LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2009389

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2009389

jeudi 30 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2009389
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantLERAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistré le 17 novembre 2020, Mme B A, représentée par Me Lerat, demande au juge des référés :

1°) de condamner la commune de Saint-Hilliers à lui verser une provision d'un montant de 9 905,55 euros à valoir sur les traitements dus et celle d'un montant de 2 000 euros à valoir sur l'indemnité au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence qu'elle a subis en réparation du retard fautif dans le paiement de son traitement, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Hilliers une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- alors qu'elle peut y prétendre, en application de l'article 17 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, elle ne perçoit plus de demi-traitement depuis le 1er novembre 2019 ;

- cette faute engage la responsabilité de la commune et à ce titre, elle subit un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mai 2021, la commune de Saint-Hilliers, représentée par Me Ferre, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme A la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- le contentieux n'est pas lié par la réclamation préalable de Mme A du 30 juillet 2020 et la requête est ainsi irrecevable ;

- les moyens ne sont, en tout état, pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1986 ;

- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;

- le décret n° 86-68 du 13 janvier 1986 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ".

2. Mme A titulaire du grade de rédacteur, a exercé les fonctions de secrétaire de mairie au sein de la commune de Saint-Hilliers. A l'expiration de ses droits à congé de longue maladie, l'intéressée a été placée en disponibilité pour raison de santé. Elle n'a plus perçu de traitement à compter du 1er novembre 2019 jusqu'au 1er février 2021, date de son admission à la retraite. En application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, elle demande la condamnation de la commune de Saint-Hilliers à lui verser une provision d'un montant de 9 905,55 euros à valoir sur les traitements dus et celle d'un montant de 2 000 euros à valoir sur l'indemnité au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence qu'elle a subis en réparation du retard fautif dans le paiement de son traitement.

3. En premier lieu, pour demander la condamnation de la commune de Saint-Hilliers au paiement d'une provision, Mme A soutient qu'en vertu de l'article 17 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, elle est en droit de percevoir un demi-traitement du 1er novembre 2019 jusqu'à admission à la retraite.

4. Toutefois, d'une part, la situation de Mme A dont les droits à congé de longue maladie au titre de l'article 57 3° de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale étaient expirés, a été placée en disponibilité d'office, après avis du comité médical départemental des 15 novembre 2017 et 18 septembre 2019, par arrêtés du maire des 28 novembre 2017, 10 janvier 2019 et 22 janvier 2020, pour la période ayant couru du 22 octobre 2017 au 21 octobre 2019. A la suite de l'avis de la commission de réforme émis le 9 septembre 2019, le maire, par arrêté du 5 janvier 2021, a admis l'intéressée à la retraite à compter du 10 septembre 2020. Dans ces conditions, Mme A ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article 17 du décret du 30 juillet 1987, applicables à la situation des agents placés en congé de maladie.

5. D'autre part, aux termes de l'article 19 du décret du 13 janvier 1986 relatif aux positions de détachement, hors cadres, de disponibilité, de congé parental des fonctionnaires territoriaux et à l'intégration, dans sa version applicable au litige : " La mise en disponibilité peut être prononcée d'office à l'expiration des droits statutaires à congés de maladie prévus au premier alinéa du 2°, au premier alinéa du 3° et au 4° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 et s'il ne peut, dans l'immédiat, être procédé au reclassement du fonctionnaire dans les conditions prévues aux articles 81 à 86 de la loi du 26 janvier 1984./La durée de la disponibilité prononcée en vertu du premier alinéa du présent article ne peut excéder une année. Elle peut être renouvelée deux fois pour une durée égale. Si le fonctionnaire n'a pu, durant cette période, bénéficier d'un reclassement, il est, à l'expiration de cette durée, soit réintégré dans son administration s'il est physiquement apte à reprendre ses fonctions dans les conditions prévues à l'article 26, soit, en cas d'inaptitude définitive à l'exercice des fonctions, admis à la retraite ou, s'il n'a pas droit à pension, licencié. / Toutefois, si, à l'expiration de la troisième année de disponibilité, le fonctionnaire est inapte à reprendre son service, mais s'il résulte d'un avis du comité médical qu'il doit normalement pouvoir reprendre ses fonctions ou faire l'objet d'un reclassement avant l'expiration d'une nouvelle année, la disponibilité peut faire l'objet d'un troisième renouvellement. ". En outre, aux termes de l'article 37 du décret du 30 juillet 1987 susvisé applicable au litige : " Le fonctionnaire ne pouvant, à l'expiration de la dernière période de congé de longue maladie ou de longue durée, reprendre son service est soit reclassé dans un autre emploi, en application du décret n° 85-1054 du 30 septembre 1985 susvisé, soit mis en disponibilité, soit admis à la retraite après avis de la commission de réforme prévue par le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales. / Pendant toute la durée de la procédure requérant soit l'avis du comité médical, soit l'avis de la commission de réforme, soit l'avis de ces deux instances, le paiement du demi-traitement est maintenu jusqu'à la date de la décision de reprise de service ou de réintégration, de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite. ".

6. Il résulte de l'instruction et ainsi qu'il a été indiqué, qu'en dernier lieu, Mme A a, par arrêté du maire de Saint-Hilliers du 22 janvier 2020, été placée en disponibilité d'office jusqu'au 21 octobre 2019, ayant bénéficié de deux renouvellements. Il est constant que l'intéressée qui avait épuisé ses droits à congé, n'était pas apte à reprendre ses fonctions. Alors que celle-ci était dans l'attente de son admission à la retraite, la procédure ne requérait ni la consultation du comité médical, ni celle de la commission de réforme qui avait rendu son avis dès le 9 septembre 2019. Dès lors, Mme A doit être regardée comme ayant été dans une position hors activité et ainsi, être maintenue en disponibilité d'office. Dès lors, elle ne pouvait, n'entrant pas dans le champ d'application des dispositions de l'article 37 du décret du 30 juillet 1987 précité, prétendre au maintien de son demi-traitement jusqu'à son admission à la retraite.

7. En second lieu, il suit ce qui précède que la commune de Saint-Hilliers, en ne versant pas de demi-traitement à Mme A, n'a pas commis de faute dans la gestion de sa carrière de nature à engager sa responsabilité. La requérante ne peut ainsi rechercher sa responsabilité.

8. Dans ces conditions, l'existence des obligations de la commune de Saint-Hilliers envers Mme A ne présentent pas, en l'état de l'instruction, un caractère non sérieusement contestable, au sens et pour l'application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions à fin de versement de provisions, y compris celles au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Saint-Hilliers présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Saint-Hilliers présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A et à la commune de Saint-Hilliers.

La juge des référés,

M. C

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

V. TAROT

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions