jeudi 8 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-1903571 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET LAURANT ET MICHAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 avril 2019, l'EURL Occasions du Rond-Point, représentée par Mes Michaud et Chabane, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et majorations, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 7 juillet 2014 au 31 juillet 2016 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
La requérante soutient que :
- le service vérificateur a commis une erreur de droit en confondant les notions d'assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée et de redevable de cette taxe en ce qui concerne ses fournisseurs allemands et belges ;
- en fondant sa rectification sur de simples présomptions, le service méconnaît les dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ;
- elle était en droit d'appliquer le régime de taxation de la taxe sur la valeur ajoutée sur la marge pour les véhicules acquis auprès de fournisseurs français ;
- à titre subsidiaire, l'administration aurait dû l'autoriser à déduire la taxe sur la valeur ajoutée qu'elle a réglée à la société Allianz Automobile ;
- l'amende de 5 % de l'article 1788 A du code général des impôts est manifestement disproportionnée et donc inconstitutionnelle ;
- la majoration pour manquement délibéré n'est pas justifiée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 octobre 2019, le directeur de la direction nationale d'enquêtes fiscales conclut au rejet de la requête, en faisant valoir que les moyens développés ne sont pas fondés ;
Vu :
- la décision de rejet de la réclamation préalable ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 25 novembre 2022 :
- le rapport de M. A ;
- et les conclusions de M. Philipbert, rapporteur public ;
Considérant ce qui suit :
1. La société Occasions du Rond-Point, qui exerçait l'activité de commerce de véhicules automobiles d'occasion, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité au titre de la période allant du 7 juillet 2014 au 31 juillet 2016 à l'issue de laquelle elle s'est vu notifier des rappels de taxe sur la valeur ajoutée par proposition de rectification du 3 février 2017 selon la procédure de rectification contradictoire de l'article L. 55 du livre des procédures fiscales. Des rappels de taxe sur la valeur ajoutée ont été mis en recouvrement à son encontre le 3 avril 2017. La réclamation d'assiette présentée le 24 octobre 2017 a été rejetée par une décision du 21 février 2019. Par la requête précitée, la société demande la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée ainsi mis à sa charge.
Sur la procédure d'imposition :
2. Aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation () ".
3. Il résulte de ces dispositions que, pour être régulière, une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base d'imposition, et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les redressements envisagés, de façon à permettre au contribuable de formuler utilement ses observations. En revanche, sa régularité ne dépend pas du bien-fondé de ces motifs.
4. La proposition de rectification adressée le 3 février 2017 à l'EURL Occasions du Rond-Point mentionne les impôts concernés, les années d'imposition et la base d'imposition et précise les motifs pour lesquels la comptabilité a été rejetée et ceux pour lesquels le régime de la taxe sur la valeur ajoutée sur la marge ne pouvait s'appliquer aux véhicules revendus par la société. Cette proposition comporte ainsi l'ensemble des éléments de fait et de droit permettant à la contribuable de formuler utilement ses observations. Dès lors, le moyen tiré d'une méconnaissance de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ne peut qu'être écarté.
Sur la charge de la preuve :
5. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré () ".
6. La requérante n'ayant pas produit d'observations dans le délai de trente jours suivant la notification de la proposition de rectification du 3 février 2017, distribuée le lendemain, ainsi qu'il résulte de l'accusé de réception postal produit par l'administration en défense, la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions contestées lui incombe.
Sur le bien-fondé des rappels de taxe sur la valeur ajoutée litigieux :
7. Aux termes des dispositions du I de l'article 256 bis du code général des impôts : " 1° Sont également soumises à la taxe sur la valeur ajoutée les acquisitions intracommunautaires de biens meubles corporels effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel ou par une personne morale non assujettie lorsque le vendeur est un assujetti agissant en tant que tel et qui ne bénéficie pas dans son État du régime particulier de franchise des petites entreprises ; () 2° bis Les acquisitions intracommunautaires de biens d'occasion () effectuées à titre onéreux par un assujetti () ne sont pas soumises à la taxe sur la valeur ajoutée lorsque le vendeur ou l'assujetti est un assujetti revendeur qui a appliqué dans l'État membre de départ de l'expédition ou du transport du bien les dispositions de la législation de cet État prises pour la mise en œuvre des articles 312 à 325 ou 333 à 341 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 () ". Aux termes des dispositions du I de l'article 297 A du même code : " 1° La base d'imposition des livraisons par un assujetti revendeur de biens d'occasion () qui lui ont été livrés par un non redevable de la taxe sur la valeur ajoutée ou par une personne qui n'est pas autorisée à facturer la taxe sur la valeur ajoutée au titre de cette livraison est constituée de la différence entre le prix de vente et le prix d'achat () ". Aux termes des dispositions de l'article 297 E du même code : " Les assujettis qui appliquent les dispositions de l'article 297 A ne peuvent pas faire apparaître la taxe sur la valeur ajoutée sur leurs factures ou tous autres documents en tenant lieu ".
8. Il résulte de ces dispositions qu'une entreprise française assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée a la qualité d'assujetti revendeur et peut appliquer le régime de taxation sur la marge prévu par l'article 297 A du code général des impôts lorsqu'elle revend un bien d'occasion acquis auprès d'un fournisseur, situé dans un autre Etat membre, qui, en sa qualité d'assujetti revendeur, lui a délivré une facture conforme aux dispositions précitées de l'article 297 E de ce code, et dont le fournisseur a aussi cette qualité ou n'est pas assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée. Il en est de même lorsque le bien est acquis auprès d'un fournisseur situé en France et dont le fournisseur est situé quant à lui dans un autre Etat-membre. L'administration peut toutefois remettre en cause l'application de ce régime lorsque l'entreprise française connaissait ou ne pouvait ignorer la circonstance que son fournisseur n'avait pas la qualité d'assujetti revendeur et n'était pas autorisé à appliquer lui-même le régime de taxation sur la marge. Lorsqu'une entreprise produit des factures émanant de ses fournisseurs qui mentionnent que les ventes de véhicules s'effectuaient sous le régime de la taxe sur la marge mentionné ci-dessus, il incombe à l'administration, si elle s'y croit fondée, de démontrer, d'une part, que les mentions portées sur ces factures sont erronées, d'autre part, que le bénéficiaire de ces achats de véhicules savait ou aurait dû savoir que les opérations présentaient le caractère d'acquisitions intracommunautaires taxables sur l'intégralité du prix de revente à ses propres clients, et sans que pèse sur le contribuable l'obligation de vérifier la qualité d'assujetti revendeur de ses fournisseurs.
9. En premier lieu, il est constant que l'administration fiscale a écarté l'application du régime prévu à l'article 297 A du code général des impôts dont se prévalait la société Occasions du Rond-Point, notamment lors de la revente de ses véhicules, au motif que les acquisitions effectuées auprès de sociétés communautaires avaient été placées sous le régime des livraisons intra-communautaires exonérées. L'administration fiscale a pu déduire à bon droit de ces constatations, en l'absence sur les factures dont s'agit, de toute mention d'application de la taxe sur la valeur ajoutée conformément au régime particulier de la marge, que les fournisseurs en cause étaient assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée et que les acquisitions réalisées auprès d'eux ne relevaient pas du régime de taxation sur la marge. La requérante se borne à soutenir que l'administration a commis une erreur de droit en confondant les notions d'assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée et de redevable de cette même taxe et que le service n'établit pas que ses fournisseurs allemands et belges assujettis à cette taxe sont redevables de cette taxe. Toutefois, par cette argumentation, la société requérante ne remet pas en cause les indications portées sur les factures délivrées par ces fournisseurs communautaires et annexées à la proposition de rectification, dont il est constant qu'elles ne mentionnaient pas que ces fournisseurs avaient placé leurs livraisons sous le régime de la marge. C'est donc à bon droit que l'administration a remis en cause le bénéfice du régime de taxation sur la marge, appliqué lors de la revente des véhicules acquis auprès de ces fournisseurs.
10. En deuxième lieu, en ce qui concerne les véhicules acquis auprès d'un opérateur roumain, il résulte des mentions de la proposition de rectification que dans le cadre des opérations de vérification, le gérant de la requérante a reconnu que les véhicules en cause provenaient en réalité d'Allemagne ou d'Espagne et que les autorités fiscales roumaines n'ont pas pu trouver la trace du transit de ces véhicules en Roumanie. Le service en a tiré la conclusion que l'opérateur roumain détenu par des associés de nationalité française n'a joué qu'un rôle d'écran entre les fournisseurs communautaires et la requérante. Si celle-ci soutient que le rehaussement correspondant ne repose que sur de simples présomptions, il résulte de ce qui a été dit au point 6 que la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions lui incombe. En outre, il résulte de l'instruction que la société a acquis des véhicules d'occasion auprès de cet opérateur roumain sous le régime des livraisons intracommunautaires exonérées de taxe sur la valeur ajoutée et aurait donc dû soumettre la revente de ces véhicules à la taxe sur la valeur ajoutée.
11. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que la requérante a fait l'acquisition de véhicules d'occasion auprès de deux fournisseurs établis en France, les sociétés Allianz Automobile et Autotef, cette dernière ayant le même gérant que la requérante, lesquelles lui ont délivré des factures mentionnant l'application du régime de taxation sur la marge bénéficiaire. Il n'est pas contesté que ces véhicules provenant d'Allemagne ont été acquis à des intermédiaires communautaires sous le régime des livraisons intracommunautaires exonérées de taxe sur la valeur ajoutée. Toutefois ces véhicules ont été revendus par ces intermédiaires sous le régime erroné de la taxation sur la marge aux fournisseurs français de la société Occasions du Rond-Point. Par suite, c'est à tort, en application des règles rappelées au point 8, que les fournisseurs français de la société requérante lui ont délivré des factures sous le régime de la taxation sur la marge des biens d'occasion. Par ailleurs, en sa qualité de professionnel de l'automobile, la requérante savait ou aurait dû savoir que les opérations présentaient le caractère d'acquisitions intracommunautaires taxables sur l'intégralité du prix de revente à ses propres clients.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article 271 du code général des impôts : " () II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : a) Celle qui figure sur les factures établies conformément aux dispositions de l'article 289 et si la taxe pouvait légalement figurer sur lesdites factures () ".
13. Si la requérante sollicite, à titre subsidiaire, la déductibilité de la taxe sur la valeur ajoutée relative à l'acquisition de véhicules auprès de la société Allianz Automobile, elle ne produit aucune facture faisant état de la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé ces acquisitions. Elle n'est donc pas en droit en application des dispositions de l'article 271 du code général des impôts d'en demander la déductibilité.
Sur les majorations :
14. En premier lieu, il n'appartient pas au juge administratif, en dehors du cas prévu par les dispositions de la loi organique n° 2009-1523 du 10 décembre 2009 prise pour l'application de l'article 61-1 de la Constitution et relatives à la question prioritaire de constitutionnalité, d'apprécier la constitutionnalité de dispositions législatives. Par ailleurs, le moyen tiré de l'inconstitutionnalité des dispositions de l'article 1788 A du code général des impôts ne peut qu'être écarté, en l'absence de mémoire distinct soulevant une question prioritaire de constitutionnalité.
15. En second lieu, aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré () ". Aux termes de l'article L. 80 D du livre des procédures fiscales : " Les décisions mettant à la charge des contribuables des sanctions fiscales sont motivées au sens de la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public, quand un document ou une décision adressés au plus tard lors de la notification du titre exécutoire ou de son extrait en a porté la motivation à la connaissance du contribuable () ".
16. D'une part, la proposition de rectification du 3 février 2017, qui cite les dispositions du a. de l'article 1729 du code général des impôts, comporte le fondement légal des majorations appliquées aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée et mentionne que la société a sciemment minoré sa base taxable à la taxe sur la valeur ajoutée. Par suite, contrairement à ce que soutient la requérante, l'application de cette majoration est suffisamment motivée.
17. D'autre part, il résulte des dispositions de l'article 1729 du code général des impôts que la majoration pour manquement délibéré a pour seul objet de sanctionner la méconnaissance par le contribuable de ses obligations déclaratives. Pour établir cette mauvaise foi, l'administration doit apporter la preuve, d'une part, de l'insuffisance, de l'inexactitude ou du caractère incomplet des déclarations et, d'autre part, de l'intention de l'intéressé d'éluder l'impôt. Pour établir le caractère intentionnel du manquement du contribuable à son obligation déclarative, l'administration doit se placer au moment de la déclaration ou de la présentation de l'acte comportant l'indication des éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt.
18. Il résulte des mentions de la proposition de rectification que l'administration considéré que la requérante a appliqué sciemment le bénéfice du régime de la taxe sur la valeur ajoutée sur la marge, alors qu'elle savait ou devait savoir qu'elle ne pouvait pas en bénéficier et que ces agissements ont minoré sa base taxable à la taxe sur la valeur ajoutée. Les circonstances que la société n'a réalisé qu'un très faible profit sur les opérations en cause et que des quitus fiscaux lui ont été délivrés, alors que ces quitus sont remis après un seul contrôle en la forme des documents produits sont sans incidence sur le bien-fondé de l'application de cette majoration. Dans ces conditions, et sans que la requérante puisse utilement se prévaloir de la doctrine BOI-CF-INF-10-20-20 du 12 septembre 2012 qui ne donne pas de la loi fiscale une interprétation différente de celle dont il est fait application dans le présent jugement, l'administration établit la volonté d'éluder l'impôt.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge présentées par la l'EURL Occasions du Rond-Point doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions au titre des frais de justice doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par la société Occasions du Rond-Point est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'EURL Occasions du Rond-Point et au directeur de la direction nationale d'enquêtes fiscales.
Délibéré après l'audience du 25 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Billandon, présidente,
M. Meyrignac, premier conseiller,
Mme Van Daële, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2022.
Le rapporteur,
P. A La présidente,
I. BILLANDON
Le greffier,
G. NGASSAKI
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026