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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2003984

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2003984

jeudi 12 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2003984
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation5ème chambre
Avocat requérantCABINET COLL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 juin 2020, le 17 juin 2022, et un mémoire récapitulatif produit le 7 octobre 2022 à la demande du tribunal en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, M. B C, représenté par Me Coll, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner la commune de Nogent-sur-Marne à lui payer la somme de 50 000 euros en réparation des préjudices moral et matériel qu'il estime avoir subis ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Nogent-sur-Marne la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête est recevable dès lors qu'une décision implicite née le 24 août 2020 a rejeté sa demande indemnitaire préalable, liant ainsi le contentieux à la date d'introduction de son recours ;

- il a été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, se traduisant par l'interdiction d'effectuer des heures supplémentaires, la remise en cause des heures supplémentaires effectuées après la levée de cette interdiction, la suppression de son droit d'accès au serveur commun des ressources humaines et du service logistique, le déplacement de son bureau dans un local insalubre, les reproches qui lui ont été adressés suite au mauvais déroulement d'un évènement qu'il n'était pas chargé d'organiser, les propos diffamatoires et injurieux dont il a fait l'objet, la notification de la décision prononçant sa réaffectation au service " animation " en présence de la police municipale, l'absence de renouvellement des contrats de collègues du service logistique, l'engagement d'une procédure disciplinaire abusive à son encontre et l'acharnement dont ses collègues et lui ont fait l'objet de la part de sa hiérarchie ;

- la commune de Nogent-sur-Marne a également commis une faute de nature à engager sa responsabilité en ne lui versant pas la totalité des indemnités auxquelles il avait droit au titre du complément indemnitaire annuel et des heures supplémentaires qu'il a réalisées ;

- ces agissements ont provoqué chez lui une dépression, en raison de laquelle il a été placé en arrêt de travail, lui causant ainsi un préjudice moral qu'il évalue à 20 000 euros ;

- il a subi un préjudice matériel qu'il évalue à 30 000 euros du fait de la perte, durant son arrêt travail, des primes auxquelles il avait droit, de la perte de l'opportunité de développer ses compétences professionnelles, de l'atteinte portée à sa réputation professionnelle et de la réduction du montant de la pension qu'il est susceptible de percevoir une fois placé à la retraite.

Par un mémoire en défense et un mémoire complémentaire, enregistrés le 20 novembre 2020 et le 28 novembre 2022, la commune de Nogent-sur-Marne, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que la requête est irrecevable en l'absence de rejet, à la date de l'introduction de la requête, de la demande indemnitaire préalable présentée par la requérante le 11 février 2020 et réceptionnée par la commune le 17 février 2020 et, par voie de conséquence, de liaison du contentieux et qu'aucun des moyens soulevés par la requête n'est fondé.

Par une ordonnance en date du 12 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au même jour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Issard,

- les conclusions de M. Gauthier-Ameil, rapporteur public,

- les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. C a été recruté le 6 octobre 2006 par la commune de Nogent-sur-Marne en tant qu'agent contractuel à temps non complet pour assurer des fonctions d'animation en centre de loisirs, titularisé au 1er janvier 2012 puis affecté à compter du 26 septembre 2016 au centre technique municipal en qualité d'adjoint territorial d'animation. Par une lettre en date du 11 février 2020, réceptionnée le 17 février 2020 et rejetée implicitement le 31 juillet 2020 en application des dispositions de l'ordonnance n° 2020-306 relative à la prolongation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et l'adaptation des procédures pendant cette même période, il a adressé une demande indemnitaire préalable à la commune de Nogent-sur-Marne afin d'obtenir l'indemnisation de préjudices causés par les faits de harcèlement moral qu'il estime avoir subis. Par sa requête, M. C demande au tribunal la condamnation de la commune de Nogent-sur-Marne à réparer ces préjudices.

Sur la fin de non-recevoir opposée par la commune de Nogent-sur-Marne :

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'en l'absence d'une décision de l'administration rejetant une demande formée devant elle par le requérant ou pour son compte, une requête tendant au versement d'une somme d'argent est irrecevable et peut être rejetée pour ce motif même si, dans son mémoire en défense, l'administration n'a pas soutenu que cette requête était irrecevable, mais seulement que les conclusions du requérant n'étaient pas fondées. En revanche, les termes du second alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative n'impliquent pas que la condition de recevabilité de la requête tenant à l'existence d'une décision de l'administration s'apprécie à la date de son introduction. Cette condition doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle. Par suite, l'intervention d'une telle décision en cours d'instance régularise la requête, sans qu'il soit nécessaire que le requérant confirme ses conclusions et alors même que l'administration aurait auparavant opposé une fin de non-recevoir fondée sur l'absence de décision.

4. Aux termes de l'article 1er de l'ordonnance du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période : " Les dispositions du présent titre sont applicables aux délais et mesures qui ont expiré ou qui expirent entre le 12 mars 2020 et le 23 juin 2020 inclus. " Aux termes de l'article 6 : " le présent titre s'applique () aux collectivités territoriales () ".

5. Il résulte de l'instruction que M. C a adressé une demande indemnitaire préalable à la commune de Nogent-sur-Marne le 11 février 2020, réceptionnée le 17 février 2020. Cette demande a fait l'objet en cours d'instance d'une décision implicite de rejet en date du 24 août 2020, alors que le délai dont disposait la commune pour y répondre avait été prolongé par les dispositions de l'ordonnance précitée. Ainsi, contrairement à ce que soutient la commune, la condition de liaison du contentieux posée par les dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative était remplie. Dans ces circonstances, la fin de non-recevoir opposée par la commune ne peut être accueillie.

Sur la responsabilité :

En ce qui concerne le harcèlement moral :

6. Aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires désormais repris à l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique: " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. / () ". Aux termes de l'article 11 de la même loi : " I.- A raison de ses fonctions et indépendamment des règles fixées par le code pénal et par les lois spéciales, le fonctionnaire ou, le cas échéant, l'ancien fonctionnaire bénéficie, dans les conditions prévues au présent article, d'une protection organisée par la collectivité publique qui l'emploie à la date des faits en cause ou des faits ayant été imputés de façon diffamatoire. / () IV.- La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté () ".

7. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements, dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral, revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. En revanche, la nature même des agissements en cause exclut, lorsque l'existence d'un harcèlement moral est établie, qu'il puisse être tenu compte du comportement de l'agent qui en a été victime pour atténuer les conséquences dommageables qui en ont résulté pour lui. Le préjudice résultant de ces agissements pour l'agent victime doit alors être intégralement réparé.

8. Au cas particulier, M. C soutient qu'il a été victime d'agissement constitutifs de harcèlement moral de la part des agents de la commune de Nogent-sur-Marne. Ces agissements se traduiraient par l'interdiction d'effectuer des heures supplémentaires, la remise en cause des heures supplémentaires effectuées après la levée de cette interdiction, le retrait de son droit d'accès au serveur commun au département des ressources humaines et de la logistique, le déplacement de son bureau dans un local insalubre, des reproches relatifs au mauvais déroulement d'un évènement qu'il n'était pas chargé d'organiser, des propos diffamatoires et injurieux, le retrait de ses tâches quotidiennes, sa réaffectation au service animation en présence de la police municipale au moment de la notification de cette réaffectation, l'absence de renouvellement des contrats des collègues du service logistique, un acharnement de la part de sa hiérarchie, et l'engagement d'une procédure disciplinaire abusive à son encontre.

9. En premier lieu, il résulte de l'instruction que l'interdiction d'effectuer des heures supplémentaires opposée à M. C est justifiée par la commune, d'une part, parce que l'intéressé en avait déjà effectué un nombre excessif au regard de la législation relative au temps de travail et, d'autre part, parce qu'il n'appartenait pas à la filière dite logistique alors que toutes les heures qu'il se proposait de prendre en charge était en rapport avec des tâches relevant de cette filière. Par ailleurs, si M. C soutient que quatre heures trois-quarts supplémentaires ne lui auraient pas été payées, la commune démontre que l'existence même de ces heures est contestée après qu'un directeur des services communaux a constaté que M. C n'avait pas été présent tout au long de l'évènement supposé générer ces heures supplémentaires et sans que l'intéressé n'ait été en mesure de démontrer le contraire.

10. En deuxième lieu, si M. C soutient que son droit d'accès au serveur du département des ressources humaines de la commune lui a été retiré, il résulte de l'instruction qu'il n'a jamais bénéficié d'un tel droit. La commune fait par ailleurs valoir sans être contredite que la mission qui lui était confiée jusqu'alors, de saisir les heures supplémentaires effectuées par les agents du service logistique, lui a été retirée à la suite d'une réorganisation de ce service résultant de l'arrêt de travail prolongé de sa responsable et alors que la directrice des ressources humaines avait constaté des irrégularités dans l'enregistrement des heures supplémentaires, et notamment celles déclarées par M. C lui-même, ainsi qu'indiqué au point précédent.

11. En troisième lieu, s'il résulte de l'instruction que le bureau de M. C a été déplacé dans un local que l'intéressé juge insalubre, la commune fait valoir que ce déplacement concernait l'ensemble de l'équipe du supérieur de M. C, après que ce supérieur avait avoué avoir tenté de vendre du matériel appartenant à la commune sur le site de vente en ligne " Le bon coin ", dans l'attente de l'aboutissement de la procédure disciplinaire engagée à l'encontre de l'intéressé. Pour regrettables qu'aient été les conditions de travail auxquelles M. C et ses collèges ont pu être soumis durant les mois de septembre, octobre et novembre 2019, cette circonstance, qui a concerné l'ensemble d'un service, ne laisse pas présumer de faits constitutifs de harcèlement moral à l'encontre du requérant.

12. En quatrième lieu, si M. C soutient avoir fait l'objet de propos injurieux de la part de certains de ses collègues, qui l'auraient qualifié de " tête de con " ou l'auraient surnommé " tic et tac ", il ne verse au dossier aucun élément permettant d'en établir la réalité. Il en va de même des reproches qui lui auraient été adressés de manière virulente et déplacée par sa hiérarchie suite au mauvais déroulement de la cérémonie du 11 novembre 2019.

13. En cinquième lieu, la commune fait valoir que le retrait des missions administratives dont M. C était chargé jusqu'au mois de novembre 2019 est justifié par une réorganisation du service logistique suite au départ en congé maladie de la responsable du centre technique municipal. Les pièces que M. C verse au dossier pour démontrer qu'il aurait fait l'objet d'un isolement au sein de son service, à savoir un courriel de la secrétaire de direction en date du 14 novembre 2019 priant tous les services de la commune d'adresser leurs demandes logistiques à d'autres personnes que lui, placées à un plus haut niveau sur le nouvel organigramme du centre technique municipal, ou encore un courriel d'un des responsables du service logistique en date du 13 novembre 2019 réitérant cette demande, apportent seulement la preuve de la mise en place d'une telle réorganisation. Dans ces conditions, les circonstances relatées ne font pas présumer l'existence de faits de harcèlement moral.

14. En sixième lieu, il résulte de l'instruction que la notification faite à M. C de sa nouvelle affectation a été effectuée par un agent communal assermenté et non pas en présence de la police municipale dans un but d'humiliation comme il le prétend. Cette nouvelle affectation au service animation est justifiée par un besoin urgent de pourvoir le poste vacant et la circonstance que M. C relève originellement de la filière animation, cette décision de la commune ayant, par la suite, été validée par la commission administrative paritaire, ce qui écarte toute présomption de harcèlement moral.

15. En septième lieu, M. C n'établit pas que le non-renouvellement des contrats liant ses collègues du service logistique à la commune, ne serait pas intervenus hors du cadre de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.

16. En huitième lieu, si M. C se prévaut d'un acharnement de sa hiérarchie à son égard, il ne le démontre pas en se bornant à verser au dossier un témoignage d'un de ses collègues, en date du 26 novembre 2019, expliquant que " M. C, agent administratif, est devenu le bouc émissaire alors même que cette personne a été sur tous les fronts administratif et logistique " et sa propre inscription au registre santé et sécurité au travail relatant un " acharnement psychologique envers ma personne ".

17. En neuvième lieu, pour justifier sa décision de ne pas verser au requérant le complément indemnitaire annuel pour 2019, la commune se prévaut de l'engagement d'une procédure disciplinaire à son encontre qui lui a été notifiée le 9 juin 2020 et qui a abouti à une exclusion temporaire de trois jours, cette procédure venant sanctionner l'implication de M. C dans des faits de vols de friandise dans le distributeur automatique positionné au centre technique municipal. La commune a donc pu prendre la décision de ne pas verser la prime dont il est question dans le cadre de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique alors que M. C ne conteste pas la matérialité des faits à l'origine de la sanction prononcée à son encontre et que la prime en cause ne constitue pas un droit. Il résulte, par ailleurs, de l'instruction que la prime " crue " venant récompenser les agents ayant été particulièrement actifs lors de la crue de la Marne de février 2018 lui a bien été versée ainsi que l'indique un courrier de la commune en date du 6 janvier 2020.

18. En dixième et dernier lieu, si M. C soutient avoir fait l'objet d'une procédure disciplinaire abusive, il ne verse au dossier aucun élément tendant à démontrer que la sanction d'exclusion temporaire de trois jours venant sanctionner sa participation à des vols de friandise serait disproportionnée. Les faits, ainsi relatés, ne font pas présumer un harcèlement moral.

19. Il résulte des constatations opérées aux points 9 à 18, que les faits invoqués par M. C, pris isolément ou dans leur ensemble, ne sont pas susceptibles de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens des dispositions citées au point 6.

En ce qui concerne la demande de protection fonctionnelle :

20. Il résulte de ce qui a été dit au point 19, qu'en refusant à M. C le bénéfice de la protection fonctionnelle à raison des faits énoncés aux points 9 à 18, l'autorité territoriale n'a pas entaché sa décision d'une erreur dans l'appréciation portée sur la situation du requérant.

En ce qui concerne l'absence de versement du complément indemnitaire annuel et de la rémunération due au titre de l'accomplissement d'heures supplémentaires :

21. Si M. C soutient que le complément indemnitaire annuel ne lui a plus été versé, il n'établit ainsi pas en avoir été privé alors qu'au demeurant il ne pouvait y prétendre de droit. Il résulte, par ailleurs, de l'instruction que toutes les heures supplémentaires qu'il a effectuées lui ont été payées, à l'exception de quatre heures et quarante-cinq minutes au sujet desquelles la commune fait valoir qu'elles ont été déclarées abusivement.

22. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à rechercher la responsabilité pour faute de la commune de Nogent-sur-Marne.

Sur les conclusions indemnitaires :

23. Il résulte de ce qui a été dit au point 22 que les conclusions, présentées par M. C, tendant à la condamnation de la commune de Nogent-sur-Marne à réparer les préjudices qu'il estime avoir subis, doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

25. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Nogent-sur-Marne, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme dont M. C demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de M. C la somme que la commune de Nogent-sur-Marne demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Nogent-sur-Marne sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la commune de Nogent-sur-Marne.

Délibéré après l'audience du 21 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Billandon, présidente,

Mme Massengo, conseillère,

Mme Issard, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 octobre 2023.

La rapporteure,

C. ISSARD

La présidente,

I. BILLANDONLa greffière,

V. TAROT

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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