, si
Mme A soutient qu'un ensemble de virements permanents de 600 euros faits à son profit les 5 juillet, 5 août et 5 septembre 2012, ne proviennent pas de la société Idakou, la requérante ne produit toutefois pas ses relevés bancaires personnels pour les mois de juillet, août, et septembre 2012, de sorte qu'il n'est pas possible de vérifier l'affirmation de Mme A selon laquelle des virements auraient été effectivement faits à ces dates, qu'ils ne proviendraient pas de la société Idakou, et que l'administration n'aurait pu en avoir connaissance qu'en consultant ses comptes bancaires personnels. Dans ces conditions, Mme A ne démontre pas que ses comptes bancaires personnels auraient été consultés, ni d'ailleurs qu'une telle circonstance serait constitutive d'un début d'examen contradictoire de la situation fiscale personnelle.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition :
6. Aux termes de l'article 111 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable aux années d'imposition en litige : " " Sont notamment considérés comme revenus distribués : / () / c. Les rémunérations et avantages occultes / () ".
7. Il appartient en principe à l'administration, lorsque le contribuable, comme en l'espèce, a régulièrement contesté les rectifications, d'apporter la preuve de l'existence et du montant de ces distributions ainsi que de leur appréhension. Toutefois, le contribuable qui, disposant seul des pouvoirs les plus étendus au sein de la société, est en mesure d'user sans contrôle de ses biens comme de biens qui lui sont propres et doit ainsi être regardé comme le seul maître de l'affaire, est présumé avoir appréhendé les distributions effectuées par la société qu'il contrôle.
8. En premier lieu, Mme A soutient que les activités de la société Idakou nécessitent des dépenses en matière de locaux, de restaurant avec les clients et les partenaires, de documentation, de vêtements, qui constituent des charges déductibles pour l'entreprise.
Mme A en déduit que l'administration considère à tort que les dépenses comptabilisées en charge par la société seraient constitutives de revenus distribués. Il résulte toutefois des documents produits par le service que l'examen des relevés bancaires de la société Idakou a mis en évidence qu'elle n'avait qu'un seul client à savoir la société Capcom Entertainement, filiale de la société japonaise Capcom, qui a pour activité la conception et l'édition de jeux vidéo. Or, Mme A n'apporte pas d'éléments suffisants permettant de relier les dépenses remises en cause avec les relations contractuelles nouées avec la société Capcom Entertainement. En outre, l'administration affirme sans être contredite que seule Mme A, et non la société Idakou, est en relation avec les sociétés 505 Communication et All Road, de sorte que les dépenses exposées et déduites des résultats de la société Idakou ne présentaient pas un caractère déductible. Par ailleurs, ainsi que le relève le service, aucun élément de nature juridique ou commerciale n'a pu être fourni pour confirmer que la société Idakou aurait effectivement participé aux appels d'offre ou aux projets " Facel Vega Concept " ou " My Dear Ally ". Enfin, s'agissant des dépenses de loyers, si Mme A soutient que la société Idakou louait un local commercial situé au
19 boulevard des Mûriers à la Varenne-Saint-Hilaire (Val-de-Marne) pour un loyer de 550 euros par mois, ainsi qu'un box situé au 55 avenue de Bonneuil pour 100 euros par mois, la requérante s'est bornée à fournir un contrat de location non signé par les parties, qui ne justifie pas ainsi l'existence d'un bail, et par suite le caractère déductible des " loyers " y afférents. Il en va de même du bail commercial précaire pour le local commercial fourni par Mme A, accompagné d'un état des lieux indiquant une date d'entrée dans les locaux au 31 mai 2005, alors notamment que la société Idakou n'était pas créée. Pour les mêmes motifs, les versements faits au profit de Mme A, avec l'indication de " loyers ", ne présentent pas un caractère déductible du résultat de la société Idakou, en l'absence de tout bail produit, et alors au surplus qu'aucun montant n'a été déclaré par Mme A dans la catégorie des revenus fonciers. Dès lors, l'administration doit être regardée comme établissant que les montants remis en cause constituaient des revenus distribués imposables dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. Par suite, le moyen tiré de ce que ces sommes ne présenteraient pas le caractère de distributions doit être écarté.
9. En second lieu, l'administration fiscale établit que Mme A était seule maître de l'affaire dès lors qu'au cours de la période vérifiée, la requérante était présidente et associée unique de la société Idakou jusqu'au 1er janvier 2013, qu'elle a continué à exercer de fait la direction de la société Idakou après cette date, en continuant de disposer de la signature sociale de la société, et d'utiliser les moyens de paiements associés au compte bancaire de la société Idakou, tels que la carte de crédit, ou les chèques. Le service ajoute sans être contredit que la déclaration de résultats au titre de l'exercice clos le 30 septembre 2012 a été télé-déclarée le
4 mars 2013 et signée électroniquement par Mme A, que la déclaration annuelle des données sociales souscrite par la société Idakou au titre de l'année 2013 indique que des rémunérations d'un montant net imposable de 9 328 euros ont été versées à Mme A en qualité de présidente de la société Idakou du 1er mai 2013 au 31 octobre 2013. Enfin, le service relève que selon les informations communiquées le 16 octobre 2014 par le cabinet comptable, la société SOFECA, Mme A est restée son interlocutrice, et a d'ailleurs établi et signé le
3 mai 2013 le chèque de 1 231,88 euros, en règlement de la facture d'honoraires établie le
30 avril 2013 par ce cabinet, et l'administration ajoute sans être contredite que du fait de l'accomplissement très tardive des formalités de publicité, Mme A est restée présidente de la société jusqu'au 21 mai 2014 vis à vis des tiers. Ainsi au vu de ces éléments, le service vérificateur a pu en déduire à bon droit que Mme A disposait seule des pouvoirs les plus étendus au sein de la société Idakou. Mme A est ainsi présumée avoir appréhendé les distributions effectuées par la société qu'elle contrôlait. En se bornant à soutenir que tel n'était pas le cas, Mme A n'apporte pas d'élément de nature à renverser la présomption énoncée au point 7.
En ce qui concerne les pénalités :
10. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré / () ". Aux termes de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales : " En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs, de la taxe sur la valeur ajoutée et des autres taxes sur le chiffre d'affaires, des droits d'enregistrement, de la taxe de publicité foncière et du droit de timbre, la preuve de la mauvaise foi et des manœuvres frauduleuses incombe à l'administration ".
11. Pour justifier l'application de la pénalité de 40 % prévue à l'article 1729 du code général des impôts aux rehaussements des revenus de capitaux mobiliers au titre des années 2011 à 2013, l'administration fiscale fait valoir que Mme A, qui a conservé la direction constante de la société Idakou, et la disposition de la signature sociale, a exposé des dépenses ne présentant pas un caractère professionnel au sens de l'article 39-1 du code général des impôts dès lors qu'elles correspondent au financement de dépenses personnelles et/ou étrangères à l'objet social de la société Idakou. En outre, le service relève qu'eu égard à la nature des dépenses, correspondant à des frais d'habillement, au financement de vacances, à des frais de repas réguliers notamment à proximité du domicile personnel de Mme A, ainsi qu'à divers prélèvements sur les fonds sociaux, à leur répétition et à leur importance, le service ayant relevé près de 500 dépenses sans lien avec l'objet social, la requérante a exposé des frais qui n'étaient pas déductibles du résultat social, mais a également bénéficié d'avantages importants non déclarés dans les distributions imposables à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. En faisant état de ces éléments, l'administration fiscale établit la volonté délibérée du contribuable d'éluder l'impôt et, par suite, le bien-fondé de la pénalité litigieuse.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme A tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2011, 2012 et 2013, ainsi que les conclusions relatives aux cotisations supplémentaires de contributions sociales qui lui ont été assignées au titre des mêmes années, contre lesquelles elle ne fait valoir aucun moyen spécifique, doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que celles relatives aux dépens, la présente instance n'ayant au demeurant donné lieu à aucun dépens à la charge de la requérante au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne.
Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Lalande, président-rapporteur,
M. Allègre, premier conseiller,
M. Dumas, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2022.
Le président-rapporteur,
D. LALANDE L'assesseur le plus ancien,
E. ALLEGRE
La greffière,
C. KIFFER
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances, et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026