jeudi 30 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-1911110 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | CHOULET BOULOUYS PERRON AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 décembre 2019 et 15 septembre 2021, M. B A, représenté par Me Choulet, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le centre hospitalier interdépartemental de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " à lui verser la somme de 126 744,49 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis résultant de son maintien illégal en contrats à durée déterminée postérieurement au 1er février 2014 et du non-renouvellement illégal de son contrat ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier interdépartemental de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il est constant qu'il a été recruté de façon continue en qualité de praticien contractuel sur le poste de directeur de la maison des adolescents du Val-de-Marne pendant plus de six années ; dès le renouvellement de son contrat à compter du 1er février 2014, il aurait dû bénéficier d'un contrat à durée indéterminée en application de l'article R. 6152-403 du code de la santé publique ; les contrats conclus depuis cette date sont entachés et d'illégalité et la décision du
30 novembre 2016 s'apparente à un licenciement entaché d'illégalité ; le centre hospitalier n'a pas respecté la procédure contradictoire dès lors que l'avis du chef de pôle ou autre structure interne et l'avis de la commission médicale d'établissement n'ont été sollicités ; en tout état de cause, la décision du 30 novembre 2016 n'est pas fondée sur un motif tiré de l'intérêt du service susceptible de la justifier ; le centre hospitalier interdépartemental de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " a donc engagé sa responsabilité du fait de ces illégalités fautives ;
- il a subi un préjudice financier qui peut être évalué à la somme globale de 106 744,49 euros ; d'une part, il a été contraint d'anticiper son départ à la retraite à 66 ans et quatre mois de sorte que sa pension annuelle est inférieure à celle qu'il aurait perçue s'il était parti à l'âge légal de 67 ans et quatre mois ; le préjudice financier peut être évalué à 53 562,41 euros ; d'autre part, il a subi une perte de chance de poursuivre son activité au-delà de l'âge légal de 70 ans ; compte tenu du taux de perte de chance de 50 %, le préjudice financier supplémentaire qu'il a subi peut être évalué à 52 182,08 euros ;
- il a subi un préjudice moral résultant des conditions dans lesquelles il a été illégalement évincé de ses fonctions qui peut être évalué à 20 000 euros ; il n'a commis aucune faute ; il a été très affecté par les conditions obscures et incompréhensibles de son éviction ; en outre, le passage brutal au statut de retraité l'a empêché de poursuivre ses activités d'enseignement en les limitant à dix heures par an.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 janvier 2020, le centre hospitalier interdépartemental de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée ", représenté par son directeur en exercice, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le requérant a déjà perçu une indemnité de précarité de 51 638,28 euros, qui excède de 6 680,54 euros la rémunération qu'il aurait perçue s'il avait exercé ses fonctions jusqu'au 7 novembre 2017 ;
- aucun accord formel n'est intervenu entre M. A et la direction de l'établissement concernant la prolongation de son activité ; en qualité de praticien contractuel, il n'entrait pas dans les catégories d'agents pour lesquels le recul de la limite d'âge pour raison familiale était prévu ;
- la décision de ne pas renouveler le contrat M. A est fondée sur l'intérêt du service dès lors que l'audit mené au sein de la maison de l'adolescent a fait apparaître des dysfonctionnements en lien avec la coordination qu'il menait ; son préjudice moral ne peut donc être retenu.
Par une ordonnance du 3 février 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 3 mars 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le décret n° 93-701 du 27 mars 1993 ;
- le décret n° 2010-1137 du 29 septembre 2010
- le décret n° 2016-1426 du 21 octobre 2016 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Réchard,
- et les conclusions de Mme Van Daële, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, médecin psychiatre, a été recruté à compter du 15 avril 2007 par le centre hospitalier interdépartemental (CHI) de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " en qualité de praticien contractuel à temps partiel (60 %) pour exercer les fonctions de coordonnateur au sein de la maison des adolescents (MDA) du Val-de-Marne. Son contrat, d'une durée initiale d'un an, a été renouvelé par plusieurs avenants successifs d'une durée d'un an, en dernier lieu, jusqu'au 14 avril 2012. Par un nouveau contrat à durée déterminée (CDD) d'une durée d'un an du 22 octobre 2012, il a été recruté à nouveau en qualité de praticien contractuel à temps partiel (80 %) pour exercer les mêmes fonctions à compter du 1er février 2012. Par quatre avenants successifs, d'une durée d'un an chacun, en dernier lieu pour la période du 1er février 2016 au 31 janvier 2017, M. A a été reconduit dans ses fonctions au sein de la maison des adolescents du Val-de-Marne. Par une décision du 30 novembre 2016, le directeur adjoint des ressources humaines du CHI de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent
" Fondation Vallée " a informé M. A du non-renouvellement de son contrat à compter du 1er février 2017. Par un courrier du 22 mai 2017, M. A a sollicité du directeur de l'établissement l'indemnisation des préjudices financier et moral qu'il estimait avoir subis du fait de l'illégalité de son maintien en contrat à durée déterminée postérieurement au 1er février 2014 et du caractère illégal de la décision du 30 novembre 2016 qu'il analyse comme un licenciement. Par une décision du 1er juin 2017, le directeur par intérim de l'établissement a rejeté sa demande. Par la présente requête, M. A demande la condamnation du CHI de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " à lui verser la somme de 126 744,49 euros en réparation des préjudices financier et moral qu'il estime avoir subis résultant de l'illégalité fautive des contrats à durée déterminée conclus postérieurement au 1er février 2014, de la décision du 30 novembre 2016 qu'il estime devoir être analysée comme un licenciement et, en tout état de cause, du caractère illégal du non-renouvellement de son contrat au 1er février 2017.
Sur la responsabilité du CHI de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " :
En ce qui concerne le cadre juridique :
2. Aux termes de l'article R. 6152-401 du code de la santé publique : " Les établissements publics de santé, en application des dispositions du 2° de l'article L. 6152-1 et les établissements publics mentionnés au I de l'article L. 313-12 du code de l'action sociale et des familles peuvent recruter des médecins, des pharmaciens et des odontologistes en qualité de praticiens contractuels à temps plein ou de praticiens contractuels à temps partiel. / () ". Aux termes de l'article R. 6152-403 de ce code, dans sa rédaction applicable à compter du
1er octobre 2010 : " Les praticiens contractuels mentionnés à l'article R. 6152-401 peuvent également être recrutés pour assurer certaines missions spécifiques, temporaires ou non, nécessitant une technicité et une responsabilité particulières et dont la liste est définie par arrêté des ministres chargés du budget et de la santé. Le contrat peut être conclu pour une période maximale de trois ans, renouvelable par reconduction expresse. La durée des contrats conclus successivement ne peut excéder six ans. Si, à l'issue de la période de reconduction, le contrat du praticien est renouvelé sur le même emploi dans le même établissement, il ne peut l'être que par décision expresse et pour une durée indéterminée ".
3. Un praticien contractuel dont le contrat est renouvelé après l'expiration de la période de six ans mentionnée à l'article R. 6152-403 du code de la santé publique ne peut, en l'absence de décision expresse en ce sens, être regardé comme titulaire d'un contrat à durée indéterminée. Il tient en revanche des dispositions de cet article, en cas d'interruption ultérieure de la relation d'emploi, un droit à l'indemnisation du préjudice qu'il a subi, évalué en fonction des avantages financiers auxquels il aurait pu prétendre en cas de licenciement s'il avait été employé dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée. Ce préjudice doit être évalué en fonction des modalités de rémunération qui auraient été légalement applicables à un tel contrat.
En ce qui concerne le recours à des contrats à durée déterminée au-delà d'une durée d'emploi de six ans :
4. Il résulte de l'instruction que M. A, qui a été recruté en qualité de praticien contractuel à temps partiel pour occuper les fonctions de médecin coordonnateur de la MDA du Val-de-Marne, à compter du 15 avril 2007, ainsi que cela a été dit au point 1. du présent
jugement, justifiait au 15 avril 2013 avoir été recruté par des contrats à durée déterminée successivement renouvelés pour une durée de six ans. De surcroît, et en tout état de cause, la circonstance que l'exécution des différents CDD ait conduit, en cours d'exécution du contrat conclu à compter du 1er février 2013, à dépasser la durée maximale d'emploi de six années, n'a pas eu pour effet de le transformer en contrat à durée indéterminée en l'absence de toute disposition législative en ce sens. En revanche, cette circonstance obligeait le CHI de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " à régulariser la situation contractuelle de M. A,
c'est-à-dire à mettre fin à son contrat avant le terme des six ans ou à renouveler par une décision expresse son CDD en contrat à durée indéterminée. Toutefois, si le CHI de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " n'a pas procédé à cette régularisation, les contrats qu'il a successivement conclus, à compter du 1er février 2014, ont été reconduits expressément pour une durée déterminée, soit un an. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que son contrat était réputé à durée indéterminée et qu'en prenant la décision en litige du
30 novembre 2016, le centre hospitalier aurait pris une décision de licenciement, et non de non-renouvellement de son contrat, entachée d'illégalité à défaut d'avoir été prise dans le respect de la procédure prévue à l'article R. 6152-413 du code de la santé publique. En revanche, M. A est fondé à soutenir qu'en procédant depuis le 1er février 2014 à des renouvellements successifs pour une durée déterminée d'un an, le CHI de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " a méconnu les dispositions précitées de l'article R. 6152-403 du code de la santé publique dès lors qu'en application de ces dispositions, son contrat ne pouvait l'être que pour une durée indéterminée et a ainsi commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
En ce qui concerne le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée :
5. Il résulte de l'instruction que, par une décision du 30 novembre 2016, le CHI de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " a informé M. A du
non-renouvellement de son contrat à compter du 1er février 2017. Si M. A soutient que le centre hospitalier a commis une faute en ne renouvelant pas son contrat pour un motif étranger à l'intérêt du service, il résulte de ce qui a été dit au point précédent, que le centre hospitalier ne pouvait légalement pas, à compter du 1er février 2014, procéder à la conclusion de nouveaux contrats à durée déterminée. De surcroît, et en tout état de cause, il résulte de l'instruction que le contrat de M. A n'a pas été renouvelé compte tenu des difficultés de fonctionnement de la MDA du Val-de-Marne imputables " en grande partie à la gouvernance et au pilotage défaillants de cette structure ". Les conclusions de l'audit diligenté par l'ARS d'Ile-de-France, le préfet du Val-de-Marne et le département du Val-de-Marne, versées au dossier, relèvent plusieurs disfonctionnements de la structure, et notamment un manque de présence sur le terrain des coordonnateurs dont M. A, qui n'est, dans ces conditions, pas fondé à soutenir qu'un tel motif serait étranger au service.
6. Il suit de là que M. A n'est pas fondé à soutenir que le CHI de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " a commis une faute en ne renouvelant pas son CDD par une décision du 30 novembre 2016.
Sur les préjudices :
En ce qui concerne le préjudice financier :
7. D'une part, si M A sollicite l'indemnisation du préjudice financier résultant de la différence entre le montant de la pension de retraite qu'il aurait perçu dans l'hypothèse d'un départ à la retraite à l'âge de 67 ans et celui qu'il perçoit effectivement à la suite de son départ en retraite à l'âge de 66 ans et quatre mois qu'il considère comme contraint, il n'établit pas le lien de causalité entre le préjudice allégué et la faute du CHI de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " tirée du recours fautif à des contrats à durée déterminée. Par suite,
M. A, qui au demeurant n'apporte aucun élément de nature à justifier le montant du préjudice invoqué, n'est pas fondé à en demander la réparation.
8. D'autre part, si M. A, qui soutient avoir subi une perte de chance de poursuivre son activité au-delà de l'âge légal, fait valoir qu'il aurait pu prétendre en application des dispositions du décret du 21 octobre 2016 relatif à la limite d'âge et à la prolongation d'activité des personnels médicaux, pharmaceutiques et odontologiques hospitaliers, à la prolongation de son activité jusqu'à l'âge de 70 ans, et en conséquence à une pension de retraite calculée sur cette base et donc supérieure à celle qu'il perçoit effectivement, ce préjudice allégué n'est pas davantage en lien direct avec la faute du CHI de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent
" Fondation Vallée " tirée du recours illégal à des contrats à durée déterminée au-delà du 1er février 2014. Par suite, il n'est pas fondé à demander l'indemnisation de ce préjudice.
En ce qui concerne le préjudice moral :
9. M. A se prévaut d'un préjudice moral résultant des conditions difficiles dans lesquelles le CHI de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " a mis fin à ses fonctions, et fait valoir que la décision du 30 novembre 2016 a généré une vague d'indignation dont il justifie par la production d'une pétition de soutien ayant recueilli près de deux cents signatures. Par ailleurs, il fait valoir avoir été affecté par les fautes que le centre hospitalier lui a injustement reprochées et sur lesquelles il a fondé sa décision de ne pas renouveler son contrat. En outre, il se prévaut de ce que la cessation de ses fonctions l'aurait empêché de poursuivre ses activités annexes, notamment d'enseignement. Toutefois, ainsi qu'il a été au point 5. du présent jugement, le CHI de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " n'a pas commis de faute en ne renouvelant pas le contrat de M. A et en mettant fin à ses fonctions par la décision du 30 novembre 2016. Par suite, l'intéressé n'est pas fondé à demander réparation du préjudice moral qu'il aurait subi résultant du non-renouvellement de son contrat.
Sur les frais liés au litige :
10. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier interdépartemental de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée " la somme demandée par M. A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au centre hospitalier interdépartemental de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent " Fondation Vallée ".
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bonneau-Mathelot, présidente,
Mme Réchard, première conseillère,
Mme Luneau, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2023.
La rapporteure,
J. RECHARD
La présidente,
S. BONNEAU-MATHELOT La greffière,
S. SCHILDER
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026