jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-1908388 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | GUILBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 13 septembre 2019 enregistrée le 19 septembre suivant au greffe du tribunal administratif de Melun, le président du tribunal administratif de Toulouse a, en vertu des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, transmis au tribunal la requête présentée par Mme B C épouse A.
Par cette requête enregistrée au greffe du tribunal administratif de Toulouse le 5 juillet 2019, et deux mémoires enregistrés les 24 mars 2020 et 1er septembre 2022 au tribunal administratif de Melun, Mme B C épouse A, représentée par Me Guilbert, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) qu'il soit prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'annulation du titre de perception émis le 20 août 2018 par la direction générale des finances publiques du Var, tendant au recouvrement de la somme de 11 865,36 euros au titre d'un trop perçu de rémunération ;
2°) de la décharger de la totalité de l'obligation de payer la somme de 11 865,36 euros mise à sa charge par le titre de perception émis le 20 août 2018 par le recteur de l'académie de Créteil, annulé par titre d'annulation émis le 10 mars 2022 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 600 euros à lui en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 janvier 2020, le rectorat de l'académie de Créteil conclut au non-lieu à statuer de la requête présentée par Mme C épouse A.
Il fait valoir que :
- le montant du titre de perception litigieux a été ramené de 11 865,36 euros à 7.887,75 euros par décision du 11 juin 2019 ;
- le reliquat du titre de perception litigieux a été annulé par décision du 15 janvier 2020 ;
- Mme A a été déchargée de la totalité de la somme faisant l'objet du titre de perception attaquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte des termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative que : " Les présidents de tribunal administratif peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () 3º Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ()5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Dans le dernier état de ses écritures, Mme B C épouse A doit être regardée comme se désistant de ses conclusions aux fins d'annulation du titre de perception litigieux et des decisions litigieuses et de décharge à hauteur de la somme 7.887,75 euros. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il résulte par ailleurs de l'instruction que le surplus de la somme faisant l'objet du titre de perception litigieux, soit la somme de 3 977,61 euros, a fait l'objet d'une annulation et d'une décharge par une décision du 11 juin 2019 devenue définitive. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur le surplus des conclusions de la requête présentées aux fins d'annulation et de décharge.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 600 euros à verser à de Mme C épouse A.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme C épouse A de ses conclusions aux fins d'annulation et de décharge à hauteur de 7.887,75 euros.
Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur le surplus des conclusions aux fins d'annulation et de décharge présentées par Mme C épouse A.
Article 3 : L'Etat versera à Mme C épouse A la somme de 600 euros (six cents euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C épouse A et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera transmise au recteur de l'académie de Créteil.
Fait à Melun le 5 octobre 2023.
La présidente du tribunal,
C. LEDAMOISEL
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°1908388
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026