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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-1908486

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-1908486

jeudi 22 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-1908486
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation5ème chambre
Avocat requérantICARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 septembre 2019, Mme A B, représentée par Me Icard, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 23 avril 2019 en ce qu'elle porte fixation d'un délai d'attente de cent-vingt-et-un jours pour son indemnisation au titre de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) ;

2°) d'enjoindre au maire de l'Haÿ-les-Roses de lui verser la somme de 7 667,77 euros en remboursement du montant de l'ARE correspondant aux cent-vingt-et-un jours d'attente qui lui ont été opposés, dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de condamner la commune de l'Haÿ-les-Roses à lui verser la somme de 12 667,77 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison du non-respect du délai de prévenance ainsi que de la fixation illégale d'un délai d'attente de cent-vingt-et-un jours pour son indemnisation au titre de l'ARE, assortie des intérêts de retard au taux légal à compter de la réception de la demande indemnitaire préalable et de leur capitalisation ;

4°) de mettre à la charge de la commune de l'Haÿ-les-Roses la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- contrairement à ce qu'a considéré le maire de l'Haÿ-les-Roses, elle n'a jamais refusé le renouvellement de son contrat de travail qui a pris fin le 2 octobre 2018 ;

- en l'absence de proposition de renouveler son contrat de travail à l'issue de celui-ci, elle ne saurait être regardée comme ayant été volontairement privée d'emploi ;

- le délai d'attente de cent-vingt-et-un jours pour son indemnisation au titre de l'ARE a ainsi été fixé en méconnaissance de la loi ;

- la responsabilité pour faute de la commune de l'Haÿ-les-Roses doit être engagée en raison, d'une part, de la méconnaissance de l'article 38-1 du décret n° 88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale et, d'autre part, du fait de la fixation illégale d'un délai d'attente de cent-vingt-et-un jours pour son indemnisation au titre de l'ARE ;

- une indemnisation doit lui être accordée à hauteur de 12 667,77 euros en réparation de ses préjudices, correspondant au préjudice financier évalué à hauteur de 7 667,77 euros et aux troubles dans les conditions d'existence évalués à hauteur de 5 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 février 2020, la commune de Choisy-le-Roi, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- les conclusions à fin d'annulation de la décision du 23 avril 2019 sont irrecevables en raison de leur tardiveté ;

- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés ;

- sa responsabilité pour faute ne saurait être engagée, en l'absence de toute faute commise.

Par une ordonnance du 20 juillet 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 17 septembre 2021 à 12 h 00.

Par une lettre du 30 août 2022, des pièces complémentaires ont été demandées à la commune de l'Haÿ-les-Roses pour compléter l'instruction, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.

Le 2 septembre 2022, la commune défenderesse n'a pas produit les pièces sollicitées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code du travail ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Mentfakh, conseillère,

- les conclusions de Mme Barruel, rapporteure publique,

- et les observations de Me Yamoua, substituant Me Icard, représentant Mme B et celles de Mme D, responsable juridique, représentant la commune de l'Haÿ-les-Roses.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B, titulaire du grade d'éducatrice territoriale de jeunes enfants a été recrutée au sein de la commune de l'Hay-les-Roses en qualité de directrice d'un établissement de multi-accueil, par un contrat à durée déterminée d'un an conclu successivement du 3 octobre 2016 au 2 octobre 2017 et du 3 octobre 2017 au 2 octobre 2018. Par un arrêté du 4 janvier 2019, le maire de l'Haÿ-les-Roses a fixé à Mme B un différé d'indemnisation au titre de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) à hauteur de cent-vingt-et-un jours, lui ouvrant droit au bénéfice de l'ARE à compter du 14 février 2019. Par un courrier du 29 janvier 2019, reçu le 31 janvier 2019, l'agente a formé un recours gracieux contre cet arrêté en contestant le différé d'indemnisation au titre de l'ARE ainsi fixé. Le silence gardé pendant plus de deux mois sur ce recours gracieux a fait naître une décision implicite de rejet à la date du 31 mars 2019. Par un courrier du 1er avril 2019, réitéré le 17 avril 2019, l'intéressée a demandé à l'autorité territoriale la communication des motifs de cette décision implicite de rejet. Par une décision du 23 avril 2019, le maire de l'Haÿ-les-Roses a communiqué les motifs de cette dernière. Par un courrier du 16 mai 2019, reçu le 20 mai 2019, Mme B a saisi le maire de l'Haÿ-les-Roses d'une demande tendant au versement du montant de l'ARE correspondant aux cent-vingt-et-un jours de carence qui lui ont été opposés, soit la somme de 7 667,77 euros. Le silence gardé pendant plus de deux mois sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet à la date du 20 juillet 2019. Par sa requête, Mme B doit être regardée comme demandant, d'une part, l'annulation de la décision du 23 avril 2019 et, d'autre part, la condamnation de la commune de l'Haÿ-les-Roses à réparer les préjudices qu'elle estime avoir subis.

Sur l'office du juge :

2. D'une part, lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne en matière d'aide ou d'action sociale, de logement ou au titre des dispositions en faveur des travailleurs privés d'emploi, et sous réserve du contentieux du droit au logement opposable, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision, en fixant alors lui-même tout ou partie des droits de l'intéressé et en le renvoyant, au besoin, devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation pour le surplus, sur la base des motifs de son jugement. Dans le cas d'un contentieux portant sur les droits au revenu de remplacement des travailleurs privés d'emploi, c'est au regard des dispositions applicables et de la situation de fait existant au cours de la période en litige que le juge doit statuer.

3. Bien que Mme B présente formellement des conclusions à fin d'annulation de la décision du 23 avril 2019, en ce qu'elle porte fixation d'un délai d'attente de cent-vingt-et-un jours pour son indemnisation au titre de l'ARE, celle-ci doit être regardée comme demandant au juge de plein contentieux de notamment se prononcer sur son droit à percevoir l'ARE en statuant au regard des dispositions applicables et de la situation de fait existant au cours de la période en litige, soit entre le 3 octobre 2018 et le 13 février 2019.

4. D'autre part, aux termes de l'article L. 5421-1 du code du travail : " () Les travailleurs involontairement privés d'emploi (), aptes au travail et recherchant un emploi, ont droit à un revenu de remplacement dans les conditions fixées au présent titre. " L'article L. 5422-1 du même code dispose : " Ont droit à l'allocation d'assurance les travailleurs involontairement privés d'emploi ou dont le contrat de travail a été rompu conventionnellement (), aptes au travail et recherchant un emploi qui satisfont à des conditions d'âge et d'activité antérieure. " Aux termes de l'article L. 5424-1 du même code : " Ont droit à une allocation d'assurance dans les conditions prévues aux articles L. 5422-2 et L. 5422-3 : () 2° Les agents non titulaires des collectivités territoriales et les agents non statutaires des établissements publics administratifs autres que ceux de l'Etat () ". Aux termes de l'article L. 5424-2 du même code : " Les employeurs mentionnés à l'article L. 5424-1 assurent la charge et la gestion de l'allocation d'assurance () ". Enfin, aux termes de l'article L. 5422-20 du même code : " Les mesures d'application des dispositions du présent chapitre font l'objet d'accords conclus entre les organisations représentatives d'employeurs et de salariés. / Ces accords sont agréés dans les conditions définies par la présente section. / En l'absence d'accord ou d'agrément de celui-ci, les mesures d'application sont déterminées par décret en Conseil d'Etat. ". L'article L. 5422-21 de ce code dispose que : " L'agrément rend obligatoires les dispositions de l'accord pour tous les employeurs et salariés compris dans le champ d'application professionnel et territorial de cet accord () ".

5. Pour l'application de ces dispositions, il appartient à l'autorité administrative de déterminer si les circonstances dans lesquelles un contrat de travail à durée déterminée n'a pas été renouvelé permettent de l'assimiler à une perte involontaire d'emploi. A ce titre, l'agent qui refuse le renouvellement de son contrat de travail ne peut être regardé comme involontairement privé d'emploi, à moins que ce refus soit fondé sur un motif légitime, qui peut être lié notamment à des considérations d'ordre personnel ou au fait que le contrat a été modifié de façon substantielle et sans justification par l'employeur.

Sur les conclusions relatives au droit à l'ARE :

6. L'accord n° 12 du 14 avril 2017, pris pour l'application de l'article 46 du règlement général annexé à la convention du 14 avril 2017 relative à l'assurance chômage, agréé par l'arrêté du 4 mai 2017, prévoit en son paragraphe 1 applicable au moment des faits : " Une ouverture de droit aux allocations ou un rechargement ou une reprise des droits peut être accordé au salarié qui a quitté volontairement son emploi, et dont l'état de chômage se prolonge contre sa volonté, sous réserve que les conditions suivantes soient réunies : / a) l'intéressé doit avoir quitté l'emploi au titre duquel les allocations lui ont été refusées, depuis au moins 121 jours ou lorsqu'il s'agit d'une demande de rechargement des droits au titre de l'article 28, avoir épuisé ses droits depuis au moins 121 jours ; / b) il doit remplir toutes les conditions auxquelles le règlement général annexé subordonne l'ouverture d'une période d'indemnisation, à l'exception de celle prévue à l'article 4 e) ; / c) il doit enfin apporter des éléments attestant ses recherches actives d'emploi, ainsi que ses éventuelles reprises d'emploi de courte durée et ses démarches pour entreprendre des actions de formation ".

7. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées que les agents mentionnés au 1° de l'article L. 5424-1 du code du travail ayant quitté volontairement leur emploi et dont l'état de chômage se prolonge contre leur volonté, en dépit de démarches actives de recherche d'emploi, ont droit à l'allocation d'aide au retour à l'emploi, dès lors qu'ils satisfont à l'ensemble des conditions prévues aux a), b) et c) des stipulations du paragraphe 1 de l'accord n° 12 du 14 avril 2017.

8. Pour considérer Mme B comme ayant volontairement quitté son emploi, le maire de l'Haÿ-les-Roses a tenu compte de ce que l'intéressée avait fait part à sa hiérarchie, dès l'été 2018, de son souhait de ne pas renouveler son contrat de travail à son terme, alors même que la collectivité territoriale souhaitait la maintenir dans ses fonctions par la conclusion d'un nouveau contrat de travail.

9. La requérante conteste avoir refusé la proposition du maire de l'Haÿ-les-Roses de renouveler son contrat de travail qui arrivait à terme le 2 octobre 2018. Toutefois, il résulte de l'instruction que, par une décision du 9 août 2018, l'autorité territoriale a confirmé avoir pris connaissance du souhait de l'agente de ne pas voir renouvelé son contrat de travail à son terme, le 2 octobre 2018. Si l'intéressée conteste s'être vu notifier cette décision, pour autant, elle ne conteste nullement les termes mêmes de l'attestation de sa supérieure hiérarchique que l'agente avait fait état de sa volonté de ne pas voir renouvelé son engagement au sein des services de la commune au cours de l'été 2018. De plus, la requérante affirme dans ses propres écritures que le défaut de notification de l'intention de la commune de renouveler son contrat, l'a privée de la possibilité de " refuser cette proposition ". Ces propos confirment ainsi la réalité de son souhait de ne plus travailler pour la commune à l'issue de son dernier contrat de travail à durée déterminée. Enfin, alors qu'elle ne conteste pas davantage le souhait de son ancien employeur de renouveler son contrat de travail, il ne résulte pas de l'instruction que l'intéressée ait demandé à être maintenue en fonction sur son poste, à intégrer, même avec retard, ce poste, ni enfin à demander à bénéficier de l'ARE à l'issue du terme de son contrat de travail. Elle ne saurait, dès lors, soutenir ne pas avoir été en mesure de refuser une proposition de renouvellement de son contrat de travail qui ne lui a jamais été soumise. Dans ces conditions, compte tenu de l'existence d'éléments suffisamment précis permettant de constater que Mme B avait exprimé son souhait, dès l'été 2018, de ne pas renouveler son contrat de travail à son terme, alors même que la collectivité territoriale souhaitait voir renouvelé son engagement en son sein, elle ne peut être regardée comme ayant été involontairement privée d'emploi au sens des dispositions précitées.

10. Dans ces conditions, Mme B, ne pouvant être regardée comme ayant été involontairement privée d'emploi, était en droit de se voir appliquer, en application des dispositions précitées, un différé d'indemnisation de cent-vingt-et jours au titre du versement de l'ARE. Contrairement à ce qu'elle soutient, le maire de l'Haÿ-les-Roses n'a pas méconnu les dispositions précitées aux points 4 et 6 du présent jugement en s'opposant à ce versement.

11. Il résulte de tout ce qui précède que, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense par l'administration, Mme B n'est pas fondée à demander la condamnation de la commune de l'Haÿ-les-Roses à lui verser la somme de 7 667,77 euros correspondant à l'allocation d'ARE qu'elle n'a pas perçue dans les conditions prévues par les textes en vigueur pendant la période d'ouverture de ses droits.

Sur les conclusions à fin d'indemnisation :

12. En premier lieu, aux termes de l'article 38-1 du décret du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale : " Lorsqu'un agent contractuel a été engagé pour une durée déterminée susceptible d'être renouvelée en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'autorité territoriale lui notifie son intention de renouveler ou non l'engagement au plus tard : () - deux mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée égale ou supérieure à deux ans (). / Lorsqu'il est proposé de renouveler le contrat, l'agent contractuel dispose d'un délai de huit jours pour faire connaître, le cas échéant, son acceptation. L'autorité territoriale informe l'agent des conséquences de son silence. En cas de non-réponse dans le délai prévu, l'intéressé est présumé renoncer à son emploi () ".

13. La commune de l'Haÿ-les-Roses n'établit pas avoir fait connaître à Mme B son intention de renouveler son contrat à durée déterminée antérieurement au délai de deux mois prévu par les dispositions précitées de l'article 38-1 du décret du 15 février 1988, soit le 2 août 2018 au plus tard. De même, s'il résulte de l'instruction que l'administration a proposé à la requérante de renouveler son contrat de travail, aucune pièce du dossier ne permet d'établir la date à laquelle cette proposition a été effectivement notifiée à l'intéressée, de telle sorte qu'il n'est pas démontré que celle-ci ait disposé du délai de huit jours qui lui était imparti par les dispositions précitées du dernier alinéa du 2° de l'article 38 du décret du 15 février 1988 pour faire connaître, le cas échéant, son acceptation. Il en résulte que la requérante ne peut être présumée avoir renoncé au poste proposé, à défaut pour elle d'avoir répondu dans le délai précité. Par suite, la commune en s'affranchissant des obligations prévues par ces dispositions, e a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.

14. Toutefois, Mme B n'établit pas, ni même n'allègue avoir subi un préjudice causé par l'absence de cette notification alors, ainsi qu'il a déjà été dit, qu'elle n'a jamais manifesté son intention ou son souhait de poursuivre son engagement au sein des services de la commune de l'Haÿ-les-Roses. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur leur recevabilité, les conclusions indemnitaires présentées par la requérante sur ce fondement ne peuvent qu'être rejetées.

15. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9 du présent jugement, la faute qu'aurait commise la commune de l'Haÿ-les-Roses résultant de la fixation illégale d'un délai d'attente de cent-vingt-et-un jours pour son indemnisation au titre de l'ARE, n'est pas établie. Par suite, la requérante n'est pas fondée à rechercher la responsabilité de la collectivité pour faute, à ce titre, à son égard. Dès lors, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur leur recevabilité, ses conclusions tendant à la condamnation de la collectivité employeur à lui verser une indemnité en réparation des préjudices qu'elle soutient avoir subis du fait de la fixation illégale d'un délai d'attente de cent-vingt-et-un jours pour son indemnisation au titre de l'ARE, doivent être rejetées.

16. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées par Mme B ne peuvent qu'être rejetées, y compris celles tendant au versement d'intérêts au taux légal et leur capitalisation.

Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte :

17. Ces conclusions ne peuvent qu'être rejetées en conséquence du rejet des conclusions aux fins d'indemnisation présentées par Mme B.

Sur les frais liés au litige :

18. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " () Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de l'Haÿ-les-Roses, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme dont Mme B demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de la requérante une somme de 200 euros à verser à la commune de l'Haÿ-les-Roses au titre de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Mme B versera à la commune de l'Haÿ-les-Roses une somme de 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de l'Haÿ-les-Roses.

Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Lopa Dufrénot, présidente,

Mme Mentfakh, conseillère,

Mme Delon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 22 décembre 2022.

La rapporteure,

L. MENTFAKH

La présidente,

M. C

La greffière,

C. TRÉMOUREUX

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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