jeudi 16 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-1907930 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | BAOUALI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 août 2019, la SARL Pink Pearl, représentée par
Me Baouali, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée d'un montant de 4 540 euros au titre de l'année 2018 ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser une indemnité de 500 euros en réparation du préjudice subi ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requérante soutient que :
- elle est en droit de demander le remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée conformément aux mentions de sa déclaration rectificative ;
- l'administration fiscale a commis une faute en lui refusant ce remboursement, ce qui a entraîné un préjudice qu'il convient de réparer.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2019, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête, en faisant valoir que les moyens développés ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision de rejet de la réclamation préalable ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 février 2023 :
- le rapport de M. A ;
- et les conclusions de M. Philipbert, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société à responsabilité limitée (SARL) Pink Pearl a, le 15 juin 2019, présenté une demande de remboursement de crédit de taxe sur la valeur ajoutée pour un montant de 4 540 euros au titre de l'exercice clos en 2018. Par décision du 28 juin suivant, le directeur départemental des finances publiques du Val-de-Marne a rejeté cette demande. Par la requête précitée, la société demande le bénéfice de ce remboursement de taxe sur la valeur ajoutée, ainsi que la condamnation de l'Etat au paiement de dommages-intérêts.
Sur les conclusions tendant au remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée :
2. Aux termes du IV de l'article 271 du code général des impôts : " La taxe déductible dont l'imputation n'a pu être opérée peut faire l'objet d'un remboursement dans les conditions, selon les modalités et dans les limites fixées par décret en Conseil d'Etat ". L'article 282-0-C de l'annexe II au même code précise que : " () II. - Par dérogation aux dispositions du I, les assujettis soumis de plein droit ou sur option au régime normal d'imposition peuvent demander un remboursement lorsque la déclaration mentionnée au 2 de l'article 287 du code général des impôts fait apparaître un crédit de taxe déductible ".
3. il résulte de l'instruction que la déclaration CA12 déposée le 15 juin 2019 par la requérante mentionnait que celle-ci avait demandé à ce que la somme de 4 540 euros soit reportée sur la déclaration suivante à hauteur de 3 419 euros et imputée sur les acomptes à hauteur de 1 121 euros. Dans ces conditions, et nonobstant la circonstance que la requérante ait renseigné le formulaire ad hoc à l'appui de sa demande de remboursement comme elle le soutient, c'est à bon droit que l'administration a rejeté sa demande en application des dispositions précitées. Par ailleurs et en tout état de cause, ainsi que le fait valoir l'administration en défense, la requérante n'établit pas le bien-fondé du crédit de taxe sur la valeur ajoutée dont elle se prévaut, dès lors qu'aucune facture établissant l'existence d'un tel crédit n'est produite.
Sur les conclusions aux fins de dommages-intérêts :
4. Il résulte de ce qui précède que l'administration n'a pas commis de faute en refusant de rembourser à la société requérante le crédit de taxe sur la valeur ajoutée qu'elle sollicitait. Dans ces conditions, les conclusions tendant à ce que l'Etat soit condamné à verser une indemnité de 500 euros, en réparation du préjudice qu'elle aurait subi ne peuvent, en tout état de cause, qu'être rejetées.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant au bénéfice du remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée au titre de l'exercice clos en 2018, ainsi que celles au titre de l'octroi de dommages-intérêts doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions au titre des frais de justice doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de la SARL Pink Pearl est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Pink Pearl et à la directrice départementale des finances publiques de Seine-et-Marne.
Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Billandon, présidente,
M. Meyrignac, premier conseiller,
Mme Van Daële, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2023.
Le rapporteur,
P. A La présidente,
I. BILLANDON
Le greffier,
G. NGASSAKI
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°°1907930
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026