jeudi 22 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2009977 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère chambre, JU |
| Avocat requérant | CABINET DE CAUMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 3 décembre 2020 et 20 avril 2021, M. A B, représenté par Me de Caumont, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 48 SI du 30 octobre 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire ;
2°) d'annuler les décisions de retrait de points, mentionnées sur cette décision 48 SI, intervenues à la suite des infractions constatées les 26 octobre 2011, 9 avril 2012, 31 juillet 2012, 16 février 2015, 9 octobre 2015, 16 mai 2016, 12 février 2017, 10 août 2017, 15 août 2019, 17 avril 2019, 19 avril 2019, 23 mars 2019 et 9 juin 2019 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de restituer les points illégalement retirés et de rétablir le capital de son permis de conduire dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
5°) de rejeter la demande de l'Etat présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les informations requises par l'article L. 223-3 du code de la route ne lui ont pas été délivrées préalablement aux décisions de retrait de points.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mars 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un courrier en date du 5 décembre 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et aux fins d'injonctions relatives aux décisions de retrait de points consécutives aux infractions constatées les 9 avril 2012, 16 février 2015, 16 mai 2016, 10 août 2017 et 15 août 2019, dès lors qu'il ressort du relevé d'information intégral versé à l'instance par l'administration que les points retirés ont été recrédités sur le permis de conduire de M. B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a commis les 26 octobre 2011, 9 avril 2012, 31 juillet 2012, 16 février 2015, 9 octobre 2015, 16 mai 2016, 12 février 2017, 10 août 2017, 15 août 2019, 17 avril 2019, 19 avril 2019, 23 mars 2019 et 9 juin 2019, différentes infractions au code de la route ayant entraîné le retrait de quinze points sur son permis de conduire. Par une décision référencée " 48 SI " en date du 30 octobre 2020, le ministre de l'intérieur a récapitulé les décisions de retraits de points consécutives à ces infractions, a constaté un solde de points nul et la perte pour l'intéressé du droit de conduire un véhicule et lui a enjoint de restituer son permis de conduire. M. B demande l'annulation de cette décision 48 SI ainsi que des décisions de retrait de point mentionnées dans cette décision.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte des pièces du dossier, et notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire de l'intéressé édité le 12 mars 2021, que les points retirés à la suite des infractions constatées les 9 avril 2012, 16 février 2015, 16 mai 2016, 10 août 2017 et 15 août 2019 ont été recrédités sur le permis de conduire de M. B. Par suite, les conclusions relatives à ces retraits de points sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de ces décisions ni sur les conclusions aux fins d'injonction s'y rapportant.
Sur le surplus des conclusions :
3. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues auxdits articles L. 223-3 et R. 223-3, lesquelles constituent une garantie essentielle permettant à l'intéressé de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.
En ce qui concerne les infractions relevées les 26 octobre 2011, 9 octobre 2015 et 12 février 2017 :
4. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par un outil dédié ou par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de cette amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
5. Il ressort des mentions " AF " portées sur le relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. B que l'intéressé s'est acquitté des amendes forfaitaires correspondant aux infractions constatées le 26 octobre 2011 par radar automatique et
les 9 octobre 2015 et 12 février 2017 par procès-verbaux électroniques. Ainsi, le requérant a nécessairement reçu des courriers du ministre chargé de l'intérieur l'invitant à s'acquitter de ces paiements. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce et alors que M. B n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le moyen tiré de l'absence de ces informations lors de la commission de ces infractions doit être écarté.
En ce qui concerne les infractions relevées les 9 juin 2019, 17 avril 2019, 19 avril 2019 et 23 mars 2019 :
6. En application du second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale, en l'absence de paiement ou de requête en exonération dans le délai de quarante-cinq jours suivant, selon les cas, la date de constatation de l'infraction ou la date d'envoi de l'avis de contravention, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Le paiement de l'amende forfaitaire majorée établit que le contrevenant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée. En outre, qu'avant même que ces mentions aient été rendues obligatoires par un arrêté du 13 mai 2011 introduisant dans le code de procédure pénale un article A. 37-28, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration rappelait la qualification de l'infraction au code de la route et précisait que l'émission de l'amende forfaitaire majorée pouvait entraîner un retrait de points du permis de conduire, que cette amende pouvait être contestée dans un délai de trois mois, que les retraits et reconstitutions de points faisaient l'objet d'un traitement automatisé et que le titulaire du permis pouvait accéder à ces informations. Ces indications mettaient le contrevenant en mesure de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende, il serait procédé au retrait de points et portaient à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route. Dans ces conditions, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire majorée, il découle de cette seule constatation qu'il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
7. Le ministre de l'intérieur produit des attestations du trésorier principal du contrôle automatisé relatives à l'encaissement, respectivement les 27 juillet 2020, 20 novembre 2019, 20 novembre 2019 et 16 octobre 2019, des amendes forfaitaires majorées afférentes aux infractions relevées les 9 juin 2019, 17 avril 2019, 19 avril 2019 et 23 mars 2019. Ces paiements attestent que M. B a reçu les avis d'amende forfaitaire majorée correspondants. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce et alors que M. B n'établit pas, à défaut de produire le document qui lui a été remis à cette occasion, que celui-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas reçu l'information prévue par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route préalablement au paiement de cette amende.
En ce qui concerne l'infraction relevée le 31 juillet 2012 :
8. L'article R. 49 du code de procédure pénale prévoit, dans son II issu du décret du 26 mai 2009, que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire " peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". En vertu des dispositions de l'article A. 37-19 du même code, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal d'une part, la signature de l'agent verbalisateur et, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, issu d'un arrêté du 4 décembre 2014 mis en œuvre à compter du 15 avril 2015, en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations qui figure sur la page écran précise que la contravention relevée entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
9. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante. En revanche, pour la période antérieure au 15 avril 2015, la page écran présentée à l'intéressé comportait l'indication du nombre de points dont l'infraction entraînait le retrait mais non celle de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder. Dans ces conditions, pour les infractions antérieures à cette date, la signature du contrevenant ou la mention d'un refus de signer ne suffisent pas à établir la délivrance de l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Toutefois, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il résulte de l'instruction que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes. Par ailleurs, quelle que soit la date de l'infraction, la preuve de la délivrance des informations exigées par la loi peut également résulter de la circonstance que le contrevenant a acquitté l'amende forfaitaire ou l'amende forfaitaire majorée et qu'il n'a pu procéder à ce paiement qu'au moyen des documents nécessaires à cet effet, dont le modèle comporte l'ensemble des informations requises.
10. En l'espèce, il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. B, que l'infraction du 31 juillet 2012 a été relevée au moyen d'un procès-verbal électronique dématérialisé et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Il ressort des pièces produites par le ministre de l'intérieur que le requérant a signé le procès-verbal électronique relatif à cette infraction qui, conformément aux dispositions du II de l'article A. 37-27-2 mises en œuvre à compter du 15 avril 2015, précise que la contravention relevée entraîne retrait de points. Il résulte également des mentions " AF " portées sur le relevé d'information intégral que le requérant s'est acquitté des amendes forfaitaires correspondant à des infractions antérieures suffisamment récentes commises les 9 avril 2012 et 26 octobre 2011 et constatées par radar automatique, de sorte qu'il a nécessairement reçu les courriers du ministre chargé de l'intérieur l'invitant à s'acquitter de ces paiements. Le requérant ne justifie pas, à défaut de produire ces documents, qu'ils n'auraient pas comporté l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et notamment les informations relatives au traitement automatisé et à la composition pénale, dont la teneur et la portée sont indépendantes de la nature des infractions. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve que l'intéressé a bénéficié de l'ensemble des informations prévues par lesdites dispositions. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable concernant l'infraction commise le 31 juillet 2012 doit être écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction relatives aux décisions de retrait de points prises consécutivement aux infractions relevées les 26 octobre 2011, 31 juillet 2012, 9 octobre 2015, 12 février 2017, 17 avril 2019, 19 avril 2019, 23 mars 2019 et 9 juin 2019 doivent être rejetées.
12. Il ressort des pièces du dossier qu'en dépit de la réattribution des points retirés à la suite des infractions constatées les 9 avril 2012, 16 février 2015, 16 mai 2016, 10 août 2017 et 15août 2019 et de l'attribution de huit points consécutivement à des stages de récupération de points, le solde de points du permis de conduire de M. B reste nul. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de la décision 48 SI du 30 octobre 2020, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction qui s'y rapportent, ne peuvent qu'être rejetées.
13. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions que le requérant présente sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le ministre de l'intérieur n'a par ailleurs présenté aucune demande sur ce même fondement de sorte que les conclusions de la requête qui tendant au rejet d'une telle demande ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E:
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions constatées les 9 avril 2012, 16 février 2015,
16 mai 2016, 10 août 2017 et 15 août 2019 ainsi que sur les conclusions aux fins d'injonction s'y rapportant.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2022.
La présidente du tribunal,
C. CLa greffière,
L. Potin
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026