LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2006686

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2006686

jeudi 22 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2006686
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation9ème chambre, JU
Avocat requérantLESAGE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I - Par une requête n° 2006686 enregistrée le 24 août 2020, M. B, représenté par Me Lesage, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision " 48SI " du 18 octobre 2019 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidation de son permis de conduire ;

2°) d'annuler les décisions portant retrait de points consécutivement aux infractions commises les 1er avril 2019, 10 août 2016, 7 octobre 2016, 23 novembre 2016 et 6 octobre 2016 ;

3°) d'enjoindre à l'administration de lui restituer les points correspondant à ces infractions sur le capital affectant son permis de conduire et de retirer sa décision d'invalidation du permis de conduire ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la réalité des infractions n'est pas établie ;

- l'obligation d'information préalable résultant des articles L. 223-1 et R. 223-3 du code de la route a été méconnue.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 novembre 2020, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 16 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 16 octobre 2022 à 12 heures.

II - Par une requête n°2010614 enregistrée le 22 décembre 2020, M. B, représenté par Me Lesage, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 20 octobre 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé de lui communiquer la décision du 18 octobre 2019 par laquelle il a constaté la perte de validité de son permis de conduire ;

2°) d'enjoindre à l'administration de lui transmettre la décision prononçant l'invalidation de son permis de conduire.

Il soutient que la demande qu'il a présentée tendant à obtenir communication de la décision " 48SI " du 18 novembre 2019 n'est pas tardive.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 février 2021, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus de transmission de la décision référencée " 48SI " et au rejet du surplus des conclusions.

Il soutient que M. B ayant produit, en cours d'instance, la décision " 48SI " dont il sollicitait la communication, les conclusions tendant à l'annulation de la décision de non-transmission de cette décision sont sans objet.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme C en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a commis les 1er avril 2019, 10 août 2016, 7 octobre 2016,

23 novembre 2016 et 6 octobre 2016 différentes infractions au code de la route ayant entraîné le retrait de dix-huit points sur son permis de conduire. Par une décision référencée " 48SI " du

18 octobre 2019, le ministre de l'intérieur a récapitulé les décisions de retraits de points antérieures, a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de point nul, lui a interdit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis. Par une requête, enregistrée sous le n° 2006686, M. B demande l'annulation de cette décision ainsi que celles portant retrait de points consécutivement aux infractions commises. Par une seconde requête enregistrée sous le n° 2010614, M. B demande l'annulation la décision du 20 octobre 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé de lui communiquer la décision " 48SI " du 18 octobre 2019.

Sur la jonction :

2. Les requêtes susvisées n° 2006686 et n° 2010614 déposées par M. B sont relatives à un même requérant. Elles ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.

Sur l'exception de non-lieu :

3. Il résulte de l'instruction que M. B, qui avait annoncé la production de la décision " 48SI " dans le bordereau d'inventaire joint à sa requête, a produit, le 29 décembre 2020, à la demande du tribunal la décision " 48SI " du 18 octobre 2019 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de point nul. Dans ces conditions, et ainsi que le relève le ministre de l'intérieur dans son mémoire en défense, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 20 octobre 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé de lui communiquer cette décision " 48SI " et sur les conclusions aux fins d'injonction.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la réalité des infractions commises :

4. Aux termes du quatrième alinéa de l'article L. 223-1 du code de la route : " La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive ".

5. Il résulte des articles 529, 529-1, 529-2 et du premier alinéa de l'article 530 du code de procédure pénale que, pour les infractions des quatre premières classes dont la liste est fixée par décret en Conseil d'État, le contrevenant peut soit acquitter une amende forfaitaire et éteindre ainsi l'action publique, soit présenter une requête en exonération. S'il s'abstient tant de payer l'amende forfaitaire que de présenter une requête, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée au profit du Trésor public en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public, lequel est exécuté suivant les règles prévues pour l'exécution des jugements de police. Aux termes du deuxième alinéa de l'article 530 du même code : " Dans les trente jours de l'envoi de l'avis invitant le contrevenant à payer l'amende forfaitaire majorée, l'intéressé peut former auprès du ministère public une réclamation motivée qui a pour effet d'annuler le titre exécutoire en ce qui concerne l'amende contestée. Cette réclamation reste recevable tant que la peine n'est pas prescrite, s'il ne résulte pas d'un acte d'exécution ou de tout autre moyen de preuve que l'intéressé a eu connaissance de l'amende forfaitaire majorée. S'il s'agit d'une contravention au code de la route, la réclamation n'est toutefois plus recevable à l'issue d'un délai de trois mois lorsque l'avis d'amende forfaitaire majorée est envoyé par lettre recommandée à l'adresse figurant sur le certificat d'immatriculation du véhicule, sauf si le contrevenant justifie qu'il a, avant l'expiration de ce délai, déclaré son changement d'adresse au service d'immatriculation des véhicules ; dans ce dernier cas, le contrevenant n'est redevable que d'une somme égale au montant de l'amende forfaitaire s'il s'en acquitte dans un délai de quarante-cinq jours, ce qui a pour effet d'annuler le titre exécutoire pour le montant de la majoration ".

6. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.

7. Eu égard aux mentions du relevé intégral d'information du permis de conduire de M. B, édité le 6 novembre 2020 et versé au dossier par le ministre de l'intérieur, et en l'absence de tout élément avancé par l'intéressé de nature à mettre en doute leur exactitude, il doit être tenu pour établi que le requérant a acquitté les amendes forfaitaires pour les infractions commises les 1er avril 2019, 10 août 2016, 7 octobre 2016, 23 novembre 2016 et 6 octobre 2016. Compte tenu des mentions figurant au relevé d'information intégral relatif à la situation de son permis de conduire, l'intéressé ne peut, dès lors, utilement les contredire en se bornant à affirmer que le ministre de l'intérieur n'établit pas que des titres exécutoires ont été émis pour chacune des infractions qui lui sont reprochées. Au surplus, le requérant n'établit pas avoir formé des requêtes en exonération auprès de l'officier du ministère public dans les formes et le délai imparti par l'article 529-2 du code de procédure pénale, ni que ces recours auraient été déclarés recevables par l'officier du ministère public. Ainsi, le moyen tiré de ce que la réalité de ces infractions ne serait pas établie doit être écarté.

En ce qui concerne le défaut d'information préalable :

S'agissant des infractions commises les 10 août 2016, 7 octobre 2016, 1er avril 2019 (à 1h10 et 1h11) :

8. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant un retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.

9. D'une part, il résulte de l'instruction et, notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. B, édité le 6 novembre 2020, que les infractions commises les 10 août 2016 et 7 octobre 2016 ont été constatées au moyen d'un procès-verbal électronique, que l'intéressé a signé, puis à l'émission d'une amende forfaitaire majorée. La signature de

M. B établit que les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route lui ont été délivrées. Dès lors, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure s'agissant de ces infractions, qui manque en fait, doit être écarté.

10. D'autre part, il résulte de l'instruction et, notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. B, édité le 6 novembre 2020, que l'infraction du 1er avril 2019 a été constatée par procès-verbal électronique, produit par le ministre de l'intérieur en défense, dont les mentions permettent d'établir qu'il comporte l'ensemble des informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il suit de là, alors même que

M. B a refusé de signer ce procès-verbal, que l'administration doit être regardée comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information préalable. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut d'information préalable doit être écarté.

S'agissant des infractions commises les 6 octobre 2016 et 23 novembre 2016 (17h34 et 20h31) :

11. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par un outil dédié ou par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de cette amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.

12. Il résulte de l'instruction et, notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. B, édité le 6 novembre 2020, que les infractions commises les

6 octobre 2016 et 23 novembre 2016 ont été constatées par radar automatique et ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Le ministre de l'intérieur, qui s'est borné à produire la copie d'un avis de contravention établi le 13 novembre 2015 n'apporte aucun élément de nature à établir que les avis de contravention ou les titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée ont été effectivement et régulièrement adressés à M. B. Dans ces conditions, M. B ne peut être regardé comme ayant été informé dans les conditions prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il suit de là que le moyen tiré du défaut d'information préalable à l'occasion des infractions commises les 6 octobre 2016 et

23 novembre 2016 doit être accueilli.

13. Il résulte de ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation des décisions portant retrait de points consécutivement aux infractions commises les

6 octobre 2016 et 23 novembre 2016 (17h34 et 20h31) ainsi que la décision " 48SI " du

18 octobre 2019 portant invalidation de son permis de conduire.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

14. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique, dans la limite du nombre maximum de points que peut comporter le capital du permis de conduire de M. B et sous réserve de retraits de points éventuellement prononcés par ailleurs à raison d'infractions étrangères à la présente instance, de lui restituer les points illégalement retirés de son permis de conduire à la suite des infractions relevées les 6 octobre 2016 et 23 novembre 2016(17h34 et 20h31). Il y a lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais d'instance :

15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête n° 2010614 de M. B.

Article 2 : Les décisions du ministre de l'intérieur portant retrait de points consécutives aux infractions commises les 6 octobre 2016 et 23 novembre 2016 (17h34 et 20h31) et la décision référencée " 48SI " du 18 octobre 2019 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité du permis de conduire de M. B sont annulées.

Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des Outre-mer de restituer à M. B les points illégalement retirés à la suite des infractions des 6 octobre 2016 et 23 novembre 2016, dans la limite du nombre maximum de points que peut comporter le capital de points de son permis de conduire et sous réserve de retraits de points éventuellement prononcés par ailleurs à raison d'infractions étrangères à la présente instance, dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.

Article 4 : L'Etat versera à M. B la somme de 500 euros sur le fondement de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : le surplus des conclusions de la requête n° 2006686 est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.

La magistrate désignée,

S. C

La greffière,

S. SCHILDER

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2006686

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions