jeudi 16 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-1907879 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | THOREL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2019, la SARL Pro-net Services, représentée par Me Thorel, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée émis à son encontre au titre de la période du 1erjanvier 2015 au 31 décembre 2016 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requérante soutient que :
- la proposition de rectification du 25 mai 2018 ne lui a pas été notifiée ;
- c'est à tort que l'administration a refusé de lui accorder le bénéfice du taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée ;
- sont déductibles au titre de la taxe sur la valeur ajoutée, les frais de repas, des factures antérieures à 2016, un bon de caisse et des factures restant sans justification, pour lesquelles des duplicatas ont été demandés à ses fournisseurs ;
- sont des charges déductibles du bénéfice un passif injustifié, des charges non justifiées au titre de l'exercice 2016 et les pertes irrécouvrables ;
- la majoration de 40 % de l'article 1729 du code général des impôts n'est pas motivée en droit et n'est pas justifiée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2019, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête, en faisant valoir que les moyens développés ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision de rejet de la réclamation préalable ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 février 2023 :
- le rapport de M. A ;
- et les conclusions de M. Philipbert, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société à responsabilité limitée (SARL) Pro-net Services, spécialisée dans les travaux du bâtiment, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité au titre de la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2016, à l'issue de laquelle elle a été rendue destinataire d'une proposition de rectification le 25 mai 2018. Des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période vérifiée ont été mises en recouvrement le 16 août 2018. Une réclamation a été présentée le 19 septembre 2018 et rejetée partiellement par décision du directeur départemental des finances publiques du Val-de-Marne en date du 24 juin 2019. Par la requête précitée, la société demande la décharge de ces impositions.
Sur la procédure d'imposition :
2. Si la requérante soutient que l'administration n'établit pas la régularité de la notification de la proposition de rectification en date du 25 mai 2018, il résulte de l'instruction et plus particulièrement des mentions claires, précises et concordantes figurant sur l'avis de réception postal produit par l'administration en défense que le pli correspondant, adressé à la contribuable en recommandé, a été présenté à l'adresse de la société requérante le 1er juin 2018 et a été retourné au service avec la mention " non réclamé ". La société n'est donc pas fondée à invoquer l'irrégularité de la notification de la proposition de rectification.
Sur le bien-fondé des impositions litigieuses :
En ce qui concerne les rappels de taxe sur la valeur ajoutée :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 279-0 bis du code général des impôts : " 1. La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux réduit de 10 % sur les travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien autres que ceux mentionnés à l'article 278-0 bis A portant sur des locaux à usage d'habitation, achevés depuis plus de deux ans (). 3. Le taux réduit prévu au 1 est applicable aux travaux facturés au propriétaire () à condition que le preneur atteste que ces travaux se rapportent à des locaux d'habitation achevés depuis plus de deux ans et ne répondent pas aux conditions mentionnées au 2. () Le prestataire est tenu de conserver cette attestation à l'appui de sa comptabilité () ".
4. L'administration a remis en cause l'application par la société requérante du taux de réduit de taxe sur la valeur ajoutée s'agissant de plusieurs factures émises par cette société, en relevant que celle-ci n'avait pas été en mesure de produire l'attestation prévue par les dispositions précitées de l'article 279-0 bis du code général des impôts. La société, qui se borne à soutenir qu'elle a adressé à l'administration les justificatifs en sa possession que le service a écartés, qu'une partie de sa comptabilité aurait été égarée par son expert-comptable et que " les justificatifs manquants seront communiqués dans les plus brefs délais ", ne saurait demander à bénéficier de ce taux réduit sans produire, à l'appui de sa requête ni depuis lors, de pièces et notamment les attestations prévues à l'article 279-0 bis du code général des impôts. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a remis en cause l'application du taux réduit.
5. En deuxième lieu, si la société se prévaut des dispositions de l'article 224 de l'annexe 2 au code général des impôts pour demander la déductibilité de la taxe sur la valeur ajoutée de trois factures antérieures à l'année 2016, il est constant que lesdites dispositions ont été abrogées à compter du 1er janvier 2008 par l'article 1er du décret n° 2007-566 du 16 avril 2007 relatif aux modalités de déduction de la taxe sur la valeur ajoutée et modifiant l'annexe II au code général des impôts. Elle ne peut donc utilement s'en prévaloir.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 271 du code général des impôts : " () II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : a) Celle qui figure sur les factures établies conformément aux dispositions de l'article 289 et si la taxe pouvait légalement figurer sur lesdites factures (). 2. La déduction ne peut pas être opérée si les redevables ne sont pas en possession () desdites factures () ". Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au redevable de présenter au service les factures pour lesquelles il entend déduire la taxe sur la valeur ajoutée.
7. La société soutient, tout d'abord, que la taxe sur la valeur ajoutée correspondant à celle portée sur des factures de frais de repas est déductible. Toutefois, elle ne produit pas les factures correspondantes et n'établit pas que ces frais auraient été engagés pour les besoins de ses opérations imposables. Par ailleurs, elle ne saurait sérieusement se prévaloir des dispositions du §170 du BOI-BNC-BASE-40-60-60 du 3 février 2016, applicable uniquement en matière de bénéfices non commerciaux, ni celles du BOI-RSA-BASE-30-50-10 du 6 mars 2014, applicable en matière d'impôt sur le revenu.
8. Par ailleurs, la société ne saurait demander la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée qui serait portée sur un bon de caisse sans produire la facture correspondante et sans justifier que la dépense aurait été engagée pour les besoins de ses opérations imposables.
9. Enfin, si la SARL Pro-net Services demande la déductibilité de la taxe sur la valeur ajoutée au titre de l'année 2016 de factures sans justificatifs, en faisant valoir que des duplicatas certifiés conformes à l'original ont été demandés à ses fournisseurs, elle n'a fourni, depuis l'enregistrement de sa requête, aucune pièce justificative.
En ce qui concerne les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés :
S'agissant du profit sur le Trésor :
10. Lorsqu'un contribuable a fait l'objet de rectifications en matière de taxe sur la valeur ajoutée et d'impôt sur les bénéfices, ses bases d'imposition à l'impôt sur les sociétés peuvent être rehaussées d'un profit sur le Trésor chaque fois que le droit qui lui est ouvert de déduire de ces bases la taxe sur la valeur ajoutée rappelée aboutirait, à défaut de la constatation à due concurrence d'un tel profit, à ce que le contribuable soit imposé à l'impôt sur les sociétés sur une assiette plus réduite que celle sur laquelle il aurait été imposé s'il avait acquitté régulièrement la taxe sur la valeur ajoutée.
11. Il résulte de ce qui précède qu'à supposer que la société Pro-net Services ait entendu contester le profit sur le Trésor en se référant à ce qu'elle a développé précédemment, elle n'est pas fondée à soutenir que les rappels précités de taxe sur la valeur ajoutée opérés par le service vérificateur ne sont pas justifiés et qu'en conséquence, le profit sur le Trésor correspondant aurait été réintégré à tort à son bénéfice imposable.
S'agissant des charges engagées dans l'intérêt de la société :
12. Aux termes du 1 de l'article 39 du code général des impôts : " Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : 1° Les frais généraux de toute nature () ". Pour être admises en déduction du résultat imposable, les charges doivent notamment être exposées dans l'intérêt direct de l'exploitation ou se rattacher à la gestion normale de l'entreprise et être appuyées de justifications suffisantes. A ce titre, si, en vertu des règles gouvernant l'attribution de la charge de la preuve devant le juge administratif, applicables sauf loi contraire, il incombe, en principe, à chaque partie d'établir les faits qu'elle invoque au soutien de ses prétentions, les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci. En particulier, et sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve au contribuable, il appartient au juge de l'impôt, au vu de l'instruction et compte-tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si la situation du contribuable entre dans le champ de l'assujettissement à l'impôt ou, le cas échéant, s'il remplit les conditions légales d'une exonération ou d'une réduction tenant, notamment, à l'octroi d'un avantage fiscal. Il résulte de la combinaison de ces éléments qu'il appartient, dès lors, à la société requérante, pour l'application des dispositions précitées du code général des impôts, de justifier tant du montant des charges qu'elle entend déduire du bénéfice net défini à l'article 38 du code général des impôts que de la correction de leur inscription en comptabilité, c'est-à-dire du principe même de leur déductibilité. La société doit apporter cette justification par la production de tous éléments suffisamment précis portant sur la nature de la charge en cause, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie qu'elle en a retirée. Dans l'hypothèse où le contribuable s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite au service, s'il s'y croit fondé, d'apporter la preuve de ce que la charge en cause n'est pas déductible par nature, qu'elle est dépourvue de contrepartie, qu'elle a une contrepartie dépourvue d'intérêt pour le contribuable ou que la rémunération de cette contrepartie est excessive.
13. En premier lieu, la requérante soutient que c'est à tort que l'administration a considéré que constituait un passif injustifié la somme de 10 000 euros, alors que cette somme correspond à la vente du véhicule d'un associé qui a mis cette somme à disposition de la société en précisant que " des justificatifs complémentaires seront apportés dans un délai rapide ", ce qu'elle n'a, au demeurant, pas fait. En outre, la proposition de rectification mentionne que le vendeur du véhicule n'a pas la qualité d'associé. C'est donc à juste titre que le service a retenu que la somme en cause correspondait à un passif injustifié.
14. En deuxième lieu, si la société soutient que les charges non justifiées au titre de l'année 2016 doivent être admises en déduction de son bénéfice, les charges en cause correspondent aux frais de repas, à des factures antérieures à 2016 et à un bon de caisse. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que les sommes en cause ne peuvent être considérées comme des charges déductibles.
15. En troisième et dernier lieu, si la société soutient que pour les pertes irrécouvrables, des certificats d'irrécouvrabilité seront produits dans un délai rapide, elle n'a, depuis lors, fourni aucune pièce justifiant du caractère déductible de telles charges.
Sur les majorations :
16. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré () ". Aux termes de l'article L. 80 D du livre des procédures fiscales : " Les décisions mettant à la charge des contribuables des sanctions fiscales sont motivées au sens de la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public, quand un document ou une décision adressés au plus tard lors de la notification du titre exécutoire ou de son extrait en a porté la motivation à la connaissance du contribuable () ".
17. D'une part, la proposition de rectification du 29 mai 2018 cite les dispositions du a. de l'article 1729 du code général des impôts et comporte le fondement légal des majorations appliquées aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée et aux rehaussements d'impôt sur les sociétés. La seule circonstance que la décision de rejet partiel de la réclamation d'assiette en date du 24 juin 2019 ne mentionne pas les dispositions en cause est sans influence sur le caractère suffisant de la motivation de cette pénalité. Par suite, l'application de cette majoration est suffisamment motivée en droit.
18. D'autre part, il résulte des dispositions de l'article 1729 du code général des impôts que la majoration pour manquement délibéré a pour seul objet de sanctionner la méconnaissance par le contribuable de ses obligations déclaratives. Pour établir cette mauvaise foi, l'administration doit apporter la preuve, d'une part, de l'insuffisance, de l'inexactitude ou du caractère incomplet des déclarations et, d'autre part, de l'intention de l'intéressé d'éluder l'impôt. Pour établir le caractère intentionnel du manquement du contribuable à son obligation déclarative, l'administration doit se placer au moment de la déclaration ou de la présentation de l'acte comportant l'indication des éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt.
19. La SARL Pro-net Services soutient que les rehaussements apparaissent inexistants ou extrêmement faibles au regard du chiffre d'affaire réalisé sur la période contrôlée, que les éventuelles irrégularités observées sont ponctuelles et n'attestent d'aucune mauvaise foi et que la société ou ses dirigeants n'ont jamais fait l'objet de précédents contrôles aboutissant aux mêmes rehaussements. Il résulte de l'instruction et notamment des mentions de la proposition de rectification que la vérificatrice a constaté, d'une part, qu'en matière de taxe sur la valeur ajoutée, la société n'a justifié d'aucune taxe sur la valeur ajoutée à taux réduit et avait également comptabilisé des charges et déduit la taxe sur la valeur ajoutée y afférente pour des montants importants sans en justifier la réalité et, d'autre part, qu'en matière d'impôt sur les sociétés, la requérante avait réalisé des prestations non comptabilisées, avait été dans l'incapacité de présenter la totalité de ses factures clients et avait comptabilisé des charges et provisions pour des montants importants sans également en justifier la réalité. L'administration en a conclu que compte tenu du caractère systématique des infractions constatées sur la période vérifiée, ce ne pouvait être qu'en toute connaissance de cause que ces minorations avaient été effectuées. Il résulte de ce qui précède que le service a ainsi justifié tant de l'élément matériel des inexactitudes et des omissions relevées dans les déclarations fiscales au sens des dispositions précitées de l'article 1729 du code général des impôts que de l'élément intentionnel de ces infractions.
20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge présentées par la SARL Pro-net Services ne peuvent qu'être rejetées. Pour les mêmes motifs, les conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de la SARL Pro-net Services est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Pro-net Services et à la directrice départementale des finances publiques de Seine-et-Marne.
Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Billandon, présidente,
M. Meyrignac, premier conseiller,
Mme Van Daële, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2023.
Le rapporteur,
P. A La présidente,
I. BILLANDON
Le greffier,
G. NGASSAKI
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026