jeudi 29 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2101097 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre, JU |
| Avocat requérant | CABINET DE CAUMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 février 2021, M. B A, représenté par
Me de Caumont demande au tribunal :
1°) d'annuler les retraits de points relatifs aux infractions des 4 novembre 2014 à 16h35, 6 mars 2017 à 8h43, 28 avril 2018 à 14h22, 13 août 2020 à 7h30, 15 août 2020 à 18h08
et 28 septembre 2020 à 9h43 ;
2°) d'annuler la décision du 11 décembre 2020 référencée " 48 SI " par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la cessation de validité de son permis de conduire pour défaut de points ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son permis de conduire assorti des points illégalement retirés et de rétablir le capital de son permis de conduire, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article 761-1 du code de justice administrative ;
5°) de rejeter la demande de l'État présentée au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant retrait de points :
- les décisions de retrait de points ont été édictées au termes d'une procédure irrégulière, en raison de la non-délivrance de l'information prévue aux articles L.223-3 et R.233-3 du code de la route ;
- le tribunal doit être en mesure de vérifier que M. A a eu connaissance, par quelque moyen écrit que ce soit contresigné de sa main, à l'occasion des avis de contravention ou des procès-verbaux dressés lors des infractions en date des 4 novembre 2014, 6 mars 2017,
28 avril 2018, 15 août 2020, 28 septembre 2020 et 13 août 2020, de l'ensemble des informations préalables à chaque retrait points encouru ;
- l'ensemble des informations préalables telles que prescrites par les dispositions des articles L.223-3 et R.223-3 du code de la route n'ont pas été respectées pour les infractions en date des 4 novembre 2014, 6 mars 2017, 28 avril 2018, 15 août 2020, 28 septembre 2020
et 13 août 2020.
En ce qui concerne la décision portant invalidation du permis de conduire :
- les décisions de retrait de points étant illégales, la décision portant invalidation l'est également par la voie de l'exception d'illégalité.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 février 2021, le ministre de l'intérieur et de l'outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- l'information préalable prévue par les articles L.223-3 et R.233-3 du code de la route lui a été délivrée ;
- s'agissant des infractions commises les 6 mars 2017, 28 avril 2018 et 15 août 2020 constatées par radar automatique, la preuve de la délivrance de l'information préalable au requérant est établie par la mention sur son relevé d'information intégral du paiement de l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale ;
- s'agissant des infractions commises le 4 novembre 2014, 13 août 2020
et 28 septembre 2020 constatées par procès-verbal électronique, la preuve de la délivrance de l'information préalable est apportée par la mention sur le relevé d'information intégral du paiement de l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale ;
- la réalité des infractions reprochées est établie par les mentions " AF " figurant au relevé d'information intégral de M. A.
Par une ordonnance du 11 mars 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 11 juillet 2021 à 12 heures.
Par une lettre du 1er décembre 2022, le président de la formation de jugement a informé les parties, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises des 6 mars 2017 et 28 avril 2018 dès lors que ces points ont été restitués au requérant les 28 septembre 2017 et 14 novembre 2018, soit antérieurement à l'introduction de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Delmas, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, le rapport de M. C a été entendu.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, a commis une succession d'infractions au code de la route, notamment les 4 novembre 2014 à 16h35 (quatre points), 6 mars 2017 à 08h43 (un point), 28 avril 2018 à 14h22 (un point), 13 août 2020 à 07h30 (trois points), 15 août 2020 à 18h08 (un point)
et 28 septembre 2020 à 9h43 (quatre points). Par une décision référencée " 48 SI "
du 11 décembre 2020, le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, lui a interdit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis. Par la présente requête, M. A demande au Tribunal l'annulation des décisions portant retrait de points intervenues à la suite des infractions relevées les 4 novembre 2014, 6 mars 2017,
28 avril 2018, 13 août 2020, 15 août 2020 et 28 septembre 2020 à 9h43 (quatre points), ainsi que l'annulation de la décision référencée " 48SI " du 11 décembre 2020 portant invalidation de son permis de conduire.
Sur l'étendue du litige :
2. M. A demande l'annulation des décisions par lesquelles un point lui a été retiré de son permis de conduire consécutivement aux infractions commises le 6 mars 2017 sur le territoire de La Ville du Bois et le 28 avril 2018 sur le territoire de Choisy-le-Roi. Toutefois, il ressort du relevé d'information intégral édité le 24 février 2021 produit par le ministre de l'intérieur en défense que ces points ont été restitués à l'intéressé par l'effet du mécanisme de reconstitution automatique du solde de points le 28 septembre 2017 et le 14 novembre 2018. Ainsi, ces deux décisions de retrait de points en litige doivent être regardées comme étant retirées. Par suite, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre les décisions de retrait d'un point consécutives aux infractions commises les 6 mars 2017 et 28 avril 2018 sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction tendant à la restitution de ces points ne peuvent également qu'être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'annulation des décisions référencées " 48 " portant retrait de points :
3. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route: " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif. ".
4. Aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I.- Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L 223-1. II.- Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L.225-1 à L. 225-9. III.- Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le quatrième alinéa de l'article L 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction. Si le retrait de points lié à cette infraction n'aboutit pas à un nombre nul de points affectés au permis de conduire de l'auteur de l'infraction, celui-ci est informé par le ministre de l'intérieur par lettre simple du nombre de points retirés. Le ministre de l'intérieur constate et notifie à l'intéressé, dans les mêmes conditions, les reconstitutions de points obtenues en application des alinéas 1, 2 et 4 de l'article L 223-6. Si le retrait de points aboutit à un nombre nul de points affectés au permis de conduire, l'auteur de l'infraction est informé par le ministre de l'intérieur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception du nombre de points retirés. Cette lettre récapitule les précédents retraits ayant concouru au solde nul, prononce l'invalidation du permis de conduire et enjoint à l'intéressé de restituer celui-ci au préfet du département ou de la collectivité d'outre-mer de son lieu de résidence dans un délai de dix jours francs à compter de sa réception. " ;
5. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues auxdits articles L. 223-3 et R. 223-3, lesquelles constituent une garantie essentielle permettant à l'intéressé de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.
S'agissant de l'infraction constatée le 4 novembre 2014 par procès-verbal électronique et ayant fait l'objet d'une amende forfaitaire :
6. Les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment celles des articles A. 37-15 à A. 37-18 de ce code issues de l'arrêté du 13 mai 2011 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé, à une date postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
7. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral édité le 24 février 2021 relatif au permis de conduire de M. A que l'intéressé s'est acquitté le 25 novembre 2014, par un paiement différé, de l'amende forfaitaire afférente à l'infraction commise le 4 novembre 2014, laquelle a été relevée par procès-verbal électronique. Il s'en infère que M. A a nécessairement reçu à son domicile l'avis de contravention afférent à cette infraction. Dans ces conditions, alors que l'intéressé n'a pas produit cet avis ni par conséquent démontré son caractère éventuellement inexact ou incomplet, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve qu'elle a satisfait à son obligation d'information préalable. Par suite, le moyen tiré de l'absence de ces informations doit être écarté.
S'agissant des infractions constatées les 28 septembre 2020 et 13 août 2020 par procès-verbal électronique et ayant fait l'objet d'une amende forfaitaire :
8. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. A que l'intéressé s'est acquitté par un paiement différé de l'amende forfaitaire afférente aux infractions commises les 28 septembre 2020 et 13 août 2020, lesquelles ont été relevées par procès-verbal électronique. Il s'en infère que M. A a nécessairement reçu à son domicile les avis de contravention afférents à ces infractions. Dans ces conditions, alors que l'intéressé n'a pas produit ces avis ni par conséquent démontré leur caractère éventuellement inexact ou incomplet, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve qu'elle a satisfait à son obligation d'information préalable. Par suite, le moyen tiré de l'absence de ces informations doit être écarté.
S'agissant des infractions constatées le 15 août 2020 par radar automatique et ayant fait l'objet d'une amende forfaitaire :
9. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral concernant la situation de
M. A que ce dernier s'est acquitté d'une amende forfaitaire correspondant à une infraction d'excès de vitesse commise le 15 août 2020 et constatée par un radar automatique. Ainsi, le requérant a nécessairement reçu le courrier du ministre de l'intérieur l'invitant à s'acquitter de ce paiement. En outre, M. A n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le moyen tiré de l'absence de ces informations doit être écarté.
10. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions référencées 48 portant retrait de points consécutivement aux infractions relevées les 4 novembre 2014, 13 août 2020, 15 août 2020 et 28 septembre 2020.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision référencée " 48 SI " portant invalidation du permis de conduire :
11. Pour constater la perte de validité du permis de conduire de M. A pour solde de points nul, le ministre de l'intérieur s'est fondé sur ce que l'intéressé avait commis six infractions les 4 novembre 2014 à 16h35 (quatre points), 6 mars 2017 à 08h43 (un point), 28 avril 2018 à 14h22 (un point), 13 août 2020 à 07h30 (trois points), 15 août 2020 à 18h08 (un point),
et 28 septembre 2020 à 9h43 (quatre points), pour un total de quatorze points. Toutefois, et ainsi qu'il a été dit au point 2. du présent jugement, les deux décisions portant retrait d'un point relatives aux infractions relevées les 6 mars 2017 et 28 avril 2018 ont été retirées et les deux points ont été réattribués au requérant. Cependant, ainsi qu'il a été énoncé au point 10. du présent jugement, aucune des quatre autres décisions référencées " 48 " n'a été annulée en raison de son illégalité, et aucun autre point n'a été restitué au requérant. Par suite, à la date de la décision en litige, le solde de points afférent au permis de conduire du requérant était bien nul. Dès lors le ministre de l'intérieur ne pouvait légalement que constater la perte de validité du titre de conduite de M. A.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision référencée " 48 SI " du 11 décembre 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, lui a interdit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de
M. A, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par l'intéressé doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser à M. A la somme de 2 000 euros qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2022.
Le magistrat désigné,
S. C
La greffière,
S. SCHILDER
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2101097
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026