jeudi 23 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2101254 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET PEYRICAL & SABATTIER ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 février 2021 et le 4 août 2023, M. B A, représenté par Me Lerat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'avis de somme à payer du 16 novembre 2020 émis à son encontre par le maire de Chessy pour avoir paiement de la somme de 800 euros, au titre du loyer du mois de novembre 2020 pour l'occupation d'un logement pris à bail par l'intéressé ;
2°) de le décharger de l'obligation de payer la somme de 800 euros ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Chessy le versement de la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mai 2021, présenté par Me Sabatier, la commune de Chessy, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête et de mettre à la charge de M. A le versement de la somme de 1 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Il résulte de l'instruction que M. A, agent de la police municipale de la commune de Chessy, a pris à bail un logement sis 24 bis rue Charles de Gaulle à Chessy, dont il est constant qu'il relève du domaine privé de cette commune, par un contrat de bail conclu le 5 septembre 2011, prévoyant un loyer mensuel de 500 euros. M. A ayant été muté dans les cadres de la commune de Noisiel à compter du 1er juillet 2020, les parties ont conclu, le 19 août 2020, un avenant à ce contrat de bail, prévoyant une réévaluation du loyer mensuel à 800 euros. M. A s'étant abstenu de s'acquitter de ce montant, le 16 novembre 2020, le maire de Chessy émis à son encontre un avis des sommes à payer pour avoir paiement de la somme de 800 euros, au titre du loyer du mois de novembre 2020. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet avis des sommes à payer et la décharge de l'obligation de payer la somme de 800 euros.
3. Il résulte des constatations opérées au point précédent que le contrat de bail conclu entre les parties concerne un logement dont il est constant qu'il relève du domaine privé de la commune de Chessy. Il résulte, en outre, de l'instruction que ce contrat ne comporte aucune clause exorbitante du droit commun. Par suite, le litige né de l'exécution de cette convention de bail, qui constitue un contrat de droit privé, ne ressortit manifestement pas à la compétence de la juridiction administrative. Il s'ensuit que la requête peut être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître, par application du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A le versement à la commune de Chessy de la somme de 1 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : M. A versera à la commune de Chessy la somme de 1 000 (mille) euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la commune de Chessy.
Fait à Melun, le 23 janvier 2025.
La présidente de la 5ème chambre,
I. BILLANDON
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026