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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-1908341

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-1908341

jeudi 16 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-1908341
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantHAMANI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête enregistrée sous le n° 1908341 le 17 septembre 2019, M. A B, représenté par Me Hamani, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2012, pour un montant de 43 098 euros ;

2°) à titre subsidiaire, d'établir un échéancier pour le paiement des impositions en cause.

Il soutient que :

- la procédure d'imposition est irrégulière dès lors que l'administration a emporté des documents sans autorisation préalable ni récépissé, et n'a pas restitué ces documents ;

- en vertu des dispositions de l'article L. 54 du livre des procédures fiscales, l'administration était tenue d'adresser les pièces de la procédure aux deux époux, et non à Mme B seule ;

- l'existence d'une activité occulte est contestée ;

- l'administration n'apporte pas la preuve que les sommes en cause proviennent d'une activité occulte de gestion de main d'œuvre alors qu'il s'agit d'avances de fonds désintéressées à une société de gardiennage ;

- le montant du résultat dégagé doit être déduit de la totalité des charges exposées ; au titre de l'année 2011, le taux de marge de 20,5 % retenu par le service est surestimé ;

- les opérations en cause n'étaient pas soumises à la taxe sur la valeur ajoutée et il appartenait à l'administration de justifier, dans le cas contraire, du taux de taxe applicable et des montants retenus ;

- la pénalité de 80 % est infondée en ce que l'activité en cause n'est pas occulte.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 décembre 2019, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête, en faisant valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

II. Par une requête enregistrée sous le n° 1908343 le 17 septembre 2019, Mme C B, représentée par Me Hamani, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2012, pour un montant de 45 857 euros ;

2°) à titre subsidiaire, d'établir un échéancier pour le paiement des impositions en cause.

Elle soutient que :

- la procédure d'imposition est irrégulière dès lors que l'administration a emporté des documents sans autorisation préalable ni récépissé, et n'a pas restitué ces documents ;

- en vertu des dispositions de l'article L. 54 du livre des procédures fiscales, l'administration était tenue d'adresser les pièces de la procédure aux deux époux, et non à Mme B seule ;

- l'existence d'une activité occulte est contestée ;

- l'administration n'apporte pas la preuve que les sommes en cause proviennent d'une activité occulte de gestion de main d'œuvre alors qu'il s'agit d'avances de fonds désintéressées à une société de gardiennage ;

- le montant du résultat dégagé doit être déduit de la totalité des charges exposées ; au titre de l'année 2011, le taux de marge de 20,5 % retenu par le service est surestimé ;

- les opérations en cause n'étaient pas soumises à la taxe sur la valeur ajoutée et il appartenait à l'administration de justifier, dans le cas contraire, du taux de taxe applicable et des montants retenus ;

- la pénalité de 80 % est infondée en ce que l'activité en cause n'est pas occulte.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 décembre 2019, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête, en faisant valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

III. Par une requête enregistrée sous le n° 1908366 le 18 septembre 2019, M. et Mme A et C B, représentés par Me Hamani, demandent au tribunal :

1°) à titre principal, de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquels ils ont été assujettis au titre des années 2011 et 2012, pour un montant total de 33 081 euros ;

2°) à titre subsidiaire, d'établir un échéancier pour le paiement des impositions en cause.

Ils soutiennent que :

- la procédure d'imposition est irrégulière dès lors que l'administration a emporté des documents sans autorisation préalable ni récépissé, et n'a pas restitué ces documents ;

- en vertu des dispositions de l'article L. 54 du livre des procédures fiscales, l'administration était tenue d'adresser les pièces de la procédure aux deux époux, et non à Mme B seule ;

- l'existence d'une activité occulte est contestée ;

- l'administration n'apporte pas la preuve que les sommes en cause proviennent d'une activité occulte de gestion de main d'œuvre alors qu'il s'agit d'avances de fonds désintéressées à une société de gardiennage ;

- le montant du résultat dégagé doit être déduit de la totalité des charges exposées ; au titre de l'année 2011, le taux de marge de 20,5 % retenu par le service est surestimé ;

- les opérations en cause n'étaient pas soumises à la taxe sur la valeur ajoutée et il appartenait à l'administration de justifier, dans le cas contraire, du taux de taxe applicable et des montants retenus ;

- la pénalité de 80 % est infondée en ce que l'activité en cause n'est pas occulte.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 décembre 2019, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête, en faisant valoir que les moyens soulevés par M. et Mme B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme D ;

- et les conclusions de M. Philipbert, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme B ont fait l'objet d'un examen contradictoire de leur situation fiscale personnelle portant sur les années 2010, 2011 et 2012, au cours duquel l'administration a considéré que les époux avaient exercé une activité de gestion de main d'œuvre, sans faire connaître cette activité auprès d'un centre de formalités des entreprises et sans souscrire de déclaration fiscale dans les délais légaux au titre de cette activité. A l'issue de ce contrôle, l'administration a notifié aux époux B des compléments d'impôt sur le revenu au titre des années 2011 et 2012, résultant de l'inclusion, dans leur revenu imposable, des bénéfices industriels et commerciaux tirés de cette activité qualifiée d'occulte, et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre des mêmes années, par une proposition de rectification du 20 juin 2014. L'administration a, en outre, appliqué la majoration de 80 % prévue au c. de l'article 1728-1 du code général des impôts en cas de découverte d'une activité occulte. A la suite de la mise en recouvrement des impositions supplémentaires de taxe sur la valeur ajoutée et d'impôt sur le revenu, le service a rejeté les réclamations d'assiette présentées par les époux, par trois décisions du 16 juillet 2019. Par trois requêtes nos 1908341, 1908343 et 1908366, M. et Mme B demandent au tribunal la décharge, en droits et pénalités, des impositions supplémentaires mises à leur charge au titre des années 2011 et 2012, à hauteur de la somme totale de 122 036 euros.

2. Les requêtes nos 1908341, 1908343 et 1908366 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu, dès lors, de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin de décharge des impositions :

En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :

3. En premier lieu, aux termes de l'article 12 du livre des procédures fiscales : " Dans les conditions prévues au présent livre, l'administration des impôts peut procéder à l'examen contradictoire de la situation fiscale des personnes physiques au regard de l'impôt sur le revenu, qu'elles aient ou non leur domicile fiscal en France, lorsqu'elles y ont des obligations au titre de cet impôt. () ". Selon l'article L. 13 F du même livre : " Les agents de l'administration peuvent, sans que le contribuable puisse s'y opposer, prendre copie des documents dont ils ont connaissance dans le cadre des procédures de contrôle prévues aux articles L. 12 et L. 13. Les modalités de sécurisation des copies de documents sous forme dématérialisée sont précisées par arrêté du ministre chargé du budget ". Enfin, l'article L. 16 de ce livre prévoit que : " En vue de l'établissement de l'impôt sur le revenu, l'administration peut demander au contribuable des éclaircissements. Elle peut, en outre, lui demander des justifications au sujet de sa situation et de ses charges de famille, des charges retranchées du revenu net global ou ouvrant droit à une réduction d'impôt sur le revenu en application des articles 156 et 199 septies du code général des impôts, ainsi que des avoirs ou revenus d'avoirs à l'étranger ".

4. Il résulte de l'instruction que, dans le cadre de l'examen contradictoire de leur situation fiscale personnelle, M. et Mme B ont, le 2 décembre 2013, transmis au vérificateur plusieurs pièces justificatives, aux fins d'éclaircissement, en application des dispositions précitées de l'article L. 16 du livre des procédures fiscales. Dans ces conditions, les requérants ne peuvent utilement soutenir que la procédure d'emport des documents transmis n'aurait pas été respectée, en l'absence de production d'un reçu par le service ou en conséquence de l'absence de leur restitution par le vérificateur, qui ne s'imposaient pas en l'espèce.

5. En second lieu, aux termes de l'article L. 54 A du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable aux impositions en litige : " Sous réserve des dispositions des articles L. 9 et L. 54, chacun des époux a qualité pour suivre les procédures relatives à l'impôt dû à raison de l'ensemble des revenus du foyer. Les déclarations, les réponses, les actes de procédure faits par l'un des conjoints ou notifiés à l'un d'eux sont opposables de plein droit à l'autre ".

6. L'article L. 54 A du livre des procédures fiscales précité institue une présomption irréfragable de représentation mutuelle entre les personnes soumises à imposition commune pour la procédure de contrôle de l'impôt dû au titre des revenus perçus au cours de la période d'imposition commune. Lorsque deux personnes précédemment soumises à imposition commune font l'objet, alors qu'elles sont désormais soumises à imposition distincte, d'un contrôle au titre de leur période d'imposition commune, ces dispositions autorisent l'administration à ne conduire la procédure de contrôle ainsi engagée qu'avec l'une d'entre elles, qui bénéficie alors seule des droits et garanties afférents à cette procédure.

7. Il est constant que M. et Mme B, mariés lors des opérations de contrôle, étaient soumis à une imposition commune des revenus perçus par chacun d'eux au titre des années 2011 et 2012. En application des dispositions précitées de l'article L. 54 A du livre des procédures fiscales, la proposition de rectification pouvait ainsi être régulièrement adressée à l'un ou l'autre des deux époux. En tout état de cause, il résulte de l'instruction que les actes de procédure ont été régulièrement libellés au nom de M. ou Mme B.

8. Par ailleurs, les requérants ne peuvent utilement invoquer la réserve d'interprétation énoncée par la décision n° 2015-503 QPC du Conseil constitutionnel du 4 décembre 2015, qui n'est applicable qu'aux cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu établies à compter de la date de publication de cette décision, dès lors que les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu litigieuses ont été mises en recouvrement en 2014. Au demeurant, dans sa décision n° 392899 du 3 octobre 2016, le Conseil d'Etat a maintenu sa jurisprudence antérieure, en conformité avec la décision rendue par le Conseil constitutionnel.

En ce qui concerne l'existence d'une activité occulte :

9. Aux termes du troisième alinéa de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable au litige : " () L'activité occulte est réputée exercée lorsque le contribuable n'a pas déposé dans le délai légal les déclarations qu'il était tenu de souscrire et soit n'a pas fait connaître son activité à un centre de formalités des entreprises ou au greffe du tribunal de commerce, soit s'est livré à une activité illicite. ".

10. Il résulte de ces dispositions que dans le cas où un contribuable n'a ni déposé dans le délai légal les déclarations qu'il était tenu de souscrire, ni fait connaître son activité à un centre de formalités des entreprises ou au greffe du tribunal de commerce, l'administration fiscale doit être réputée apporter la preuve, qui lui incombe, de l'exercice occulte de l'activité professionnelle si le contribuable n'est pas lui-même en mesure d'établir qu'il a commis une erreur justifiant qu'il ne se soit acquitté d'aucune de ses obligations déclaratives.

11. Dans le cadre de l'examen contradictoire de situation dont les requérants ont fait l'objet, l'administration a constaté, au crédit de plusieurs de leurs comptes bancaires, des encaissements excédant largement les revenus déclarés par M. et Mme B. L'administration a relevé que les époux avaient, au cours des années 2011 et 2012, exercé une activité de gestion de main d'œuvre pour une société de gardiennage, en payant ses salariés, sans déclarer les bénéfices industriels et commerciaux réalisés et sans souscrire de déclaration en matière de taxe sur la valeur ajoutée. Elle a rattaché à cette activité, qualifiée d'occulte, les sommes créditées sur leurs comptes en contrepartie de cette activité et les a imposées dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux. Il n'est pas contesté que les époux ont reconnu, lors du contrôle, avoir payé directement les salariés de cette société de gardiennage, ce qu'a confirmé l'exercice du droit de communication, et s'être également acquittés de charges sociales. Eu égard à ces éléments, à la répétition et au montant des opérations concernées, les époux, qui ne peuvent sérieusement soutenir qu'ils ont simplement consenti, dans un but désintéressé, des avances de fonds au profit de cette société qui aurait été confrontée à des difficultés de trésorerie, et qui n'établissent aucunement avoir commis une erreur justifiant cette omission de déclaration, ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que l'administration a considéré que cette activité revêtait un caractère occulte.

En ce qui concerne le bien-fondé des impositions en matière de bénéfices industriels et commerciaux et de taxe sur la valeur ajoutée :

12. Aux termes de l'article 34 du code général des impôts : " Sont considérés comme bénéfices industriels et commerciaux, pour l'application de l'impôt sur le revenu, les bénéfices réalisés par des personnes physiques et provenant de l'exercice d'une profession commerciale, industrielle ou artisanale. () ". Aux termes de l'article 256 A de ce code : " Sont assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée les personnes qui effectuent, de manière indépendante, à titre habituel ou occasionnel, une ou plusieurs opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée, quel que soit le statut juridique de ces personnes, leur situation au regard d'autres impôts ou la nature de leur intervention () / Les activités économiques visées au premier alinéa se définissent comme toutes les activités de producteur, de commerçant ou de prestataire de services, y compris les activités extractives, agricoles et celles des professions libérales ou assimilées. ". Aux termes de l'article 256 du même code : " I. Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel. () ".

13. D'une part, l'activité exercée par les requérants durant l'ensemble de la période litigieuse entre dans le champ des articles 34 et 256 du code général des impôts et cette activité était, dès lors, passible de l'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux à raison des bénéfices de l'ensemble des opérations réalisées et soumises à la taxe sur la valeur ajoutée. Par ailleurs, pour déterminer le montant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée litigieux, l'administration fiscale a ramené le montant de chiffre d'affaires à une base hors taxes, en justifiant précisément de sa démarche, puis a appliqué le taux normal alors applicable, les prestations n'étant visées par aucune des dispositions prévoyant l'application d'un taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée.

14. D'autre part, si les requérants soutiennent que l'administration fiscale a retenu un montant sous-estimé de charges déductibles, ils ne justifient pas, en l'absence de toute pièce et de tout justificatif, de l'existence de charges d'un montant supérieur à celui déjà admis par l'administration, correspondant aux avances de fonds consenties par les époux à la société.

Sur les pénalités :

15. Aux termes de l'article 1728 du code général des impôts : " 1. Le défaut de production d'éléments dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droit mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : / () b. 40% lorsque la déclaration ou l'acte n'a pas été déposé dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure, notifiée par pli recommandé, d'avoir à le produire dans ce délai ; / c. 80% en cas de découverte d'une activité occulte () ".

16. Ainsi qu'il a été dit précédemment, le caractère occulte de l'activité exercée par les requérants au cours de la période en litige doit être regardé comme établi, cette activité était inconnue d'un centre de formalités des entreprises ou du greffe du tribunal de commerce et les requérants n'ayant pas souscrit dans le délai légal les déclarations auxquels ils étaient tenus. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a assorti les rectifications en litige, à raison de cette activité, de la majoration de 80 % prévue par les dispositions précitées.

Sur les conclusions tendant à la fixation d'un échéancier :

17. Il n'appartient pas au juge administratif d'accorder des délais de paiement aux contribuables ou de fixer un échéancier de règlement de ses dettes. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre par les requérants ne peuvent qu'être rejetées.

18. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme B ne sont pas fondés à demander la décharge des impositions litigieuses auxquelles ils sont été assujettis au titre des années 2011 et 2012.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes nos 1908341, 1908343 et 1908366 sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Mme C B et à la directrice départementale des finances publiques de Seine-et-Marne.

Délibéré après l'audience du 16 février 2023 à laquelle siégeaient :

Mme Billandon, présidente,

M. Meyrignac, premier conseiller,

Mme Van Daële, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2023.

La rapporteure,

M. D

La présidente,

I. BILLANDON

La greffière,

C. BOURGAULT

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Nos 1908341

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