vendredi 17 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-1903725 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MONTASTIER |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement du 30 décembre 2020, le tribunal a, avant de statuer sur les requêtes de Mme D E épouse C, enregistrées les 16 novembre 2018 et 23 avril 2019 et tendant à la condamnation de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) à l'indemniser des conséquences dommageables de la prise en charge médicale dont elle a été l'objet à l'hôpital Henri Mondor à compter du 24 mars 2016, ordonné avant dire droit une expertise médicale.
Par une ordonnance du 18 février 2021, le magistrat désigné par le président du tribunal a désigné M. A B pour accomplir la mission d'expertise.
Le rapport d'expertise établi par M. B a été déposé au greffe du tribunal
le 25 juin 2021.
Par une ordonnance du 3 octobre 2022, le président du tribunal a liquidé et taxé les frais et honoraires de l'expert à la somme de 900 euros.
Par des mémoires, enregistrés le 20 septembre 2021 dans chaque instance qu'elle a introduite, Mme E épouse C, représentée par Me Montastier, porte le montant de sa demande tendant à la condamnation de l'AP-HP à la somme de 27 971,70 euros, celui de sa demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à la somme de 5 640 euros et demande en outre au tribunal de mettre les dépens à la charge de l'AP-HP.
Elle soutient que :
- à la suite du complément d'expertise qui a été ordonné, elle est fondée à demander réparation du préjudice esthétique temporaire, évalué à 3,5 sur une échelle de 7, qu'elle a subi pendant une durée de trois mois, du préjudice esthétique définitif, évalué à 2,5 sur une échelle de 7, et des souffrances qu'elle a endurées, évaluées à 2 sur une échelle de 7, qui trouvent leur cause dans le défaut d'information dont elle a été victime ;
- en outre, elle est fondée à demander réparation du préjudice moral résultant du défaut d'information dont elle a été victime, qui devra être réparé par l'allocation d'une somme
de 25 000 euros ;
- enfin, elle a exposé des frais liés à l'expertise, à savoir 2 880 euros au titre des frais d'assistance par un médecin conseil et 91,70 euros de frais de transports, qui doivent lui être indemnisés.
Par un mémoire, enregistré le 27 septembre 2021 dans l'instance enregistrée sous le numéro 1809553, la caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne, représentée par Me Dontot, demande au tribunal :
1°) de condamner l'AP-HP à lui rembourser la somme de 7 097,42 euros, avec intérêt au taux légal à compter de la première demande et capitalisation des intérêts, au titre des débours qu'elle a exposés du fait du préjudice subi par Mme E épouse C ;
2°) de mettre les dépens à la charge de l'AP-HP ;
3°) de mettre à la charge de l'AP-HP la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de l'AP-HP l'indemnité forfaitaire de gestion prévue par
l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
L'AP-HP a produit un mémoire dans l'instance introduite sous le numéro 1900375, qui a été enregistré le 30 janvier 2023, soit postérieurement à la clôture de l'instruction, qui avait été fixée au 5 octobre 2021 par une ordonnance du 5 juillet 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Timothée Gallaud, président,
- les conclusions de Mme Sophie Delormas, rapporteure publique ;
Considérant ce qui suit :
1. Mme D E épouse C a été prise en charge par l'hôpital Henri Mondor, qui dépend de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), où elle a subi une intervention chirurgicale le 24 mars 2016 en vue de soigner la récidive d'un carcinome basocelullaire pour lequel elle avait antérieurement subi plusieurs interventions. Elle demande au tribunal de condamner l'AP-HP à lui verser une indemnité en réparation des conséquences dommageables des conséquences esthétiques de cette intervention du 24 mars 2016 en se prévalant d'un manquement à l'obligation d'information pesant à son endroit sur l'équipe soignante.
Sur la responsabilité :
2. Aux termes de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique : " Toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus. Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables. Seules l'urgence ou l'impossibilité d'informer peuvent l'en dispenser. Cette information est délivrée au cours d'un entretien individuel () / En cas de litige, il appartient au professionnel ou à l'établissement de santé d'apporter la preuve que l'information a été délivrée à l'intéressé dans les conditions prévues au présent article. Cette preuve peut être apportée par tout moyen () ".
3. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport de l'expert désigné à la suite du jugement avant dire droit du 30 décembre 2020, que le risque que l'exérèse d'un carcinome basocellulaire provoque une lésion cutanée nécessitant une chirurgie de reconstruction, en l'occurrence la réalisation d'un lambeau cutané de voisinage permettant de venir fermer la zone opérée, est fréquent. Or l'AP-HP n'apporte aucun élément de nature à établir que Mme E épouse C ait été informée de ce risque conformément aux dispositions citées ci-dessus de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique. Par suite, la requérante doit être regardée comme n'ayant pas bénéficié de l'information à laquelle elle avait droit, ce qui constitue une faute susceptible d'engager la responsabilité de l'AP-HP.
Sur les conséquences du défaut d'information :
4. En cas de manquement à l'obligation d'information, si l'acte de diagnostic ou de soin entraîne pour le patient, y compris s'il a été réalisé conformément aux règles de l'art, un dommage en lien avec la réalisation du risque qui n'a pas été porté à sa connaissance, la faute commise en ne procédant pas à cette information engage la responsabilité de l'établissement de santé à son égard, pour sa perte de chance de se soustraire à ce risque en renonçant à l'opération. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction, compte tenu de ce qu'était l'état de santé du patient et son évolution prévisible en l'absence de réalisation de l'acte, des alternatives thérapeutiques qui pouvaient lui être proposées ainsi que de tous autres éléments de nature à révéler le choix qu'il aurait fait, qu'informé de la nature et de l'importance de ce risque, il aurait consenti à l'acte en question.
5. Il résulte du rapport de l'expertise ordonnée par le jugement avant dire droit
du 30 décembre 2020 que l'intervention chirurgicale du 24 mars 2016, consistant en une exérèse d'un carcinome comme lors de l'intervention qu'elle avait déjà subie antérieurement en 2004 présentait un caractère indispensable sans quoi Mme E épouse C aurait de façon inéluctable subi une extension tumorale vers l'appareil lacrymal, les paupières et la fosse nasale, associant des conséquences fonctionnelles graves et qu'il n'y avait pas d'alternative thérapeutique à la chirurgie d'exérèse tumorale. Il résulte ainsi de l'instruction que, dans les circonstances de l'espèce, informée de la nature et de l'importance de ce risque, Mme E épouse C, dont il résulte de surcroît de l'instruction qu'elle était particulièrement soucieuse de son apparence physique, laquelle n'aurait été que plus altérée par une extension tumorale, aurait consenti à l'intervention chirurgicale du 24 mars 2016. Par suite, le manquement de l'établissement à son devoir d'information ne peut être regardé comme ayant privé Mme E épouse C d'une chance de se soustraire au risque qui s'est réalisé en renonçant à l'opération.
6. Il résulte de ce qui précède que Mme E épouse C n'est pas fondée à demander réparation du préjudice esthétique et des souffrances et qu'elle a endurées du fait de la réalisation du risque auquel elle été exposé ainsi que, en toute hypothèse, d'un déficit fonctionnel permanent. La caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne n'est pas davantage fondée à demander le remboursement des débours qu'elle a exposées au titre des dépenses de santé en résultant.
7. En revanche, indépendamment de la perte d'une chance de refuser l'intervention, le manquement des médecins à leur obligation d'informer le patient des risques courus ouvre pour l'intéressé, lorsque ces risques se réalisent, le droit d'obtenir réparation des troubles qu'il a subis du fait qu'il n'a pas pu se préparer à cette éventualité. S'il appartient au patient d'établir la réalité et l'ampleur des préjudices qui résultent du fait qu'il n'a pas pu prendre certaines dispositions personnelles dans l'éventualité d'un accident, la souffrance morale qu'il a endurée lorsqu'il a découvert, sans y avoir été préparé, les conséquences de l'intervention doit, quant à elle, être présumée.
8. Il résulte de l'instruction que les conséquences cicatricielles dont a été victime Mme E épouse C résultant de l'intervention du 24 mars 2016 ont occasionné des souffrances physiques et psychologiques. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste évaluation du préjudice moral subi par la requérante en condamnant l'AP-HP à lui verser une somme de 3 000 euros.
9. Par ailleurs, Mme E épouse C est fondée à demander réparation des frais qu'elle a exposés à l'occasion du déroulement des opérations d'expertise, qui trouvent leur cause directe dans la faute commise par l'AP-HP. La requérante, qui justifie avoir exposé des honoraires liés à l'assistance par un médecin-conseil, à hauteur de 2 880 euros ainsi que des frais de transports, à hauteur de 91,70 euros, est, par suite, fondée à demander la condamnation de l'AP-HP à lui verser lesdites sommes.
10. Il résulte de ce qui précède que Mme E épouse C est fondée à demander la condamnation de l'AP-HP à lui verser une somme totale de 5 971,70 euros.
11. Mme E épouse C a droit aux intérêts au taux légal correspondant à l'indemnité de 5 971,70 euros à compter du 20 juillet 2018, date de réception de sa demande indemnitaire préalable par l'AP-HP. La capitalisation des intérêts a été demandée le 16 novembre 2018. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 20 juillet 2019, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les frais liés au litige :
12. En premier lieu, aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties () ". L'article R. 621-13 du même code prévoit que : " Lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal () en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions des articles R. 621-11 et R. 761-4. Cette ordonnance désigne la ou les parties qui assumeront la charge de ces frais et honoraires () Dans le cas où les frais d'expertise mentionnés à l'alinéa précédent sont compris dans les dépens d'une instance principale, la formation de jugement statuant sur cette instance peut décider que la charge définitive de ces frais incombe à une partie autre que celle qui a été désignée par l'ordonnance mentionnée à l'alinéa précédent ou par le jugement rendu sur un recours dirigé contre cette ordonnance () ".
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre les frais de la première expertise confiée à M. B, expert désigné par l'ordonnance n° 1708420 du 29 décembre 2017 du juge des référés, liquidés et taxés à la somme de 900 euros par une ordonnance
du 11 juillet 2018, à la charge définitive de l'AP-HP. En outre, il y a lieu de mettre les frais de l'expertise ordonnée avant dire droit et confiée également à M. B, liquidés et taxés à la somme de 900 euros par une ordonnance du magistrat désigné par le président du tribunal
du 3 octobre 2022, à la charge de l'AP-HP.
14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
15. D'une part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'AP-HP, tenue aux dépens, une somme de 2 500 euros au titre des frais exposés par Mme E épouse C et non compris dans les dépens. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit la somme que demande la caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'AP-HP dès lors que cette dernière ne peut être regardée comme partie perdante à l'égard de la caisse, qui n'obtient le remboursement d'aucune somme en application du présent jugement.
16. En troisième et dernier lieu, pour la même raison que celle qui vient d'être exposée, la caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne n'est pas fondée à demander que soit mise à la charge de l'AP-HP l'indemnité forfaitaire prévue par le neuvième alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
D E C I D E :
Article 1er : L'AP-HP est condamnée à verser à Mme E épouse C une somme
de 5 971,70 euros avec intérêts au taux légal à compter du 20 juillet 2018. Les intérêts échus
le 20 juillet 2019 seront capitalisés à cette date pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 2 : Les frais de l'expertise du docteur B, expert désigné par le juge des référés, liquidés et taxés à la somme de 900 euros par l'ordonnance du 11 juillet 2018 sont mis à la charge définitive de l'AP-HP.
Article 3 : Les frais de l'expertise du docteur B, expert désigné à la suite du jugement avant dire droit du 30 décembre 2020, liquidés et taxés à la somme de 900 euros par l'ordonnance
du 3 octobre 2022, sont mis à la charge définitive de l'AP-HP.
Article 4 : L'AP-HP versera à Mme E épouse C une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme D E épouse C, à l'Assistance publique-hôpitaux de Paris et à la caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne.
Copie pour information en sera adressée M. A B, expert.
Délibéré après l'audience du 3 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Timothée Gallaud, président,
Mme Aurore Perrin, première conseillère.
Mme Félicie Bouchet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 février 2023.
Le président-rapporteur,
T. GallaudL'assesseure la plus ancienne
Dans l'ordre du tableau,
A. Perrin
La greffière,
L. Potin
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nos 1809553 et 1903725
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026