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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-1903459

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-1903459

jeudi 22 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-1903459
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3ème chambre
Avocat requérantMICHEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I) Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 15 avril, 10 septembre 2019 et 21 avril 2020 sous le n° 1903459, la société à responsabilité limitée (SARL) Lorenzo, représentée par Me Michel, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre des exercices 2014 à 2017 en principal, intérêts, majorations et pénalités correspondants ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requérante soutient que :

- les dispositions de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales ont été méconnues ;

- l'administration a méconnu les droits de la défense et le principe de loyauté ;

- la vérification de comptabilité est irrégulière en ce qu'elle a débuté, sans son accord, dans les locaux de l'administration ;

- elle a été privée d'un débat oral et contradictoire ;

- la proposition de rectification est insuffisamment motivée ;

- la méthode de reconstitution est excessivement sommaire et radicalement viciée en son principe ;

- le vérificateur a commis une erreur de calcul ;

- la pénalité de l'article 1729 et la majoration de 10 % de l'article 1728 du code général des impôts ne sont pas justifiées.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2019, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête, en faisant valoir que les moyens développés ne sont pas fondés.

II) Par une requête, enregistrée le 20 avril 2020 sous le n° 2003159, la société à responsabilité limitée (SARL) Lorenzo, représentée par Me Michel, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre des exercices 2014 à 2017 et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des années 2014 et 2015 en principal, intérêts, majorations et pénalités correspondants ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requérante soutient que :

- les dispositions de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales ont été méconnues ;

- l'administration a méconnu les droits de la défense et le principe de loyauté ;

- la vérification de comptabilité est irrégulière en ce qu'elle a débuté, sans son accord, dans les locaux de l'administration ;

- elle a été privée de la tenue d'un débat oral et contradictoire ;

- la proposition de rectification est insuffisamment motivée ;

- la méthode de reconstitution est excessivement sommaire et radicalement viciée en son principe ;

- le vérificateur a commis une erreur de calcul ;

- la pénalité de l'article 1729 et la majoration de 10 % de l'article 1728 du code général des impôts ne sont pas justifiées.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 septembre 2020, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête, en faisant valoir que les moyens développés ne sont pas fondés.

Vu :

- les décisions par lesquelles le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne a statué sur les réclamations préalables ;

- les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 décembre 2022 :

- le rapport de M. A ;

- et les conclusions de M. Philipbert, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La SARL Lorenzo, qui avait exploité à Brie-Comte-Robert un bar-brasserie dont le fonds de commerce a été cédé le 7 avril 2017, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité au titre de la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2015, prorogée au 31 mars 2017 en matière de taxe sur la valeur ajoutée, à l'issue de laquelle elle a été rendue destinataire d'une proposition de rectification le 17 octobre 2017. Des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des années 2014 et 2015 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée relatifs aux exercices 2014 à 2017 ont été mis en recouvrement à son encontre le 30 novembre 2017. Les réclamations présentées les 5 novembre 2018 et 11 septembre 2019 ont été rejetées par décisions du directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne des 18 février 2019 et 24 février 2020. Par la requête précitée, la société demande la décharge de ces impositions.

2. Les requêtes nos 1903459 et 2003159 concernent le même contribuable et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre par un même jugement.

Sur la procédure d'imposition :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales : " Un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle d'une personne physique au regard de l'impôt sur le revenu, une vérification de comptabilité ou un examen de comptabilité ne peut être engagé sans que le contribuable en ait été informé par l'envoi ou la remise d'un avis de vérification ou par l'envoi d'un avis d'examen de comptabilité () ".

4. La requérante soutient que les avis de vérification envoyés par l'administration ont été notifiés irrégulièrement, dès lors que le premier avis a été envoyé à une adresse ne correspondant pas à celle de son siège social et que le second a été notifié au domicile personnel de sa gérante. Il résulte de l'instruction que l'administration a notifié un avis de vérification le 10 mai 2017 à l'adresse du siège social de la requérante et que le pli en cause a été retourné au service avec la mention " destinataire inconnu ". L'administration a alors envoyé, le 15 mai 2017, à l'adresse personnelle de la gérante de la société, en sa qualité de représentante légale de celle-ci, une lettre accompagnée de l'avis de vérification pour l'avertir de l'engagement de la vérification de comptabilité à compter du 1er juin suivant. La gérante de la société a reçu en temps utile ce pli le 17 mai 2017 et a mandaté, après la notification d'une première mise en garde du 1er juin 2017, sa mère et son expert-comptable pour la représenter lors de la première intervention qui s'est tenue le 13 juin suivant. Dans ces conditions, et à supposer même que l'adresse portée sur l'avis de vérification du 10 mai 2017 ne correspondrait pas à celle de la société, ce qui n'est au demeurant pas établi, la circonstance que la lettre accompagnant cet avis ait été envoyée, le 15 mai 2017, à l'adresse personnelle de la gérante et non à l'adresse du siège de la société est sans influence sur la régularité de la procédure d'imposition, dès lors que la requérante avait bien été informée de l'engagement de la procédure de vérification de comptabilité à son encontre au sens des dispositions précitées de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales.

5. En deuxième lieu, si la requérante invoque la méconnaissance par l'administration des droits de la défense et du devoir de loyauté, elle se borne à faire état de ce que la proposition de rectification et les éléments de procédure n'ont été notifiés qu'à son comptable qui n'a fait, selon elle, aucune diligence et ne lui a transmis aucune information ou documents concernant le contrôle fiscal, alors que par un mandat de représentation du 20 juin 2017, elle avait demandé à ce que les opérations de contrôle sur place se déroulent dans le cabinet de l'expert-comptable et à ce qu'il soit fait élection de domicile chez ce dernier qui était ainsi chargé de recevoir l'ensemble des pièces et courriers relatifs au contrôle. Dans ces conditions, et dès lors que l'administration a respecté les termes de ce mandat de représentation, les moyens précités ne peuvent qu'être écartés. Enfin, la circonstance que la société aurait réclamé en vain la production de ces pièces à l'appui de ses réclamations d'assiette est sans influence sur la régularité de la procédure d'imposition qui avait cessé à la date de mise en recouvrement des impositions contestées.

6. En troisième lieu, la requérante invoque l'irrégularité de la procédure de vérification de comptabilité en ce que la première intervention est intervenue, sans son accord, dans les locaux de l'administration. Toutefois, il résulte de l'avis de vérification du 10 mai 2017 que la première intervention devait se dérouler dans les locaux de la société le 1er juin 2017. Constatant que cet avis de vérification était revenu avec la mention " destinataire inconnu ", la vérificatrice a, par courrier précité du 15 mai 2017, demandé à la gérante de la société de lui " indiquer toute autre adresse pour procéder aux premières investigations prévues dans le cadre d'un contrôle sur place " et qu'à défaut, elle pouvait être reçue dans les bureaux de l'administration. Ayant constaté l'absence de la représentante de la société le 1er juin 2017, la vérificatrice a notifié, ce même jour, une première mise en garde l'invitant à se présenter à son bureau le 13 juin suivant ou " à toute autre adresse qu'elle voudrait bien lui indiquer ". Dans ces conditions et à défaut de justifier qu'elle aurait pris contact avec la vérificatrice pour que la première intervention se déroule dans ses propres locaux, alors que le fonds de commerce situé à l'adresse de son siège social avait été cédé en avril 2017 et qu'elle était inconnue des services postaux à cette même adresse, et qu'une telle demande de sa part aurait été rejetée par le service, la société n'est pas fondée à soutenir que la vérification de comptabilité serait irrégulière au seul motif que cette première intervention s'est déroulée dans les locaux de l'administration.

7. En quatrième lieu, la requérante soutient qu'elle a été privée d'un débat oral et contradictoire. Toutefois, la seule circonstance que la proposition de rectification du 17 octobre 2017 ne fait mention que d'une intervention du 13 juin 2017 et d'une réunion de synthèse du 29 septembre suivant ne suffit pas à établir que la vérificatrice se serait refusée à tout échange de vues avec l'expert-comptable mandaté par la requérante au cours de ce contrôle. Le moyen précité ne peut ainsi qu'être écarté.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation () ".

9. Il résulte de ces dispositions que, pour être régulière, une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base d'imposition, et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les redressements envisagés, de façon à permettre au contribuable de formuler utilement ses observations. En revanche, sa régularité ne dépend pas du bien-fondé de ces motifs.

10. La proposition de rectification du 17 octobre 2017 mentionne les impôts concernés, les années d'imposition et la base d'imposition et précise notamment que la comptabilité ne présentait pas de caractère probant et a été écarté, que la taxe sur la valeur ajoutée portée en déduction sur les déclarations CA3 n'était pas justifiée et qu'en l'absence de dépôt de déclarations de résultats pour les deux exercices vérifiés, le résultat fiscal imposable de la société correspondait au chiffre d'affaires déclaré sur les CA3 après la prise en compte par souci de réalisme économique d'un taux de marge de 11 % et donc d'un taux de charges déductibles de 89 %. Cette proposition comporte ainsi l'ensemble des éléments de fait et de droit permettant à la contribuable de formuler utilement ses observations. Si la société soutient qu'après avoir mentionné qu'en matière d'impôt sur les sociétés, les bases d'imposition étaient déterminées selon la procédure de redressement contradictoire prévue à l'article L. 55 du livre des procédures fiscales, faute de mises en demeure de déposer les déclarations de résultat, la vérificatrice a mentionné, dans le corps de cette proposition, que la procédure suivie en la matière était celle de la taxation d'office, une telle circonstance qui ne constitue qu'une erreur de plume et qui n'a, en tout état de cause, privé la requérante d'aucune garantie est sans influence sur le caractère suffisant de la motivation de cette proposition de rectification. Dès lors, le moyen tiré d'une méconnaissance de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ne peut qu'être écarté.

Sur la charge de la preuve :

11. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification (), le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré. Il en est de même lorsqu'une imposition a été établie d'après les bases indiquées dans la déclaration souscrite par un contribuable ou d'après le contenu d'un acte présenté par lui à la formalité de l'enregistrement ".

12. Il résulte de l'instruction que la SARL Lorenzo n'a pas produit d'observations dans le délai de trente jours à compter de la notification de la proposition de rectification du 17 octobre 2017. Il incombe donc à la société requérante, en application des dispositions précitées de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, de démontrer le caractère exagéré des impositions en litige.

Sur le bien-fondé des impositions :

13. En premier lieu, aux termes de l'article 38 du code général des impôts : " 1. () le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises () ". Selon l'article 39 du même code : " Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges () ".

14. Il résulte de l'instruction que pour reconstituer le chiffre d'affaires de la société en l'absence de déclarations de résultat au titre des deux exercices vérifiés, le service a pris en compte le chiffre d'affaires hors taxe tel que porté sur les déclaration CA3 en leur appliquant, par souci de réalisme économique, un taux de marge de 11 % " en cohérence avec les taux de marge observés chez les professionnels de la restauration " selon les données nationales des centres de gestion agréés. En se bornant à soutenir que l'administration ne pouvait se fonder pour déterminer le montant de son chiffre d'affaires sur ses déclarations CA3 qu'elle jugeait non pertinentes et qu'elle aurait arrêté un taux de charges de 11 % sans aucune explication, alors que le taux en cause est le taux de marge retenu, la société, à qui la charge de la preuve incombe, n'établit pas que la méthode de reconstitution des recettes précitée serait excessivement sommaire ou radicalement viciée et ne produit, au demeurant, aucune méthode alternative et cohérente de reconstitution de ses recettes.

15. En second lieu, si la requérante soutient que l'administration aurait commis une erreur de calcul dans le montant de la taxe sur la valeur ajoutée rappelée, elle n'apporte pas de pièces justificatives de l'existence d'une telle erreur, alors que l'administration indique sans être contredite que les chiffres invoqués résultent d'une simple extrapolation effectuée par un nouveau cabinet d'expertise comptable sur le fondement des seules indications orales de l'ancienne comptable de la société.

Sur les majorations :

16. En premier lieu, aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".

17. Il résulte de l'instruction et notamment des mentions de la proposition de rectification du 17 octobre 2017 que, pour assortir les rappels de taxe sur la valeur ajoutée de la majoration de 40 % de l'article 1729 du code général des impôts, la vérificatrice a mentionné que " les majorations de taxe sur la valeur ajoutée déductible relevées sur les CA3 déposées, sans lien avec la comptabilité présentée et non appuyées de pièces justificatives, se traduisent par de l'impôt éludé pour des montants significatifs " et que " la société transmettait ces données erronées au cabinet d'expertise comptable chargé d'établir les déclarations, ne pouvait ignorer qu'elle réduisait ainsi de façon indue la taxe sur la valeur ajoutée à payer au Trésor, d'autant que cette pratique a été relevée sur toute la période vérifiée ". La société soutient que l'administration n'établit pas son intention d'éluder l'impôt alors qu'elle aurait été victime de graves négligences de son ancien comptable, à l'encontre duquel elle a engagé une instance devant le juge judiciaire. Toutefois, de tels éléments, au demeurant non établis, ne suffisent pas à remettre en cause les constatations précitées de l'administration relatives à des déclarations non justifiées de taxe sur la valeur ajoutée déductible sur l'ensemble de la période justifiée qui ont fortement minoré le montant de la taxe sur la valeur versée au Trésor et qui démontrent une volonté d'éluder l'impôt. Dans ces conditions et sans que la requérante puisse utilement se prévaloir du BOI-CF-INF-10-20-20 du 12 septembre 2012, c'est à bon droit qu'une majoration de l'article 1729 du code général des impôts a été mise en recouvrement à son encontre.

18. En second lieu, aux termes de l'article 1728 du code général des impôts : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : a. 10 % en l'absence de mise en demeure ou en cas de dépôt de la déclaration ou de l'acte dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure, notifiée par pli recommandé, d'avoir à le produire dans ce délai () ".

19. Si la requérante soutient que la majoration de 10 % de l'article 1728 du code général des impôts ne pouvait lui être appliquée dès lors qu'elle a produit dans les délais ses déclarations CA3, il résulte des mentions de la proposition de rectification que cette majoration a été appliquée aux seuls rappels d'impôt sur les sociétés pour lesquels aucune déclaration de résultat n'a été produite. Ce moyen doit donc être écarté.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge présentées par la SARL Lorenzo doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions au titre des frais de justice doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes présentées par la SARL Lorenzo sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Lorenzo et au directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne.

Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Billandon, présidente,

M. Meyrignac, premier conseiller,

Mme Van Daële, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.

Le rapporteur,

P. A La présidente,

I. BILLANDON

Le greffier,

G. NGASSAKI

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Nos 1903459

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