vendredi 10 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2001313 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | LUBRANO-LAVADERA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 février 2020, M. A D, représenté par Me Lubrano-Lavadera, demande au tribunal :
1°) de condamner le grand hôpital de l'Est francilien (GHEF) à lui verser la somme de 28 800 euros en réparation des conséquences dommageables des conditions de la prise en charge de sa naissance au centre hospitalier de Meaux le 24 juillet 1995 ;
2°) de mettre à la charge du GHEF la somme de 1 500 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la prise en charge obstétrique lors de sa naissance n'a pas été conforme aux règles de l'art, ce qui constitue une faute de nature à engager la responsabilité du GHEF ;
- il est fondé à demander réparation des conséquences dommageables de cette prise en charge inadéquate par l'allocation des sommes suivantes : 1 000 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire total ; 2 800 euros au titre des souffrances endurées ; et 25 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent.
Par un mémoire, enregistré le 2 juillet 2020, la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne demande au tribunal :
1°) de condamner le GHEF à lui verser la somme de 8 463,83 euros au titre des débours qu'elle a exposés en conséquence de la faute commise lors de la naissance de M. D ;
2°) de mettre à la charge du GHEF la somme de 700 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge du GHEF l'indemnité forfaitaire prévue par le neuvième alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2020, le grand hôpital de l'Est francilien, représenté Me Latremouille, conclut au rejet de la requête de M. D et des conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne ou, subsidiairement, à ce que la condamnation prononcée à son encontre soit limitée à 27 160 euros en ce qui concerne M. D et à ce que soient exclus du remboursement alloué à la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne les frais d'hospitalisation exposés du 25 au 26 novembre 2016.
Il soutient que :
- le positionnement des forceps et l'absence de césarienne ne sont pas fautifs compte tenu des connaissances scientifiques à la date des faits ;
- le lien de causalité entre le positionnement des forceps et l'hématome sous-dural présenté par M. D à sa naissance n'est pas établi.
Vu :
- l'ordonnance n° 1705543 du 11 juillet 2018, par laquelle le magistrat désigné par le président du tribunal a liquidé et taxé les frais de l'expertise confiée à Mme B, experte, à la somme de 3 280,50 euros ;
- l'ordonnance n° 1705543 du 21 février 2023 par laquelle le magistrat désigné par la présidente du tribunal a liquidé et taxé les frais de M. C, sapiteur, à la somme de 1 500 euros ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Félicie Bouchet, première conseillère,
- les conclusions de Mme Sophie Delormas, rapporteure publique,
- et les observations de Me Boissat, représentant le grand hôpital de l'Est francilien.
Considérant ce qui suit :
1. M. D est né le 24 juillet 1995 au centre hospitalier de Meaux, à la suite d'un accouchement par voie basse au cours duquel l'obstétricien a eu recours à une aide instrumentale par forceps. Après que des convulsions hémi-corporelles du nouveau-né ont été constatées, une scanographie a mis en évidence la présence d'un hématome fronto-pariétal droit. L'enfant a subi un traitement antiépileptique jusqu'à l'âge de 9 mois et n'a plus fait de crises convulsives jusqu'en mars 2010, date à partir de laquelle elles ont réapparu. L'imagerie cérébrale a, alors, révélé la présence d'une lésion cicatricielle consécutive à la résorption de l'hématome
fronto-pariétal néonatal. Après avoir obtenu la désignation d'un expert devant le juge des référés, M. D demande au tribunal de condamner le grand hôpital de l'Est francilien (GHEF), qui vient aux droits et obligations du centre hospitalier de Meaux, à lui verser une indemnité en réparation des conséquences dommageables de la prise en charge obstétricale du 24 juillet 1995 évoquée ci-dessus.
Sur la responsabilité :
2. Aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute ".
3. D'une part, l'expert désigné par le juge des référés a estimé que les crises épileptiques du requérant, qui ont réapparu en 2010, ont une origine séquellaire liée à l'hématome cérébral fronto-pariétal dont a été atteint M. D. Si le GHEF soutient qu'il n'est pas établi que cet hématome se soit constitué au moment de la naissance de l'intéressé en raison de l'utilisation du forceps, l'expert, spécialisé en gynécologie-obstétrique, auquel a été adjoint un sapiteur spécialisé en pédiatrie, a envisagé de façon précise ce qui pouvait l'expliquer et a estimé, au regard du dossier médical qui lui était soumis et de l'examen du requérant, qu'il ne pouvait qu'être lié à une utilisation inadéquate du forceps. Le GHEF, qui se borne à se prévaloir de ce que la littérature médicale n'exclut pas la possibilité que des lésions intra-crâniennes soient liées à la pathologie du travail et non à l'utilisation du forceps n'apporte aucun élément sérieux de nature à remettre en cause l'appréciation portée par l'expert, qui a conclu en l'espèce à l'utilisation traumatique des forceps au regard des données du dossier médical qui avait été porté à sa connaissance. D'autre part, l'expert a relevé que dans le cas d'une dystocie de dilatation et de descente associée au ralentissement du rythme cardiaque fœtal, telle qu'elles ont été constatées lors de l'accouchement, l'extraction de l'enfant soit par forceps, soit par césarienne, était indiquée. Il a, toutefois, ajouté que, en l'espèce, dans la mesure où l'utilisation du forceps s'avérait difficile, une césarienne s'imposait afin d'éviter le risque de traumatisme fœtal. Si le GHEF soutient que ce choix ne pouvait pas s'imposer au vu des recommandations médicales qui prévalaient alors, il n'apporte aucun élément sérieux à l'appui de cette allégation, la circonstance que l'expert évoque un document datant de l'année 2000 ne permettant pas, par elle-même, de déduire qu'il n'aurait pas donné un avis en tenant compte des bonnes pratiques préconisées au moment de l'accouchement. Il résulte ainsi de l'instruction que les séquelles épileptiques dont est atteint M. D trouvent leur cause directe dans la faute commise lors de sa naissance, consistant à avoir persisté à mener l'accouchement par voie basse et à l'aide de forceps sans pratiquer de césarienne. Cette faute est de nature à engager la responsabilité du GHEF.
Sur le préjudice :
4. Il résulte de l'instruction que la date de la consolidation de l'état de santé de M. D peut être fixée au 26 janvier 2018.
En ce qui concerne le préjudice patrimonial :
5. D'une part, la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne justifie avoir exposé des frais hospitaliers, médicaux, pharmaceutiques et d'appareillage entre le 21 mars 2010 et le 26 janvier 2018. Il résulte de l'instruction que ces dépenses trouvent leur cause directe dans la lésion séquellaire cérébrale dont est atteint M. D. Si le GHEF soutient que l'expert a relevé que l'hospitalisation du 25 au 26 novembre 2012 a eu lieu à la suite de l'oubli de l'intéressé de prendre le traitement médical qui lui était prescrit, cet oubli ne saurait, en l'espèce, être regardé comme la cause directe du dommage en litige, compte tenu notamment de l'âge de l'intéressé au moment des faits. Dans ces conditions, la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne est fondée à demander le remboursement de l'ensemble des dépenses qui ont été exposées ci-dessus, pour un montant total de 4 694,41 euros.
6. D'autre part, il résulte de l'instruction que, après consolidation, l'état de santé de M. D nécessite toujours une consultation annuelle spécialisée en neurologie et la prise de médicaments anti-épileptiques. Les dépenses de santé futures que la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne expose annuellement peuvent être évaluées en conséquence à 97,12 euros. Le montant auquel la caisse primaire d'assurance maladie a droit au titre de la période courant jusqu'à la date du présent jugement est en conséquence de 485,60 euros. Pour la période courant à partir de cette date, le GHEF doit être regardé comme donnant son accord pour que les dépenses évoquées ci-dessus soient indemnisées par capitalisation. Le coefficient applicable pour calculer le capital représentatif de la rente peut être fixé à 51,864 par référence au barème de capitalisation publié en 2022 par la Gazette du Palais, reposant sur la table de mortalité 2017-2019 pour les hommes, publiée par l'institut national de la statistique et des études économique. Par suite, le capital représentatif de la rente susceptible d'être allouée à la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne peut être évalué à 5 037 euros.
7. Il résulte de ce qui précède que la caisse primaire d'assurance maladie de
Seine-et-Marne est fondée à demander la condamnation du GHEF à lui verser la somme totale qu'elle demande, soit 8 463,83 euros.
En ce qui concerne le préjudice personnel :
8. En premier lieu, il résulte de l'instruction que M. D a subi un déficit fonctionnel temporaire total lié à des hospitalisations ou des immobilisations à domicile du 26 juillet au 11 août 1995, du 21 au 24 mars 2010, du 25 au 26 novembre 2012 et le
19 mai 2016. Il sera fait une juste appréciation des troubles de toute nature dans les conditions d'existence qui en ont résulté en lui allouant à ce titre une somme de 400 euros.
9. En deuxième lieu, M. D a enduré des souffrances estimées à 3 sur une échelle de 1 à 7 par l'expert judiciaire. Compte tenu des crises d'épilepsie depuis 2010, de la fracture et de la luxation de son épaule qu'il a subies à la suite d'une chute, mais également du retentissement psychologique de la maladie dont il est atteint, il sera fait une juste appréciation de ces souffrances en les évaluant à 3 600 euros.
10. En troisième et dernier lieu, il résulte de l'instruction que M. D reste atteint, après consolidation de son état de santé, d'un déficit fonctionnel permanent résultant d'une épilepsie séquellaire, qui peut être évalué à 15%. Compte tenu de ce que l'intéressé était âgé de 22 ans à la date de cette consolidation, il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en lui allouant une somme de 24 500 euros.
11. Il résulte de ce qui précède que le Grand Hôpital de l'Est Francilien doit être condamné à verser, d'une part, à M. D une somme de 28 500 euros et d'une part, à la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne la somme de 8 483,83 euros.
Sur les frais liés au litige :
12. En premier lieu, en application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale et de l'article 1 de l'arrêté du 15 décembre 2022 il y a lieu d'allouer à la caisse la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties () ". L'article R. 621-13 du même code prévoit que : " Lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal () en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions des articles R. 621-11 et R. 761-4. Cette ordonnance désigne la ou les parties qui assumeront la charge de ces frais et honoraires () Dans le cas où les frais d'expertise mentionnés à l'alinéa précédent sont compris dans les dépens d'une instance principale, la formation de jugement statuant sur cette instance peut décider que la charge définitive de ces frais incombe à une partie autre que celle qui a été désignée par l'ordonnance mentionnée à l'alinéa précédent ou par le jugement rendu sur un recours dirigé contre cette ordonnance () ".
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre les frais de l'expertise de Mme B, experte désignée par le juge des référés, liquidés et taxés à la somme de
3 280,50 euros, et les frais et honoraires de M. C, sapiteur désigné dans le cadre de l'expertise qui a ainsi été diligentée, liquidés et taxés à la somme de 1 500 euros, à la charge définitive du GHEF.
15. En troisième et dernier lieu, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le GHEF, tenu aux dépens, versera à M. D une somme de 1 500 euros. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du grand hôpital de l'Est francilien la somme que demande la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : Le grand hôpital de l'Est francilien est condamné à payer à M. D une somme de 28 500 euros.
Article 2 : Le grand hôpital de l'Est francilien est condamné à payer à la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne la somme de 8 463,83 euros.
Article 3 : Les frais de l'expertise confiée à Mme B, liquidés et taxés à 3 280,50 euros par l'ordonnance du 11 juillet 2018, sont mis à la charge définitive du grand hôpital de l'Est francilien.
Article 4 : Les frais de la mission confiée à M. C, sapiteur, liquidés et taxés à 1 500 euros par l'ordonnance du 21 février 2023, sont mis à la charge définitive du grand hôpital de l'Est francilien.
Article 5 : Le grand hôpital de l'Est francilien versera à M. D la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le grand hôpital de l'Est francilien versera à la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne la somme de 1 162 euros au titre du neuvième alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 8 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, au grand hôpital de l'Est francilien et à la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne.
Délibéré après l'audience du 17 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Timothée Gallaud, président,
Mme Sonia Norval-Grivet, première conseillère,
Mme Félicie Bouchet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 mars 2023.
La rapporteure,
F. BouchetLe président,
T. Gallaud
La greffière,
O. Dusautois
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026